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Restylages de janvier

Maigre en nouveautés automobiles, le mois de janvier nous a offert quelques restylages de mi-carrière, certains plus joyeux que d’autres…

Souvenez-vous, c’était en 2005. Audi dévoilait son premier SUV, le Q7. Cette armoire sur quatre roues connaît une deuxième génération en 2015, elle-même restylée en 2019, et cette année encore. Des mises à niveau subtiles mais nécessaires à ce pachyderme à quatre anneaux pour espérer une fin de vie digne avant la retraite. Il propose en option des phares laser augmentant nettement la sécurité grâce à un éclairage bien meilleur. Ou encore la direction intégrale, capable de réduire son diamètre de braquage d’un mètre. La sécurité active n’est pas en reste, avec des radars prenant rapidement le contrôle en cas d’inadvertance du conducteur. Finalement, le Q7 se bonifie simplement pour arriver à contrer ses concurrents, bien plus récents, avant de connaître une potentielle troisième génération. D’extérieur, les différences ne sautent pas aux yeux. Les phares sont amincis, le design intérieur de la calandre est revu, tout comme son entourage qui court dessiner une ligne sous les phares. Rien de très impressionnant, juste de quoi revenir un peu sur le devant de la scène avec une actualité.

Le binôme coupé et cabriolet Série 4 (mais pas le GranCoupé) passe par la case restylage. Si, par delà les frontières, le nuage de motorisations est épais, avec des versions 418, 430, diesel et essence, la France réduit son offre à peau de chagrin. 420i (184 chevaux) ou 420d (190 chevaux) en entrée de gamme, puis directement les versions M440, essence (374 chevaux) et diesel (340 chevaux). L’offre propulsion se réduit à la 420i uniquement, mais ce n’est qu’un détail pour la nouvelle clientèle BMW. Le marché français ne représente qu’une goutte d’eau dans le volume de ventes de ce coupé, son principal marché étant les États-Unis. Avouons que la proéminente calandre s’apparente aux grosses faces avant que nous avons l’habitude de voir Outre-Atlantique. Une calandre légèrement remaniée, qui reçoit des touches de noir supplémentaires. Les phares reçoivent plus d’attention, avec une nouvelle signature à l’avant. La forme de « cuillère » est remplacée par deux traits verticaux, quand les feux arrière héritent (en option) de la technologie initiée sur le M4 CSL, à savoir des feux lasers dont les diodes illuminent de la fibre optique au design complexe. À l’intérieur, pas de surprise. Comme prévu, le coupé reprend le même système d’infodivertissement que la berline Série 3, ou que la i4, avec cette double dalle fonctionnant avec le BMW Operating System 8.5.

En parlant de Motorsport, les versions musclées de la Série 4 évoluent, elles aussi. Une fois de plus, le marché français pâtit de son autophobie permanente. Prenons l’exemple de l’Allemagne. Là-bas, l’offre de motorisation est déjà plus étoffée dans les versions classiques mais aussi dans le rayon Motorsport. Car la M4 « tout court » utilise le 6 en ligne de 480 chevaux auquel elle laisse le choix de la boîte de vitesses : mécanique ou automatique. En gagnant le suffixe Compétition, la puissance grimpe à 510 chevaux, et les palettes sont obligatoires. Puis s’ajoute, en option, la notion de MxDrive, autrement dit la transmission intégrale déconnectable, autorisant avec le restylage une cure de puissance à 530 chevaux. En France, à partir du mois de mars prochain, seules les M4 MxDrive seront commercialisées. L’Hexagone ne devrait pas non plus recevoir le Z4 en version Pure Impulse. Une finition qui, a priori, ne devrait pas nous chagriner. Or, dans le nom, il y a pure. Avec, le Z4 M40i écarte la boîte ZF8 qu’il utilise depuis son lancement, lui préférant une manuelle à 6 vitesses ! Trois pédales, un levier, et un 6 cylindres en ligne de 340 chevaux et 500 Nm (il ne change pas d’un iota), voilà la recette du bonheur ! Malheureusement, il ne devrait pas venir en France, pas officiellement en tous cas.

Au contraire de la Golf 8. Chez Volkswagen, les maquillages de mi-carrière sont toujours très discrets. Celui-ci ne déroge pas à la règle. Seul un très grand connaisseur ou un œil très observateur verra les différences entre la 8.1 et la .2. Les phares avant s’affinent, les feux arrière s’éclaircissent, et le logo s’illumine. Après tout, ce n’est qu’un restylage de mi-carrière, la révolution devra attendre la prochaine génération. À moins que… D’un point de vue technique, la Golf étonne. Grâce à sa plateforme de dernière génération, elle autorise l’intégration des derniers moteurs de la marque, les hybrides rechargeables des Passat ou Tiguan, de 204 et 272 chevaux. Ainsi, la Golf peut parcourir plus de 100 km en électrique. Peu commun sur ce niveau de gamme, la Golf peut être garée avec le téléphone. Mais surtout, les fans de dernières technologies vont apprécier, la commande vocale de cette Volkswagen intègre la merveilleuse intelligence artificielle… Chat GPT ! Surfer sur la vague… Plus passionnel, et encore, la GTI est revue aussi, recevant 20 chevaux supplémentaires, pointant désormais à 265 équidés et tire un trait sur la boîte mécanique. C’est tout un symbole !

Elle, elle la conserve. La Yaris GR, un gros, gros coup de cœur automobile, s’affranchit des règles depuis son arrivée en concessions, en proposant une automobile étonnante. De la Yaris de série, elle ne reprend pas grand chose d’elle sur le plan esthétique. Le petit capot avant cache un 3 cylindres plein d’énergie. Le restylage est l’occasion pour lui de gagner encore en vigueur, alors même qu’il n’en manquait pas ! De 261 chevaux, il passe à 280. Le couple passe à 390 Nm. Pour les plus fainéants, la Yaris GR dispose désormais d’une boîte automatique. Véritable hommage au passé, le crime serait de ne pas choisir le levier de vitesses… Passons. Car l’intérieur mérite un petit détour. Tout le combiné d’instrumentation, auparavant ouvert au passager, s’oriente vers le conducteur. L’écran de 12,3 pouces pivote en effet de 15° vers le siège conducteur. L’assise de ce dernier est descendu de 25mm, et le volant ajusté lui aussi. Car la position de conduite était l’un des seuls reproches à noter sur la Yaris GR. Elle promet des performances encore meilleures, mais sans ignorer le plaisir de conduite, ça je vous l’assure !

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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