Catégories
Informations Nouveautés

Peugeot 408

BMW X6 SUV coupé

Qui l’eut cru, à la présentation et à la commercialisation du premier BMW X6 que cette carrosserie, il faut le dire, peu élégante du SUV bavarois de 2006 que disposer d’un SUV coupé dans sa gamme allait devenir la norme pour monter en gamme ? Qui ? Personne, nous sommes bien d’accord. Jeremy Clarkson, de Top Gear UK, lors de l’essai du X6 premier du nom, en était venu à cette conclusion : il est impossible que cela se vende dans le contexte actuel. A l’époque, la crise des subprimes faisait rage, et le X6 n’était clairement pas donné… Mais BMW y a cru dur comme fer, et cela a payé. Aujourd’hui, le X6 vit paisiblement sa 3ème génération quand les concurrents ont sorti leurs premières qu’il n’y a peu de temps. Et les généralistes aussi se sont intéressés à ce concept. Ces marques voient d’un bon œil la rentabilité, et ont voulu leur part du gâteau. Ainsi naissait le Renault Arkana en Russie en 2018, puis en 2020. Depuis sa commercialisation en mars 2021, près de 18.000 Arkana ont été vendus, rien qu’en France, et pas pendant une année ni normale ni entière. Un joli score pour un véhicule proposé à partir de 30.000€… Alors, Peugeot veut aussi la part du Lion…

3 quart dessus Peugeot 408

Aussitôt dit aussitôt fait. La Peugeot 408, que nous n’avons pas beaucoup surpris sur la route, nous arrive cette semaine. Sans surprise, il adopte une silhouette dynamique avec ce profil fastback, avec cette vitre arrière inclinée. C’est exactement ce qui fait le charme de ce type de véhicule. D’ailleurs, Peugeot vise justement des personnes à la recherche d’une ligne originale, plutôt que celle, plus basique d’un SUV compact. La 408 se positionne donc à mi-chemin de la berline, par sa nomenclature à simple zéro et sa ligne de berline coupé, et du SUV, par ses proportions, ses codes stylistiques. Une chose est sûre, Peugeot a une fois de plus mis à contribution ses designers pour créer un SUV qui ne laisse pas indifférent. La calandre, couleur carrosserie, arbore fièrement le nouvel écusson de la marque. Les lignes sont acérées, et sont presque trop nombreuses, en comparaison avec un Arkana très pure, conventionnel. Mais, jusqu’ici, c’est ce qui plaît aux clients de Peugeot. On retrouve les codes des SUV, avec les grosses roues, de 17 à 20 pouces, les protections noires qui ajoutent du dynamisme à la voiture. Peugeot a voulu faire de sa 408 un modèle d’efficience. C’est pourquoi, dans la continuité du toit et au-dessus de la vitre arrière, nous distinguons deux éléments aux extrémités, guidant l’air. Chez Peugeot, ils appellent cela des « oreilles de chat ». Qu’importe le nom, pourvu que cela fonctionne.

Intérieur Peugeot 408

A l’intérieur, les habitués des dernières réalisations Peugeot ne seront pas dépaysés. Le Peugeot I-Cockpit est de la partie dans son ultime génération. Derrière le petit volant, chauffant en option, une dalle numérique de 10 pouces transmet les informations principales, la vitesse, le rapport engagé, le mode de conduite… Avec la finition GT Line, la plus haute, cet écran projette les informations en 3D. Le reste de la planche de bord a été dessiné en fonction de l’architecture « high vent » des aérateurs. Ces derniers sont disposés en hauteur de la planche de bord de manière à injecter de l’air aux passagers avant directement vers leurs visages, pour leur garantir un confort thermique optimal. Conséquence de cette architecture d’aération, l’écran central de 10 pouces est positionné plus bas, et toujours suffisamment orienté vers le conducteur sans en exclure le passager, dixit la marque. On verra en réalité ce qu’il en est. Un combiné digital incliné vers le haut dispose de plusieurs I-Toggles, qui remplacent les boutons physiques existants jusqu’alors, et configurables à l’envi. Ainsi, d’un appui sur une des fonctions, comme le chauffage, et l’écran tactile central affiche le menu chauffage. Pour ce qui est de la navigation, Peugeot fait confiance à la marque française TomTom. Les mises à jour des systèmes, de navigation mais aussi du I-Cockpit, se feront « over the air », c’est-à-dire grâce aux multiples antennes relais que la voiture rencontrera en roulant.

Tableau de bord Peugeot 408

D’un point de vue de la vie à bord, la 408 ne semble pas mal accueillir ses occupants. A l’avant, les sièges sont réglables électriquement, en option, et peuvent être massant et chauffants. Ils ont même reçu le label AGR, Aktion für Gesunder Rücken. Il s’agit d’une agence allemande – vu le nom, on s’en serait douter – délivrant des labels pour affirmer d’un bon maintien, d’un bon accueil des occupants par les sièges. Que ce soit pour le dos ou pour l’ergonomie. A l’arrière, malgré la silhouette fastback, l’accueil semble généreux même si, là encore, on attendra d’en avoir un sous nos yeux pour en juger. D’une longueur totale de 4,69 mètres, et logé sur un empattement de 2,79 mètres, la 408 promet un espace aux genoux de 188mm à l’arrière. Cela dit, la marque ne nous dit pas la position du siège avant lors de cette mesure… La banquette dénombre 3 ceintures et est rabattable, en 60/40.

Hayon automatique Peugeot 408

Le système d’info-divertissement peut compter jusqu’à 8 profils différents et connecter 2 téléphones en Bluetooth®. En bon véhicule destiné à la fois aux familles et aux célibataires connectés, l’habitacle de la 408 est à la pointe de la technologie. On compte quatre ports USB-C, deux à l’avant, autant à l’arrière, un espace de charge à induction à l’avant. Le système audio est confié à l’équipementier français Focal®, qui propose dix haut-parleurs dans toute la voiture. De plus, les vitres sont épaissies pour garantir un confort acoustique extrême aux occupants. Les espaces de rangements sont également nombreux, avec jusqu’à 33 litres de rangements dans l’habitacle. Quant au coffre, on parle d’un espace allant de 536 à 1611 litres de coffre une fois la banquette rabattue. Dimensions auxquelles s’ajoutent 36 litres sous le tapis de coffre, uniquement pour la version thermique.

Face avant Peugeot 408

Une fois de plus, la technologie s’invite dans la proposition de la voiture. De série, la 408 est livrée avec 6 caméras et 9 radars, discrètement positionnés, comme dans le logo du lion à l’avant. Ces radars et caméras contribuent au fonctionnement des programmes du Pack Drive Assist. Ce dernier comprend, entre autres, le régulateur de vitesse adaptatif, la vision de nuit, les radars d’angles morts longue portée (jusqu’à 75 mètres), l’alerte arrière de trafic lors de marche arrière, la caméra de recul 180°, le freinage d’urgence, l’alerte de franchissement de ligne involontaire, l’alerte d’attention du conducteur, la reconnaissance des panneaux… Mais ce n’est pas tout, car un Pack Drive Assist 2.0 est disponible en option promettant un nouveau pas franchi pour la conduite autonome. Il contient le changement de voie semi-automatique et la préconisation anticipée de la vitesse. De mon point de vue, tout cela nous infantilise, mais malheureusement je ne fais ni les lois ni les voitures… Heureusement, on peut compter sur les ingénieurs châssis de Peugeot, dont l’équipe de la future Hypercar 9X8, qui a travaillé sur le projet de la 408 pour nous garantir un excellent toucher de route.

Flanc Peugeot 408 branché

Au rayon des motorisations, vous avez pu lire plus haut qu’elle était disponible en version thermique. Seul un moteur thermique est proposé, pour l’instant et on ne sait pas encore s’il en existera d’autres dans l’avenir. Il s’agit du PureTech 3 cylindres 1.2 de 130 chevaux. Peut-être un peu léger pour un véhicule de ce gabarit, dont la sportivité extérieure est avérée et vantée. Le poids n’aide pas non plus, malgré le soin apporté à la réalisation de la voiture et le maître-mot efficience, on parle d’une masse minimale à hauteur de 1396 kg. Par chance, le PureTech devrait être peu gourmand. Les motorisations les plus vendues seront, sans aucun doute, les hybrides rechargeables. Deux échelles de puissance sont proposées, 180 et 225 chevaux. Le 180 chevaux hérite d’un moteur PureTech de 150 chevaux et le 225 d’un thermique de 180 chevaux. Ces deux moteurs bénéficieront de la même batterie de 81 kW. Quoiqu’il arrive, thermique ou hybride, la 408 reste une traction et reçoit une boîte automatique à 8 rapports, l’EAT8, garantissant une efficience certaine, puisque le terme est contenu dans son nom (EAT8 signifie Efficient Automatic Transmission 8 rapports). Une version 100% électrique arrivera dans quelques mois.

Logo Peugeot 408

La 408 sera disponible en 6 teintes extérieures, dont deux inédites, le Bleu Obsession de présentation et le Gris Titane. Le Gris Artense sera seulement disponible en finition Allure. Enfin, les trois dernières, le Rouge Elixir, le Blanc Nacré et le Noir Perla Nera. Les 408 Européennes seront produites en France dans l’usine de Mulhouse. Pour le reste, elles seront assemblées dans l’usine de Changdu en Chine.  

Catégories
Informations Nouveautés

Peugeot 9X8

Il faut avouer qu’en cette période plutôt morose, certaines nouvelles sont meilleures que d’autres et nous permettent de nous faire esquisser un rictus. Cette voiture fait partie de cette catégorie de nouvelles. Et il s’agit d’une Française, une Peugeot pour être exact. Ou plutôt devrais-je dire, LA Peugeot. Car, c’est elle qui nous représentera dans le championnat d’Endurance, et ce dès l’année prochaine. Alors, roulement de tambours… voilà la Peugeot 9X8.

9X8, est-ce une équation ? Est-ce un calcul que la marque nous laisse faire pour elle ? Dans ce cas, mes années d’enseignement obligatoire me permettent de donner une réponse 9×8 = 72. 72 ? Le département de la Sarthe ? En effet, Peugeot a un certain passif avec les épreuves d’Endurance, notamment les 24h du Mans, qu’elle a gagnée en 1992 et 1993 avec la 905 et en 2009 avec la 908 HDi. Le chiffre des centaines, le 9, symbolise les prototypes de course de la marque. Le X revendique la technologie quatre roues motrices et hybride. Le chiffre 8 des unités signifie que la voiture fait partie de la dernière famille de Peugeot, la famille des 8, comme les dernières 208, 308, 508, etc. Refermons cette parenthèse nominale pour nous intéresser au modèle que ce nom désigne.

Outside the box

Eh bien, pour une surprise, en voilà une qui est bonne. Déjà avec les différentes photos des teasers, nous savions que l’Hypercar au Lion arborerait ces phares en forme de griffes de félin. Comme le nez au milieu de la figure se voit, le nouveau logo de la marque se voit excessivement bien. Et, entre les phares et le logo, des entrées d’air pour plaquer la voiture au sol, pour refroidir les systèmes. Mais Peugeot n’en oublie pas le style, avec ces différents rappels des calandres des voitures civilisées, ces stalagmites et ces stalactites de fibre de carbone qui montent ou tombent de la carrosserie. Voiture de course oblige, le travail aérodynamique est poussé à son paroxysme. Rien, absolument rien, n’est laissé au hasard.

Forcément, un spoiler à l’avant court sur toute la largeur de la voiture, c’est-à-dire 2 mètres et 8 centimètres. Au cas où on n’aurait pas reconnu tous les éléments stylistiques propres à la marque française, Peugeot est écrit en gros sur cet appendice. Regardez attentivement ses extrémités. Elles reprennent le dessin des « extracteurs d’air » de la 508 PSE, ceux dont Peugeot avait travaillé dur pour obtenir le droit de les homologuer sur route. Ou bien est-ce la 508 PSE qui s’est inspirée de la 9X8 ? La question reste en suspens… Comme les roues, elles aussi suspendues. Autour d’elles, des pneus d’origine Michelin, le manufacturier français étant le fournisseur officiel du championnat d’Endurance. Et au-dessus, la carrosserie de la voiture.
L’allure générale s’apparente fortement à une LMP1 des années précédentes, mais la Peugeot paraît plus agressive encore. Puisque cette dernière a le droit de s’affranchir de certaines règles, ce que nous verrons un peu plus tard. La voiture est large – 2 mètres et 8 centimètres – elle est longue – 5 mètres tout pile – mais très basse – 1 mètre et 18 centimètres. Pourtant, même si ce n’est pas si étonnant que ça, le cockpit est exigu. Très exigu. Nous le verrons également plus en détail plus tard.

La marque dit que les designers se sont inspirés des félins pour dessiner cette voiture, notamment avec le cockpit, qu’ils disent très incliné. Cela s’apparente à la manière dont les félins chassent leurs proies, tapis dans l’ombre des fougères, puis sautent sur leurs nourritures. La 9X8 a la même volonté : chasser sur les terres des autres hypercars du championnat, que sont les Toyota et SCG. Mais la Peugeot arbore des lignes plus inattendues que les autres, puisqu’elle… n’a pas d’aileron arrière.
Elle a bien un aileron dorsal, comme les prototypes les plus fous de la planète Terre, mais pas d’aileron massif comme une Aston Martin Vulcan par exemple. Cette décision s’explique par la présence d’appendices aérodynamiques un peu partout sur la voiture pour créer de l’appui, ce qui la dispenserais d’une planche disgracieuse sur la partie arrière. Parmi ces appendices, des éléments horizontaux qui sortent des passages de roues et qui se finissent… qui ne se finissent nulle part, si ce n’est dans le vide. Une ceinture à l’arrière apporte aussi un appui aérodynamique, en améliorant la traînée, comme une McLaren F1 GTR d’antan. Les deux extrémités de cette ceinture sont verticales, et améliorent encore l’appui.

Aérodynamiquement parlant, la 9X8 pourrait être une très bonne base d’étude pour les étudiants dans ce domaine. L’ADN Peugeot est aussi présent à l’arrière avec les griffes et l’agressivité est de mise. Nous pouvons aussi voir, par ci par là, des touches de vert Kryptonite, la couleur du badge PSE. Une couleur qui s’explique par les décisions techniques de la marque.

Inside the box

Le règlement du WEC n’oblige pas la motorisation hybride, préférant laisser le choix aux constructeurs et aux indépendants, qui peuvent craindre le prix que peut coûter une telle motorisation et les faibles retombées qu’elles peuvent avoir. Peugeot qui, désormais, a les reins plutôt solides, encore plus depuis sa fusion avec le groupe FCA, a choisi l’hybridation. A l’arrière siègera, sûrement plus confortablement que le pilote, une machine de 680 chevaux. Cette puissance est obtenue grâce à un V6 biturbo de 2,6 litres de cylindrée. Il est associé à un moteur électrique de 272 chevaux. Cela dit, il n’est pas toujours possible d’additionner chevaux thermiques et électriques, au même titre qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes.

Ainsi, il y a peu de chance pour que la 9X8 dispose de 952 chevaux tout le temps, mais la motorisation électrique peut être utilisée comme un « boost » en sortie de virage par exemple. Le temps que le moteur thermique monte dans les tours, l’électrique propulsera déjà la voiture à des allures inavouables. On sait alors que la voiture sera une quatre roues motrices, pas tout le temps, mais très souvent. Ce qui nous assure un dynamisme à couper le souffle.
L’empattement de la 9X8 est supérieur à 3 mètres, ce qui laisse un mètre de porte-à-faux avant et arrière chacun. Un tel empattement gagera une excellente stabilité à haute vitesse et dans les virages, mais ne sera pas au bénéfice de la maniabilité dans les portions étroites où, au contraire, un empattement court est préférable. Nous ne savons pas si elle dispose, ou non, des quatre roues directrices. Si oui, alors l’empattement pourrait être diminué virtuellement, avec une entrée en virage plus rapide que sans cette technologie.

Toujours est-il que la 9X8 semble déjà prête, tant stylistiquement que techniquement, à prendre la piste. Des essais sont prévus en fin d’année 2021 pour les pilotes qui auront la chance de tourner avec elle, notamment lors des 24h du Mans, mais pas uniquement. Ces pilotes sont plutôt chevronnés. Il y a Kevin Magnussen, l’ex-pilote de l’écurie Haas F1 Team, Jean-Eric Vergne, ancien pilote de F1 et aussi champion de Formula E, Paul Di Resta, Loïc Duval, Mikkel Jensen, Gustavo Menezes et James Rossiter.

Tous sont d’accord pour dire que la voiture est parfaite, qu’ils ont hâte de la piloter – moi aussi j’aimerais beaucoup – et qu’elle semble prête à prendre la piste. Eux, auront la chance de s’installer dans le cockpit de la voiture française la plus puissante jusqu’ici – si on excepte les Bugatti. Un cockpit que nous pourrions qualifier de coloré. Un parti pris intéressant. Sur ces photos, nous pouvons voir la structure de la voiture, intégralement en fibre de carbone du châssis au toit, et même le « tunnel central » est construit avec le même matériau.

Le siège ? On n’a pas l’impression qu’il y en ait un véritablement. Le pilote devra s’installer, ou plutôt se laisser glisser dans un espace qui semble lui être réservé, un espace creusé pour qu’il soit dans une position presque couchée, pour limiter le plus la garde au toit et donc limiter la hauteur de celui-ci, et donc améliorer l’aérodynamisme. Il sera attaché, il vaut mieux, par un harnais six points. Au bout de ses pieds, il aura deux pédales, tandis que ses mains auront devant elles un volant reprenant peu ou prou le dessin de celui des Peugeot de route. Bien évidemment, la climatisation est présente, puisqu’obligatoire depuis l’été 2003 et la canicule que la planète a connue.

La compétition d’Endurance est morose en ce moment, avec seulement deux hypercars – SCG et Toyota – et les 24h du Mans qui sont perpétuellement repoussées. Porsche a annoncé son arrivée dans l’horizon 2024, BMW ne dit pas non, Mercedes non plus, mais Peugeot les devance, tous autant qu’ils sont. La course démarre donc bien. Le plus fou ? C’est qu’une Hypercar de route devrait arriver bientôt, pour l’homologation en Endurance. Cela voudrait dire qu’une Peugeot, une voiture française, de plus de 680 chevaux va bientôt arriver !

Catégories
Nouveautés

Peugeot 308 III

Plein de caractère, voilà comment résumer ce nouveau modèle. La barre led courant le long du phare pour aller au parechoc, communément appelé croc, préfigurée par le concept Instinct de 2017, est devenue une signature lumineuse identitaire des Peugeot avec l’arrivée des 208 et 2008, puis de la 508. Le duo 3008-5008 copie ses sœurs depuis cette année. La 308 adopte, naturellement, les deux crocs elle aussi. Les phares semblent avoir été redessinés, tout en gardant une ligne presqu’identique à ceux d’une 508. Les phares convergent vers la calandre, inédite. Alliant les contours d’une 308 de deuxième génération avec les touches de chrome de la dernière 208, cette nouvelle calandre attire l’œil comme un aimant le métal. D’abord plutôt espacés autour des contours, plus les pointes de chromes rejoignent le centre, plus elles sont rapprochées, pour atteindre le nouveau logo. De fait, l’œil est attiré instinctivement vers ce logo.

La ligne du profil demeure identique à la précédente, excepté le capot moteur rallongé de quelques millimètres. De fait, le profil me fait penser à celui d’une BMW Série 1 F21, qui avait un aussi grand capot pour y loger au chausse-pied un 6 en ligne. Derrière les roues, le nouveau logo de la marque. On sent qu’avec la nouvelle 308 Peugeot joue gros, mais ils y mettent les formes. Au total, la 308 s’est allongée de 11 centimètres, dont la moitié a été au bénéfice de l’empattement. Allongée, mais pas agrandit, au contraire, puisqu’elle perd deux centimètres en hauteur. Le total des équations mène à un résultat de bon augure : 4,36m de long, 1,44m de haut, 1,85m de largeur hors rétroviseurs. Ces mesures demeurent dans la fourchette basse du segment. Ainsi, le stationnement dans les parkings de centre-ville en créneau sera plutôt chose aisée, surtout avec toutes les aides dont nous parleront plus tard. Continuons notre tour de véhicule, pour nous arrêter à l’arrière.

Le bandeau noir qui relie les deux feux, nous le retrouvons déjà sur les précédents véhicules de la marque. Sur la 308, il est encore une fois inédit, avec une bande très étroite par rapport à celle d’une 508. Les feux n’ont jamais été vus auparavant également, avec un soin minutieux à l’intérieur des vitres. Ce bandeau noir, très haut perché, donne à la 308 un look presque de baroudeur. En dessous, le nouveau blason. Et encore plus bas, la ligne du coffre.

En l’ouvrant, nous nous retrouvons devant un espace de 412 litres, en configuration 5 places. A titre de comparaison, une Renault Mégane, sa rivale, propose 28 litres de moins. Et si l’envie vous prend de baisser la banquette arrière, séparée en 2/3-1/3, vous disposerez alors de 1323 litres. Vous pourrez en rentrez des bouteilles ! Mais, nous sommes d’accord pour dire qu’une 308 se doit de pouvoir transporter d’un point A à un point B plusieurs personnes, dont par exemple des enfants sur la banquette arrière. L’empattement ayant été majoré de 5,5 cm, ceux-ci seront heureux d’apprendre que l’espace aux jambes s’est amélioré. Au milieu de la banquette, la cinquième place qui peut se muer en trappe à ski, et propose dès lors un accoudoir et deux portes gobelets aux passagers. De plus, avec la finition Allure, ces derniers bénéficieront de ports USB-C. Un luxe que toutes ses concurrentes ne proposent pas. Si l’on change de siège et que l’on va s’assoir à la place la plus intéressante, c’est-à-dire derrière le volant, nous remarquerons un tout nouvel habitacle.

Il faut que tout change pour que rien ne change dit la formule. Ici, Peugeot a voulu le changement, et c’est maintenant. Le volant perd une branche, et ne dispose ainsi que de deux seules horizontales. L’ergonomie n’en est que meilleure, puisque le conducteur pourra aisément, à l’aide de ses pouces, appuyer sur les différents boutons et basculer les molettes. Derrière le volant, le système i-Cockpit, déjà vu dans les précédentes 508 et 3008, devient un système en 3 dimensions dès la finition Allure. Sinon, il demeure un écran de 10 pouces, une taille amplement suffisante. L’affichage tête haute est lui aussi de la partie. Quant à l’écran central, il est également inédit. D’une taille identique au i-Cockpit, de 10 pouces donc, il est placé un petit peu en dessous de celui-ci pour qu’il tombe plus facilement sous la main. Ainsi, il ne gêne pas la vision. De plus, il est légèrement incliné vers le conducteur. La marque affirme tout de même qu’il ne l’est pas trop pour ne pas exclure le passager à la place du mort. De fait, si passager il y a, ce dernier pourra taper plus facilement les destinations que le conducteur.

Toujours avec la finition Allure, vous aurez juste en dessous de cet écran une inédite barre de touches digitales. Baptisée i-toggle, cette barre concentre tous les systèmes de chauffage et de climatisation. La marque se targue d’être la seule à proposer cette technologie sur le segment des berlines compactes, et elle a bien raison. Si vous ne choisissez pas la finition Allure, vous aurez des molettes à la place de l’i-toggle. Encore en dessous, les touches « piano », introduite avec la 508. Continuons de baisser les yeux, pour relooker le tunnel de transmission. Vous avez le choix entre la boîte à poigne et l’automatique, à respectivement 6 et 8 rapports. Ensuite, vous avez les modes de conduite, électrique, hybride – si vous prenez la motorisation hybride – éco, normal et sport. En somme, rien de bien différent des concurrentes. L’ambiance à bord promet d’être bonne avec la couleur d’ambiance pouvant être choisie dans un panel de 8 couleurs, un accueil dans un habitacle bien fini, des espaces de rangement d’un volume total de 34 litres, entre autres.

La 308 entretient depuis quelques années de bonnes relations avec l’entreprise Focal, pour le son à l’intérieur de la voiture. Avec 8 hauts parleurs d’aussi bonne qualité, écouter du Pavarotti n’aura jamais été une si bonne idée. Le système GPS est fourni par Tom Tom. Quant à la connectivité, elle promet beaucoup. La marque promet que l’écran réagit aussi vite qu’une tablette tactile. La navigation peut se faire par la voix, il suffit de dire « OK Peugeot » et le système d’intelligence artificielle vous écoutera. Par bluetooth, vous pourrez connecter jusqu’à deux appareils. En termes d’aides à la conduite, la 308 est dans l’air du temps.

Elle embarque le Drive Assist 2.0 qui ajoute 3 nouvelles fonctionnalités. Au régulateur Stop and Go – uniquement compatible avec la boîte auto – et à l’aide au maintien dans la voie, il ajoute le changement de voie semi-automatique, proposant au conducteur de doubler la voiture devant lui et ce de 70 à 180 km/h. Il ajoute aussi le système de préconisation de la vitesse, selon les panneaux de signalisation. Troisième et dernière nouvelle fonctionnalité, un système adaptant la vitesse en courbe, jusqu’à 180 km/h. Devons-nous rappeler qu’en France la vitesse est limitée à 130 ?

Son nouveau look, ses nouvelles fonctionnalités liés au travail désormais célèbre des metteurs au point Peugeot, la nouvelle 308 promet de faire des merveilles. Gage aux concurrents de se mettre au niveau. La désormais ancienne Peugeot 308 avait gagné 42 prix internationaux, dont celui de meilleure voiture de l’année en 2013. Souhaitons à cette nouvelle 308 le même sort, si ce n’est mieux ! 

Sources : Peugeot

Catégories
Informations

PSA + FCA = Stellantis

FCA, Fiat Chrysler Automobile, un groupe bien connu qui détient de nombreux constructeurs plus ou moins prestigieux. Fiat naît en 1899 de la volonté de Giovanni Agnelli, qui créé cette année-là la Tipo A. Puis, plus tard, en 1928, Fiat décide d’exporter ses modèles dans les pays voisins, via la SAFAF, Société Anonyme Française d’Automobiles Fiat, qui deviendra Simca en 1935, ou via SEAT en Espagne. Par la suite, ces deux marques ont pris leur indépendance, Simca est morte et SEAT appartient à Volkswagen. Après les guerres, l’Italie n’est pas au mieux de sa forme. Pourtant, côté automobile, le pays se redresse bien. Les meilleurs carrossiers font les plus belles carrosseries, les meilleurs pilotes gagnent des courses et de prestigieuses marques s’annoncent.
En 1947, Enzo Ferrari, alors pilote pour Alfa Roméo avant la guerre, décide de se lancer dans les voitures de course, puis des voitures de course pour la route. Qu’importe le prix, pourvu qu’il y ait la performance. Noble chose que de vouloir mettre des mille et des cent dans la conception de voitures extrêmes, et donc hors de prix, mais faut-il pouvoir rentabiliser… 1964, le couperet tombe, Ferrari déclare être mal, financièrement parlant. De l’autre côté de l’Atlantique, Ford s’intéresse au marché européen et se dit intéressé pour le rachat de Ferrari, pour avoir une bonne publicité sur le Vieux Continent. Mais par un petit coup en douce, c’est la famille Agnelli, et donc Fiat, qui rachète Ferrari. Ford, vexé, sort la Ford GT40 et vous connaissez la suite. Fiat détient alors Ferrari. Mais la soif de fortune de Fiat ne s’arrête pas là. Lancia, à la peine, rentre dans le groupe Fiat en 1969. 2 ans plus tard, c’est Abarth qui arrive. En 1986, Alfa Roméo rentre dans le groupe, puis Maserati l’année suivante.
Bond dans le temps, nous voici au 21ème siècle, en 2009 plus précisément. Voilà environ 2 ans que la crise économique et financière appelée crise des subprimes sévit dans le monde entier. Il n’y a donc pas que les banques américaines qui appellent à l’aide, mais c’est véritablement toutes les entreprises et sociétés, qu’importe le type de services ou de biens qu’ils proposent, qui sont en difficulté. Et les marques automobiles ne sont donc pas en reste. Chrysler, dans la tourmente, est approché par Renault-Nissan, alors qu’ils sont en alliance avec Daimler. Mais c’est finalement Fiat qui s’octroie 20% du capital de la marque américaine dès 2009. Petit à petit, Fiat apporte du capital, pour détenir en 2014 100% du capital de Chrysler. Fiat Group Automobile devient dès lors Fiat Chrysler Automobile. Par cette fusion, le groupe FCA détient alors 11 marques automobiles : Fiat, Abarth, Lancia, Ferrari, Maserati, Alfa Roméo, déjà détenus par Fiat auparavant, viennent s’ajouter Dodge, Chrysler, Ram, SRT, Jeep. En 2015, le groupe se sépare de Ferrari, tout en gardant une petite part de capital.

De l’autre côté des Alpes, nous sommes là, nous, les Français, avec nos baguettes de pain, nos viennoiseries etc. Et avec nos marques automobiles. Beaucoup ont disparu depuis la Seconde Guerre mondiale, mais il en reste encore une poignée, séparées en deux groupes : l’Alliance Renault-Nissan et PSA. PSA, encore un acronyme ! Pour Peugeot Société Anonyme. C’est en 1976 que deux marques françaises s’unissent : Peugeot et Citroën. Les ventes n’excellent pas forcément, donc les deux marques décident de se former en groupe. Puis, ils rachètent Simca en 1978, qui devient Talbot, qui meurt en 1983. Bond dans le temps, nous voilà en 2014, et la ligne de luxe de Citroën devient une marque à part entière : DS prend son envol. Exit les logos Citröen des DS3, DS4 et DS5 d’alors. En 2017, la marque présentera son premier vrai modèle 100% DS, la DS7 Crossback… un SUV. L’année suivante, deux nouvelles marques entrent dans le groupe français. Enfin, deux nouvelles marques, oui et non. Elles disposent bel et bien de deux logos différents mais il s’agit des mêmes voitures. Trêve de tergiversation, les deux nouvelles entités à faire leur entrée en 2017 chez PSA sont Opel et Vauxhall. Elles appartenaient à General Motors depuis 1929. Les Vauxhall, pour ceux qui ne le savaient pas, étaient en fait des Opel rebadgées pour la Grande-Bretagne. De seulement deux marques, PSA en compte désormais 5. Mais ça, c’était avant. Parce que depuis la signature de contrats multiples, FCA + PSA = Stellantis.

Alors que va-t-il se passer dans les années à venir ? Parmi les choses absolument certaines, du côté italien, Jeep conservera son marché de 4×4 véritables et autres SUV, tous avec de réelles capacités en tout-terrain, mais abordera plus massivement le virage de l’électrification. Sur ce plan, les Français pourront leur venir en aide, avec les plateformes et les connaissances développées grâce aux e-208, Corsa-e et autres.

Chez Maserati, on continuera dans l’ultra-luxe et sportif, avec l’arrivée de la MC20 d’ici le printemps, avec ses variantes hybride et 100% électrique, avec l’arrivée aussi de la nouvelle GranTurismo, sûrement basée sur le concept Alfieri de 2014. Le Levante continuera sa route pendant encore quelques années, tandis que les Ghibli et Quattroporte vieillissent de plus en plus, et seront remplacées dans les années à venir. Toutes bénéficieront de motorisations hybrides voire électriques, au grand dam des passionnés.

Abarth conservera son cap aussi, avec la nouvelle 500, et probablement l’ajout d’un petit moteur électrique pour favoriser les relances.
Fiat compte sûrement rester dans son marché qui lui réussit si bien, le low-cost, malgré la nouvelle 500 qui se paye au prix fort. Mais deux marques au passé prestigieux en compétition existent encore dans le groupe : Lancia et Alfa Roméo. Les ventes d’Alfa Roméo s’effondrent. Logique, il n’y a plus que deux modèles dans la gamme : la Giulia et le Stelvio. La berline ne connaîtra malheureusement pas de variante break ou coupé, trop faible en volume de vente. Encore une triste information. Pourtant, la Giulia originale était un coupé, plus que désirable. Mais, si les coupés et les break ne se vendent pas beaucoup, pourquoi développer des GTA et GTAm ? Il est vrai qu’elles sont limitées et qu’elles pourraient faire rentrer beaucoup d’argent à Alfa Roméo, mais, à mon sens, cela ne va pas dans le positionnement de la marque. Le petit frère du Stelvio, le Tonale, devrait bientôt faire son entrée. Espérons qu’il sera aussi réussi que les deux modèles actuels.

Du côté français, Peugeot a annoncé, lors du rachat d’Opel-Vauxhall vouloir en faire une marque de voitures 100% électriques. Tous les modèles commercialisés depuis 2017 ont pour base des Peugeot, et sont donc disponibles en version hybride. Les prochains le seront aussi. DS, désormais émancipé, a l’ambition de lancer un modèle par an. Le DS7 Crossback fut le premier, en 2017, lancé l’année d’après. Le DS3 Crossback, le crossover urbain de la marque, s’annonce en 2018. Et comme une marque premium n’en est pas une sans une bonne berline, voilà la DS9 en 2019. Pour 2020, nous l’attendons toujours… Mais nul doute que la crise sanitaire et sociale a bousculé les plans de la marque.

Peugeot, en elle-même, souhaite monter en gamme, en mettant l’accent sur le plaisir de conduite, qui n’est pas sans rappeler le leitmotiv de BMW. Le lancement des PSE, Peugeot Sport Engenired démontre la volonté de la marque à faire des concurrentes aux M440i et C43 ou 53, tout en étant un peu plus en adéquation avec les normes environnementales. 

Un dernier projet est dans les plans du groupe français. Jaloux de la réussite de Dacia par Renault, ils souhaitent réaliser la même chose avec une de leur marque. Trêve de suspens, Citroën pourrait défier Dacia sur le low-cost. Triste nouvelle lorsque nous connaissons le passé glorieux en termes d’innovations de la marque aux chevrons. Citroën a toujours été à part dans le domaine de l’automobile. Pas ou peu de véhicules sportifs, qui aurait pu lui donner une bonne image, mais une volonté de faire des voitures sûres, confortables. En témoigne les suspensions hydropneumatiques de la DS originale, technologie abandonnée en 2009. Mais si nous voyons le verre à moitié vide, si nous ne regardons que les 20 dernières années, il est difficile de dire que Citroën réussit tout ce qu’ils entreprennent. Le C4 Cactus, alors censé concurrencer les Captur et 2008, a fait un flop monumental. Et le restylage n’a pas aidé les choses. Seule l’Ami pourrait, avec un peu de chance, relancer les ventes de la marque. Mais ce n’est pas gagné d’avance…

Ça, c’était pour les certitudes, ou les quasi-certitudes. Maintenant, penchons-nous sur les autres marques du groupe dont l’avenir semble plus sombre… Des rumeurs vont bon train concernant une éventuelle remplaçante pour la Giulietta. Si elles s’avèrent réelles, la berline compacte sera sur base de 308, et bénéficiera d’un design latin plus désirable je pense. Concernant les sportives, les Quadrifoglio Verde persistent toujours chez le Stelvio et la Giulia, mais plus de petit coupé comme le 4C. Et peu de chance de voir un modèle plus gros, comme une 6C puisque la marque ne veut pas faire de Giulia coupé. Pourtant, il serait légitime et intéressant de voir une sportive, voire une berlinette type Maserati MC20 chez Alfa, puisqu’ils sont engagés en Formule 1.

Et Lancia ? Ah ! Le dossier se complique. Avant la crise de 2007, la marque avait l’idée de relancer une Stratos. Mais avec les difficultés financières, le projet est tombé à l’eau, et c’est bien dommage. Entre-temps, une marque indépendante a sorti une New Stratos, plutôt intéressante. Depuis que FCA existe, les Lancia en Europe ne sont que des Chrysler rebadgées. Et depuis 2018, les Lancia ne sont plus que distribuées en Italie, et avec un modèle pas très glamour… Mais peut-être que PSA a l’envie de faire quelque chose de cette marque, ombre de son ombre. Après tout, Carlos Tavares, à la tête de PSA aujourd’hui, a lancé le projet Alpine en 2012. Et depuis 2017, l’Alpine se montre comme l’une des plus belles réussites de ces dernières années. Alors, le papa de l’A110 deuxième du nom a peut-être envie de concurrencer son enfant avec une Lancia, pour faire renaître les souvenirs glorieux de Lancia, en rallye, dans les années 60-70, avec la Stratos, qui concurrençait l’A110. Affaire à suivre…

En somme, nous ne pouvons qu’émettre des hypothèses et des souhaits pour le futur de nos marques favorites. Mais une chose est sûre : nous pouvons faire confiance à Carlos Tavares pour le futur : il a relancé Alpine quand il était chez Renault et a relancé Peugeot dans la danse des 24H du Mans, après 8 ans d’absence. Le futur promet d’être intéressant…