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Il y a les premières mondiales, les premiers bains de foule, le lever de voile sur la première voiture livrée à un client… Qu’importe la raison, la passion est là. Toutes les gammes, toutes les nations, tous les univers sont représentés, dans des carrosseries vraiment diverses. Commençons crescendo avec ce duo de concepts ambitieux qui respire le déjà-vu… Ils portent le sigle MG, grand nom de l’automobile britannique. Le plus petit, GO!, préfigure un modèle de série qui arrivera l’année prochaine, lequel promet une carrosserie mignonne et un tarif accessible. Autrement dit : la R5 et l’ID Polo sont visées ! L’autre se veut plus gros, grand, sportif. Le Cyber Concept, tel est son nom, prend la forme d’un SUV ultra-sportif, que MG souligne d’inspiration EX181… lointain rapprochement ! Des performances sans compromis disent-ils. Nous préférons la citadine, sans aucun doute.
On passe à la vitesse supérieure en allant se promener du côté de chez Mercedes-AMG qui décline l’intéressante CLA EQ Power en une version AMG surpuissante. Les deux carrosseries, berline et shooting brake, utilisent le pack batterie de 94 kWh relié à trois (oui, trois) moteurs électriques à flux axiaux ! La même technologie que la grande sœur AMG GT 4 Portes, ici à la puissance abaissée. Enfin, façon de parler. On parle de 612 à 680 chevaux (en boost) répartis sur les quatre roues par le biais d’un moteur à l’avant, sollicité seulement en cas de besoin, et un pour chaque roue de l’essieu arrière. Ce choix permet d’accélérer le Torque Vectoring, d’entrer et de sortir des virages plus rapidement que sans. Mercedes communique aussi sur un aileron actif, une autonomie royale – jusqu’à 670 km – et un 0 à 100 km/h en 2,7 secondes. C’est ce qu’on appelle rapide !



Un petit tour chez Alpine qui expose sa gamme sur le sol Anglais ainsi que l’A110 Future, un mulet qui préfigure la prochaine génération de l’A110. Vous savez tout le bien qu’on pense de cette voiture, la savoir abandonner son 4 pattes pour une architecture électrique… Mais laissons leur une chance. Ils la méritent bien. On ne sait pas tout d’elle encore, mais le peu d’informations divulguées nous mettent l’eau à la bouche. Notamment le fait que la batterie ne prend pas place, comme traditionnellement, dans toute la surface du plancher mais qu’elle est séparée, 75% de sa capacité à l’arrière et 25% à l’avant, un choix qui permet de conserver une position de conduite relativement basse. De plus, la répartition des masses pourrait ainsi favoriser l’arrière et donc permettre un comportement plus… Alpine ? Ça reste à voir, mais nous ne partons pas trop défaitistes.
Voilà. C’est la fin du tour d’horizon des marques conventionnelles. En effet, Goodwood rassemble aussi des perles rares, les plus rares du monde, et voici leurs actualités anglaises.
Vous souvenez vous de Zenvo ? Nous vous en avions parlé il y a de cela 3 ans environ, revenu sur le devant de la scène avec son Aurora disponible en deux carrosseries, Tur et Agil. Le temps a passé et tadam, voici le dernier prototype de validation avant la livraison des clients ! Que d’émotions… Pour en savoir plus sur ce duo, consultez notre article via ce lien, les données n’ont pas changé. Pagani de son côté continue de cultiver sa différence et de s’approprier la célèbre phrase « on n’est jamais mieux servi que par soi-même ». Horacio Pagani, le créateur des Zonda, Huayra et Utopia, a fêté l’année dernière ses 70 ans. Sa branche Grandi Complicazioni a été chargée – sans doute par lui-même – de réaliser trois Huayra exclusives d’une lignée baptisée Huayra 70th Derecho (nom d’un vent particulièrement délicat). Il s’agit du deuxième exemplaire. Les trois auront droit au V12 porté à 864 chevaux et 1100 Nm de couple associé à une boîte manuelle. La personnalisation ? Là où s’arrête votre imagination.









Sportivité toujours avec une annonce qui nous a fait plaisir et nous donne terriblement envie, Ruf s’apprête à lancer un nouveau modèle. Le préparateur spécialiste Porsche se base sur sa CTR3 à moteur central arrière pour en décliner une version plus énervée, la B8. Son nom dit tout : un boxer 8 cylindres. Un 8 cylindres à plat ! Quelle folie ! Sa cylindrée, portée à 4,8 litres, participe à l’envolée de la cavalerie à plus de 1000 équidés. Boîte manuelle et double turbo imposés. Tant qu’on en est à parler de puissance mirobolante, évoquons la Hennessey Venom F5 M Roadster. Un nom à rallonge pour la voiture à boîte manuelle la plus puissante du monde. Vous êtes prêts ? Non je ne pense pas. Si vous insistez… Son V8 Fury de 6,6 litres biturbo développe la bagatelle de 2031 chevaux. Oui, vous avez bien lu. La voiture profite d’un châssis inédit et d’une carrosserie en fibre de carbone inédite elle aussi. Un nouvel aileron dorsal laisse espérer un travail aérodynamique avancé nécessaire pour maintenir la voiture au sol. Pour nous rassurer, Hennessey précise que l’arrivée de la puissance est linéaire. Enfin, elle est limitée à 12 unités, dont voici le premier exemplaire qui restera en Grande Bretagne, chez son propriétaire.
En parlant de Grande-Bretagne, un constructeur anglais a fait parler de lui, en bien : McLaren. En plus de faire rouler sa future hypercar du WEC avec Lando Norris au volant, elle a présenté deux modèles dont le développement s’est déroulé chez MSO, en charge des véhicules les plus exclusifs…
La blanche, il s’agit d’une restauration, d’une re-création plutôt, d’une M6 GT. Ce modèle devait être le premier de série de McLaren, développé pour s’engager dans des compétitions qui exigeaient des modèles de série. Il meurt pendant son développement, mais la M6 GT est restée dans les cœurs des amateurs du Kiwi. Sublime, n’est-ce pas ? À l’opposé, la 788HS est radicale, expressive et… ultime. Comme son nom l’indique, ses 788 chevaux fournissent du High Sport. Ce ne sont jamais que 23 chevaux de plus que la LT d’il y a quelques années. Mais McLaren est fière d’annoncer que cette version a le meilleur rapport poids/puissance de la lignée des Super Series. Pour le vérifier, il faut regarder… la troisième décimale. J’ai fait le calcul. Elle est en effet légèrement plus lourde que la LT… mais son aéro, plus soigné – S Duct à l’avant, prise d’air sur le toit, échappements nombreux, diffuseur revu et surtout aileron actif placé plus haut -, promet une hausse d’appui de l’ordre de 10% par rapport à cette LT. Pour les performances, ce n’est pas le jour et la nuit, juste une amélioration constante. 100 coupés et 100 Spiders sont promis, et s’en sera fini de cette lignée des ex-Super Series. Nous avons hâte de voir le prochain chapitre !









Si vous suivez assidûment l’actualité automobile, vous avez peut-être déjà vu passer, rapidement, un petit véhicule hors du commun, court, pas très large, pas très haut non plus mais rapide comme l’éclair. Voici la version de « série » de la McMurtry Spéirling PURE. Nous vous en parlons dans l’article accessible via ce lien. En clair, il s’agit d’une voiture qui redessine les limites du possible. L’élégance ? À d’autres. La performance ? Là on parle ! On pourrait en dire autant de l’Apollo Evo, cette voiture à la carrosserie blanche complexe à comprendre. Ce n’est pas une nouveauté, loin de là, mais cet exemplaire-ci est le premier à être livré à son propriétaire. Il arbore une teinte Caribbean Dragon qui lui sied à merveille ! Son V12 de 6,3 litres parfait le véhicule. À l’inverse, la Denza Z, ce véhicule sortant de nulle part, lui est aphone, muet, sans émission et probablement sans émotion. Il promet monts et merveilles… notamment avec une puissance colossale : 1604 chevaux !
Et l’élégance dans tout ça ? Le Grand Tourisme à l’état pur ? Ne vous inquiétez pas, nous vous avons réservé nos coups de cœur pour la fin…
Vous ne vous voyez pas aller faire du shopping avec cette auto-là ? Ce break de chasse au style décalé est l’œuvre de Niels Van Roij, un spécialiste du genre qui a déjà converti une Rolls-Royce Wraith dans cette carrosserie, entre autres. Ici, le commanditaire a demandé à s’inspirer de la Ferrari Shooting Brake personnelle de Luigi Chinetti, le célèbre importateur et ami de Enzo Ferrari. Elle était basée sur une Daytona de 1972. Celle-ci reprend la base technique d’une 599 GTB dont il ne reste que les portières ! La carrosserie est inédite et réalisée en aluminium en essayant de limiter les cassures : pas de pare-chocs arrière ! Près de 15 000 heures de travail ont été nécessaires pour donner naissance à cette splendeur ! L’accès au coffre passe par les deux vitres qui s’ouvrent en papillon par un mécanisme électrique, lui-même visible et exquis. On a envie de tout arrêter pour l’admirer… encore et encore…









Mais il ne faut pas oublier de terminer la lecture de cet article, sous peine de ne pas découvrir ce cabriolet : la Bizzarrini 5300 Aperta Lusso. Dans les années 60, Giotto Bizzarrini a lancé sa marque et pendant un temps a espéré pouvoir décliner une version cabriolet de sa 5300 GT. Il a demandé à Giugiaro de la lui dessiner, mais la faillite du premier à pousser le designer à ranger son dessin dans son bureau. Près de 60 ans après, voici le retour de cette carrosserie ! Elle donne envie de ralentir le tempo pour savourer l’instant. De prendre le temps de tourner autour avant d’entrer dedans. D’en apprécier les lignes, les courbes, les vitres, les détails… Tout. Et puis, on découvre une fiche technique qui donne l’eau à la bouche. Le châssis et la carrosserie sont en fibres de carbone, les sous-châssis, eux, non. La carrosserie tient en un seul tenant. Pas de jonctions… ça promet s’il y a le moindre choc !
« Au pire, on ne la sort pas, on la laisse dans son salon » non ! Cela reviendrait à cantonner un pilote de course à s’entraîner mais à ne jamais pouvoir courir. C’est absurde ! Car l’Aperta Lusso n’est pas seulement belle, elle promet de distiller des saveurs d’antan avec le confort actuel. Prenez le moteur, il s’agit d’un V8 de 5,3 litres d’environ 400 chevaux à injection, et pas à carburateur comme l’originale, ainsi il y a moins de problème à régler. La boîte manuelle à 5 vitesses Tremec nous ramène en arrière, à l’inverse du différentiel à glissement limité. La double triangulation aux quatre coins, comme l’originale, des jantes en magnésium entourées de pneus Michelin… que du bon ! La direction est à assistance électrohydraulique, légère à moins de 64 km/h, plus consistante après. Le volant est réglable en hauteur et en profondeur. Le tableau de bord n’est fait que d’une seule et même pièce en bois ! Splendide… Il y a même quelques concessions à la modernité qu’ils ont pris le soin de cacher, comme un système audio compatible avec le Car Play, ou encore une recharge à induction. Les panneaux de toit, conçus en fibres de carbone, sont amovibles un par un, à disposer dans le coffre. Retour à la réalité : seuls 10 unités verront le jour et… je n’ai pas les moyens.

On s’en doutait, Lanzante a réussi à homologuer pour la route l’extraordinaire Bugatti Bolide ! Ça risque de faire bizarre de la croiser sur route ouverte…
