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Renault Symbioz

La réussite commerciale d’un modèle tient à plusieurs facteurs, notamment la symbiose entre l’offre (la voiture) et la demande de la clientèle. Un lien parfois difficile à trouver…

Renault Captur E-Tech

Un lien que Renault espère trouver avec une gamme étendue… peut-être même un peu trop. Récapitulons ensemble. Qui va dans une concession Renault actuellement se retrouve face à de multiples bons choix. La plus petite, et pour encore quelques semaines, se nomme Twingo. Ensuite, il y a la Clio, voiture la plus vendue en France l’année dernière. La Zoé va céder sa place à l’inédite R5. La Mégane vit ses derniers mois dans la gamme sous sa forme actuelle, mais son nom perdure dans la silhouette d’une berline compacte réhaussée en ajoutant le suffixe E-Tech. Voilà pour les voitures « basses ». Le reste de la gamme est assimilé à la mode des SUV. Nous avons le Captur, nouvellement restylé, l’Arkana en guise de SUV coupé, le Scénic E-Tech, le très convaincant Austral, son dérivé à 7 places Espace, et le prochain Rafale. Dans toute cette offre, Renault trouve encore un espace dans lequel se nicher avec le Symbioz…

Oui, car un espace est laissé libre entre la longueur du Captur (4,24 m) et celle de l’Austral (4,51). Aussi, le nouveau venu mesure 4,41 m pour un empattement de 2,64 m. Pour Renault, il s’intercale entre le Captur et l’Arkana, puisqu’il repose sur le même châssis CMF-B rallongé. De plus, à bien y regarder, son profil adopte une poupe légèrement inclinée, entre le SUV classique et son homologue coupé… En revanche, le Symbioz arbore la nouvelle face avant du Captur dernièrement restylé. Plus personnel, ce bouclier élargit le SUV grâce à de multiples lignes horizontales. Les luminaires perdent en originalité ce qu’ils gagnent en horizontalité. Les feux de jour, eux, reprennent le style déjà vu de « demi-losange » vertical. Les jantes varient de 18 à 19 pouces. À l’arrière, le dessin rappelle quelques SUV issus du groupe Volkswagen. La recherche du conventionnel pour plaire au plus grand monde. Dommage pour l’originalité, mais ce sérieux est salué par une partie du marché.

Renault Symbioz E-Tech

Au-delà du nom, Renault cherche à inscrire le modèle Symbioz dans l’héritage des R16 et Espace des « voitures à vivre familiale ». Et la vie ne se passe à l’extérieur.

Renault Symbioz E-Tech Intérieur

À l’intérieur donc, les surprises sont… absentes. Puisqu’il se base sur la même plateforme que le Captur, le Symbioz hérite de la même planche de bord. Cette dernière se compose de l’OpenR Link fonctionnant avec Android Automotive 12 conjuguant un écran d’instrumentation de 10,3 pouces et une tablette tactile de 10,4 pouces au centre. L’habitacle revêt du TEP, Tissu Enduit Grainé dans sa finition Iconic, loin d’être désagréable à l’œil. En tant que voiture à vivre et « voiture d’entre-deux », le Symbioz mélange les héritages. Aussi, s’il reprend beaucoup d’éléments du Captur, il emprunte des équipements des segments supérieurs, à l’instar du toit Solarbay Amplisky®, de 29 aides à la conduite, et d’un système audio Harman Kardon en option. Ce dernier propose 5 ambiances prédéfinies (Studio, Podcast, Concert, Immersion et Club) mises au point par Jean Michel Jarre. Côté voiture à vivre, la banquette arrière coulisse sur 16 cm augmentant l’espace aux jambes en réduisant l’espace au coffre, et inversement.

Cette porte arrière s’ouvre sur un espace minimum sous la plage arrière de 434 litres, lorsque la banquette favorise l’habitabilité arrière, pour atteindre 548 litres quand le coffre est préféré. En oubliant que la visibilité arrière est utile à la conduite, soit en retirant la plage arrière et en empilant les valises, le coffre navigue entre 492 et 624 litres. De même, une fois la banquette rabattue, l’espace atteint à 1582 litres. Des grands espaces auxquels viennent s’ajouter des rangements plus petits dans l’habitacle, notamment 7 litres dans la boîte à gants sur les 24,7 litres totaux. Des prises USB-C et une recharge à induction permettent de recharger nos chers amis portables. À l’inverse, le Symbioz n’a pas besoin d’être rechargé contrairement au concept qui lui a donné son nom. Non, car la plateforme CMF-B ne peut le supporter. En revanche, la motorisation hybride non rechargeable E-Tech en série-parallèle, fierté de la marque, est reconduite. Elle se compose d’un 4 cylindres 1.6 de 94 chevaux associé à deux moteurs électriques. L’un fait office de démarreur sous haute tension ; l’autre distribue 36 kW (soit 49 chevaux) qu’il tire d’une batterie de 1,2 kWh. La puissance cumulée atteint 145 chevaux qu’une boîte à crabots essaie, tant bien que mal, à transmettre aux roues avant (est-il besoin de le préciser…)

Renault Symbioz E-Tech
Renault Symbioz E-Tech

Pour Renault, Symbioz termine son offensive sur le segment C. Soit. Beaucoup de SUV dans la gamme, des noms inédits, des formes proches… est-ce que le client ne va pas se perdre devant tant de similitudes apparentes ? Renault croit en sa stratégie. La motorisation E-Tech semble mieux convenir à des modèles de ce gabarit-là que des plus imposants, sur ce point la proposition motrice se tient. Mais quid du prix ? Comme le modèle, il sera entre le Captur et l’Arkana, sans doute, voire de l’Austral. Dans cette même motorisation, en entrée de gamme, le Captur coûte 28.900 € ; l’Arkana 33.500 € ; l’Austral 40.800 €. Aussi, n’espérons pas un Symbioz à moins de 31.000 €…

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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