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L’électrification à marche forcée donne plusieurs stratégies en fonction des marques automobiles. Mercedes considère que les motorisations thermiques et électriques doivent compter sur deux châssis et designs différents, tout comme les noms. Pour faire simple, les Mercedes électriques s’appellent EQC, EQE ou encore EQS. BMW joue sur les deux tableaux, créant des modèles 100% électriques (comme le BMW iX) et des châssis multi-énergies conçus à partir de compromis ajoutant un i avant les chiffres. Les i4 ou i5 dérivent de modèles thermiques, les Série 4 GranCoupé et Série 5 berline et Touring. Concernant Volkswagen, la gamme s’appelle ID. et navigue de la citadine ID.3 à la berline ID.7 sans oublier les SUV ID.4 et ID.5. Et Audi dans tout ça ? La gamme s’appelle e-tron. Le suffixe GT baptise une berline. E-tron, ce sont aussi des SUV Q4, Q6 et Q8. 4, 6, 8, tous ont un point commun : ce sont des chiffres pairs. La stratégie marketing/nomenclature d’Audi est la suivante : à partir de la prochaine génération, toutes les voitures nommées par des chiffres pairs seront des électriques.
Un nom n’est qu’un détail. Mais ça signifie la fin de l’Audi A4 en version thermique, remplacée par l’A5 !
Cette dernière tire un trait sur son passé « d’A4 coupé » pour prendre la place de l’A4 en version thermique. Elle s’éloigne tout de même de l’allure de l’A4 sur un détail précis et non des moindres, sa silhouette. L’A5 n’est pas une berline tricorps mais une berline à hayon. Bénéfique pour l’efficience et l’accessibilité au coffre, elle s’éloigne de la philosophie de l’A4 originale. Le break Avant est également reconduit. Les deux carrosseries partagent les mêmes dimensions en légère hausse par rapport à la génération sortante (4,83 m de long, 1,86 de large, 2,9 d’empattement). Il n’y a que la hauteur qui diffère, passant de 1,44 à 1,46m de haut pour le break. D’un point de vue stylistique, l’A5 se distingue de l’ancienne A4 par un dessin plus élancé, plus élégant. La calandre semble s’être agrandie en hauteur et avoir rétréci en largeur dans des proportions rendant la voiture plus dynamique. Une idée accentuée par les deux prises d’air de part et d’autre du bouclier ou encore par le montant D plus incliné. En bonne Audi qu’elle est, l’A5 mise sur une technologie voyante, notamment au niveau des optiques avant et arrière dont la composition varie en fonction des packs d’options (on verra ça plus tard).


L’accès à bord se réalise en ouvrant les portières grâce aux poignées affleurantes d’une certaine élégance, et d’une certaine efficience aussi ! Une fois entré, les propriétaires d’Audi y retrouveront rapidement leurs marques. Tout paraît, d’après les photos mises à disposition, d’une qualité de fabrication indéniable. L’habitacle respire le haut de gamme et le raffinement relevé à la sauce technologie. Car évidemment, depuis plusieurs générations maintenant, les habitacles sont dessinés autour d’un écran. En l’occurrence, il faudrait rajouter un s. Le conducteur a droit à deux dalles numériques, l’une de 11,9 pouces derrière le volant et l’autre tactile de 14,5 pouces au centre, légèrement orienté vers lui. En option, le passager peut bénéficier d’une tablette de 10,9 pouces en face de lui, que le conducteur est incapable d’apercevoir. En revanche, optionnel également, l’affichage tête haute grandit encore. Le passager ne le verra pas, lui. Sur le volant, un bouton active la commande vocale qui intègre le système désormais bien connu ChatGPT. Audi rassure son auditoire : ce dernier ne sera utilisé que lors des questions de culture générale, pas concernant la voiture.
Une A5 remplie de technologie, vous l’aurez compris. Parmi les équipements dernier cri intégrés de série, nous pouvons citer le GPS (pas vraiment nouveau), la recharge à induction (non plus) ou encore le hayon électrique (encore moins). En option, ou selon les packs choisis, l’écran passager s’ajoute, le système audio classique est remplacé par un Bang & Olufsen avec son 3D et haut parleur dans les appuie-têtes… Le pack Tech dispose des phares full led, de la climatisation trizone, du régulateur adaptatif, ou encore de l’interface homme-machine Audi supérieure. Le Tech Plus remplace les full led par des Matrix Led, l’écran passager arrive, et le Pack Confort Plus débarque. Quand le Tech Pro préfère la technologie Oled à la Matrix, et le volant et les sièges avant et arrière deviennent chauffants. Tout le système électronique de la nouvelle Audi A5 est géré par ce que la marque appelle E3 1.2, une architecture électronique signifiant End to End Electronics Architecture composée de 5 ordinateurs hautes performances gérant chacun un élément de la voiture : confort, infodivertissement, sécurité…


Et aussi, sur la route. Car l’Audi A5 se veut être une berline appréciable à la conduite, encore faut-il savoir de quel moteur elle se dote… Sans surprise, on retrouve les moteurs de dernière génération déjà aperçus dans les précédentes nouveautés du groupe Volkswagen (Skoda Superb, Kodiaq ou VW Passat). Nous avons donc droit au 2.0 TFSI en deux niveaux de puissance, le 150 chevaux et le 204, ce dernier pouvant être associé à la technologie Quattro Plus. Sinon, c’est traction pour tout le monde ! Évidemment, qui dit dernière génération dit micro-hybridation, utilisant une batterie de 48V en guise d’alterno-démarreur, quand le turbo améliore son temps de réponse pour baisser sa consommation en utilisant la technologie de turbo à géométrie variable. Un moteur diesel résiste, normal chez Audi me direz-vous, avec le 2.0 TDI de 204 chevaux également. Au sommet de la gamme, la S5 regarde tout ce petit monde d’un regard moqueur, car son V6 de 3 litres simple turbo distribue 367 chevaux aux quatre roues.
Toute cette gamme de moteurs est disponible à la fois sur la berline et sur le break Avant, ce dernier améliorant un élément primordial : l’habitabilité. Le coffre régresse toutefois par rapport à la génération sortante. La berline dispose de 445 à 1299 litres de coffre contre 480 pour l’A4… Et l’Avant avance 476 à 1424 litres contre 495 avant… Les tarifs ne sont pas dévoilés, mais n’espérons pas passer sous la barre des 45.000 € pour l’entrée de gamme. Plus athlétique, l’A5 succède avec un certain brio esthétique à une A4 devenue banale. Toutefois, à changer les noms de leurs modèles, les marques risquent de rendre leur gamme incompréhensible aux yeux des clients… Il n’y a donc plus qu’à attendre l’arrivée de l’A4 électrique. Avec hâte…

