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Monterey Car Week 2024

Des supersportives, des restomods, des concepts, des modèles uniques, bienvenue à la Monterey Car Week ! Une édition 2024 haute en couleurs…

Elle était peut-être la plus attendue de l’événement. La Lamborghini Temerario (ou téméraire en Français) prend la place de l’Huracan dans la gamme désormais 100% hybride du Taureau énervé. Mais prendre la place ne signifie pas remplacer. En tous cas, dans le cœur des passionnés, cette nouvelle venue ne fait pas l’unanimité. Des raisons particulières ? Pour le design, il y a beaucoup de choses à dire, tout en restant objectif. Pour faire simple, je suis assez déçu du manque de surprise, les spy shots donnaient un aperçu 90% fidèle à cette version de série. Et je trouve ça dommageable. Les goûts et les couleurs… En revanche, on ne peut que regretter la perte du V10, le dernier de la production automobile de série… la Temerario le troque pour un V8 biturbo 4.0. Lamborghini nous rassure : il est propre (pour l’instant ?) à ce modèle. Et est épaulé par 3 moteurs électriques. Le tout porte l’écurie à 920 chevaux (lire plus).

Lamborghini Temerario avant
Pagani Utopia Roadster

Un peu en amont, Pagani a présenté la version Roadster de son dernier modèle, l’Utopia. Avec les versions découvrables, deux philosophies s’affrontent. Ceux qui préfèrent la rigidité offerte par les coupés, et ceux qui avancent les arguments de la proximité avec la nature pour les cabriolets. L’Utopia Roadster réconcilie les deux parties : malgré le toit amovible, ni le poids ni la rigidité ne fluctuent. Seul Horacio Pagani est capable d’une telle maestria justifiée par deux raisons. La première est que l’Argentin est connu comme l’un des maîtres absolus de la fibre de carbone, utilisant jusqu’à 40 formules différentes mêlant carbone et titane. La seconde est que les deux carrosseries ont été développées en même temps, une première pour la jeune marque ! Pour le reste statu quo. Le Roadster compte toujours sur son V12 biturbo fourni par AMG avançant 864 chevaux et 1100 Nm de couple associé à une boîte de vitesses à 7 rapports, simple embrayage et 3 disques ou une boîte robotisée. Elle vous plaît ? Il n’existe que 130 exemplaires, chacun demandant un tarif à la hauteur de la débauche technologique : 3,1 millions d’euros hors taxes.

Du côté bavarois, pas de surprise. Il y a quelques semaines nous vous présentions la BMW M5 berline déclinée pour la troisième fois de sa carrière en une version Touring, break. La fiche technique se calque sur ladite berline que nous vous présentons plus en détail ici. Pour faire court, la M5 génération G99 dispose pour la première fois d’une motorisation hybride mêlant la magie thermique de son V8 4.4 biturbo de 585 chevaux et 750 Nm de couple à la fée électricité de 197 équidés et 280 à 450 Nm de couple. Ces puissances transitent par la boîte de vitesses à 8 rapports, guidées ensuite aux quatre roues motrices et directrices qui subissent l’équivalent de 727 chevaux et 1000 Nm de couple ! De quoi détaler de 0 à 100 km/h en 3,6 secondes et de 0 à 200 km/h en 11,1 secondes. Légèrement moins rapide que la berline, le break baisse aussi son autonomie en tout électrique à 67 km (2 unités de moins) mais, de notre point de vue, devient plus agressif encore que la berline. Et plus lourd aussi, de 40 kg. Le bon côté réside dans son absence de malus en France grâce à l’hybridation !

BMW M5 Touring
Pininfarina B95 Gotham

Pour sa 5ème participation, Pininfarina présente deux voitures différentes. D’un côté, la B95 Gotham est encore ici un show car, pas encore livrable au commanditaire. Il s’agit du premier né d’une collaboration annoncée en avril dernier entre la Warner Bros et l’entité italienne consistant à personnaliser deux exemplaires de chaque Pininfarina (B95 et Battista) dans chaque livrée Gotham et Dark Knight pour symboliser les deux visages de Bruce Wayne. Ici, il s’agit de la B95 pour la vie civile, sa paisible vie de milliardaire arborant le nom de son entreprise sur le côté. Même l’interface homme-machine s’inspire de l’univers de Bruce Wayne. Les autres modèles seront présentés dans les mois à venir.

L’autre voiture est une commande spéciale, la première « one-of » de Pininfarina en tant que constructeur. Elle s’appelle Battista Targamerica et ne diffère pas beaucoup du modèle d’origine à première vue. À un détail près, le toit. D’après la marque, le client a commandé sa voiture l’année dernière lors du même événement et a souhaité pouvoir la conduire à ciel ouvert. Cet Américain a également souhaité personnaliser l’habitacle de sa voiture en ajoutant un porte cigare et un humidificateur fait d’aluminium et de verre qui peut compter jusqu’à 3 cigares. Pour la configuration extérieure, l’inspiration vient de la Testarossa Spider commandée par Gianni Agnelli, ici représentée par une couleur argent rehaussée de détails noirs et de liserés bleus. D’un point de vue technique, la Battista ne change pas d’un iota : 1900 chevaux et 2300 Nm.

Pininfarina Battista Targamerica
Rimac Nevera R ext

Des chiffres hallucinants… c’est à croire qu’il faut aligner les gros chiffres pour attirer l’attention. Ou alors, il faut une tenue d’apparat plutôt suggestive. Combinez les deux éléments et vous obtenez la nouvelle Rimac Nevera R. Plus radicale, plus Rimac ? Pour le créateur de la start-up (qui vit plus ou moins bien en ce moment) la lettre R transforme son Hyper GT en une Super Sportive. N’est-ce vraiment qu’un discours marketing ? En regardant de plus près son design agressif… non, pas vraiment. L’aileron est monté sur trois mâts (!) et surplombe un arrière-train composé pour la moitié d’un diffuseur exubérant aspirant l’air à outrance, l’accélérant pour générer de l’appui aérodynamique. Résultat, cette valeur augmente de 15% par rapport à la voiture de base et son aileron rétractable. Évidemment, l’arrière ne concentre pas l’ensemble des efforts des équipes de la marque, l’avant gagne en agressivité et d’un point de vue technique, la Battista est renvoyée dans ses tranchées : la Rimac dépasse les 2100 chevaux ! (Lire plus)

Vous trouviez un manque de piquant à la Maserati MC20, trop pure ? Le Trident a la réponse : la MC20 GT2 Stradale. Replaçons rapidement. En 2020, Maserati a présenté la MC20, une supersportive à moteur central arrière qu’elle a engagée en championnat GT2 récemment, version elle-même déclinée en une itération plus délurée pour 62 riches clients, la MCXtrema que nous vous présentons dans le magazine #5. D’après les rumeurs, il était question d’une demande des clients de pouvoir conduire cette voiture sur la route, ainsi du Stradale (route en Italien). Sa radicalité extérieure camoufle sa timidité technique. La fibre de carbone, utilisée à outrance, permet de baisser le poids de 60 kg, l’appui de grimper en flèche mais la puissance reste stable, passant de 630 à 640 chevaux. Amplement suffisant pour s’améliorer sur piste. (Lire plus)

Maserati MC20 GT2 Stradale
Mercedes-Maybach SL 680

Quand Mercedes, AMG et Maybach travaillent ensemble, le résultat ne peut être que tape-à-l’oeil. Pour la première fois de son histoire, le SL a été développé entièrement entre les mains d’AMG, et le voilà – pour la première fois également – siglé d’un double M, pour Mercedes-Maybach. À la clef ? Rien de bien étonnant. D’un point de vue technique, c’est un SL 63 S. Deux configurations sont disponibles, la Red Ambience (rouge grenat avec un capot noir obsidienne) et la White Ambience (blanc opalin avec capot noir obsidienne). Capot et capote peuvent recevoir les logos Maybach rendant la voiture totalement indigeste. À l’intérieur, les affichages sont propres à ce modèle, tout comme le cuir. L’ultra-luxe n’a pas de limite et ne connaît qu’une donnée commune au monde entier : le temps, incompressible. Les premières livraisons arriveront donc au printemps prochain.

Il y a deux ans, la planète automobile parlait de ce nom pour avoir fabriqué un (énième) restomod de 911 sous le nom de 911 K, prétextant être une héritière de la 911 S/T originale. La 911 K limitait son poids à 850 kg ! Aujourd’hui, Tuthill a déjà son nom connu et s’attaque à un autre monument, plus moderne mais pas moins intouchable : la 911 GT1. Sans originalité, il a baptisé son œuvre la GT One. Le reste est quasi parfait. Seules 22 unités verront le jour, chacune demande 3500 heures de travail ! Châssis, sous-châssis, carrosserie, tout ce qui peut l’être a été réalisé en fibre de carbone pour baisser le poids au minimum syndical… environ 1200 kg. Une valeur somme toute déjà respectable qui prend une autre dimension quand celle de la puissance arrive. À l’arrière, le flat-6 de la 911 K précitée ne fera qu’une bouchée de ces quelques grammes, puisqu’il est fort de 500 chevaux en atmosphérique et peut recevoir une suralimentation pour pointer la cavalerie à 600 équidés ! À déguster avec une boîte manuelle ou une automatique à double embrayage sur-mesure. Tout comme les freins, conçus en carbone-céramique. Côté liaisons au sol, Tuthill installe de la double triangulation et des Michelin Pilot Sport 4S aux quatre coins. Que demander de plus ? De pouvoir la rouler sur la route ? Tel est le but. Mais un pack aérodynamique est envisagé pour pouvoir en profiter davantage encore sur piste… affaire à suivre !

Tuthill GT One
Touring Superleggera Veloce12 av

Touring Superleggera fait partie de ces carrossiers récemment revenus sur le devant de la scène, transformant des voitures déjà sublimes en œuvres d’art à contempler et à rouler. Cette fois, pas de transformation massive seulement des petits ajustements et une mise à jour technique appréciable. La Veloce12 rendrait hommage à la performance débridée et à la conduite analogique. C’est-à-dire ? Mélanger le meilleur de ce qui existait avant que toute la gestion ne devienne électronique avec les moyens techniques actuels. La base technique n’est ni lente, ni laide, ni ennuyante. Mais comment l’améliorer ? Touring a des idées. L’entreprise propose à 30 clients d’apporter une Ferrari 550 Maranello pour la transformer en Veloce12. Les transformations nécessitent 5000 heures de travail et 690.000 € (voiture donneuse non comprise). Le résultat en vaudra-t-il la chandelle ? (Lire plus)

356, Type G, 964, 997 et 991, voici les Porsche qui ont eu droit à une déclinaison Speedster. À cette liste, nous devrions ajouter la 993, même s’il s’agit des modèles les plus rares. Et pour cause, jusqu’à cette édition de Pebble Beach, seuls deux unités existaient. Un troisième vient d’arriver, commandée par un designer italien, Luca Trazzi, amoureux de Speedster depuis ses jeunes années. Pendant trois ans, l’Italien a travaillé avec le département Sanderwunsch pour obtenir le 993 Speedster de ses rêves. La base technique est une 993 Carrera RS dotée du flat-6 de 3.8 de 300 chevaux et la carrosserie une Carrera Cabriolet dont les deux places arrière sont condamnées par le double-bossage. Aux roues, des jantes de 18 pouces de Turbo. À l’intérieur, l’Apple Car Play est intégré de manière plutôt discrète grâce aux Porsche Classic Communication Management.

Porsche 993 Speedster
Eccentrica V12

Et si la Diablo sortait maintenant ? L’Eccentrica V12 est l’idée d’Emanuel Colombini, un passionné de Lamborghini tombé amoureux de la Diablo à l’époque de sa sortie. Aujourd’hui, il décide d’en améliorer chaque élément pour la rendre plus intemporelle. Sans partir de zéro, les changements sont tout de même nombreux. L’antédiluvien V12 Bizzarrini 5.7 adopte une nouvelle distribution, de nouveaux arbres à cames et un nouveau système d’injection pour faire grimper sa puissance à 550 chevaux et le couple à 600 Nm ! Une hausse significative puisque la Diablo ne dépassait pas encore les 500 équidés à sa sortie en 1991 ! Ni n’était pourvue de la fameuse direction assistée… L’Eccentrica corrige le tir et s’en dote, ne serait-ce que pour faciliter l’exploitation de cette voiture haute en couleurs… Quant aux amoureux du Taureau et de la Diablo, rassurez-vous, ce ne sont pas des sacrifices réalisés sans filet. L’équipe est supervisée par Maurizio Reggiani, ancien responsable technique de Lamborghini, entre autres… lire plus

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

2 réponses sur « Monterey Car Week 2024 »

Je n’ai pas le compte en banque nécessaire mais je veux bien les bons de commandes de certaines de ses voitures, je vous laisse les hypercars électriques et l’immondise rouge qui sert de cabriolet pour gens fortunés

Je vous suis sur la quasi-totalité de votre commentaire. Quasi car le cabriolet rouge me fait de l’œil depuis sa présentation…

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