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Pour ceux qui considèrent l’automobile comme un moyen de transport et uniquement ainsi, Dacia dispose sans doute de la meilleure gamme possible. Une citadine possiblement plus haute (Stepway), un SUV, un SUV 7 places, un SUV-Monospace, une micro-citadine électrique… Le tout pour un tarif accessible. On ne parle plus de low-cost comme avant, il semble qu’en faisant monter en gamme Renault, l’espace libéré dans le segment des généralistes accessibles est peu à peu comblé par Dacia. Ainsi, de la Sandero jusqu’au volumineux Bigster, la technologie est présente, la polyvalence et le confort grimpent de génération en génération. À l’inverse d’autres constructeurs plus huppés, Dacia ne veut pas proposer la voiture idéale de demain, elle ne lit pas les volontés d’avenir des clients mais celles d’aujourd’hui. Autrement dit… sa gamme est contemporaine et bien dans son époque.
Dacia semble avoir compris que les SUV, ça va cinq minutes, et qu’étudier d’une nouvelle carrosserie à la croisée des chemins peut convenir à un besoin latent.
Voici donc le Striker. Comme expliqué plus haut, il s’inscrit dans le segment C (4,62 mètres de long), mais en face de personne ! En effet, il n’a pas la silhouette d’un SUV, mais il en a la garde au sol ; il n’a pas la silhouette d’un break mais son habitabilité ; il n’a pas le dessin d’une berline mais en a l’efficience. On est loin des Dacia Logan de la première heure, carrosserie à peine dessinée qui diminuait autant les coûts que la séduction. À l’inverse, Striker est presque élégant, en tous cas pas désagréable à regarder. Son allure statutaire lui confère une belle présence sur la route, bien aidé par cette signature lumineuse en T qui rappelle un peu celles des Volvo ou Cadillac… La comparaison est flatteuse dans un sens, moins dans l’autre ! Pour souligner cette musculature, Dacia compte sur une ligne joignant les optiques avant et arrière, séparant en quelques sortes la partie carrosserie de la partie vitrée. Plutôt intéressant !


5 places bien évidemment, avec à l’arrière, selon les finitions, deux porte-gobelets et un accoudoir qui peuvent apparaitre en baissant le dossier central. L’impression d’espace est augmentée par l’apport de lumière offert par le toit panoramique. Précision importante en ce moment : les matériaux utilisés pour cette partie vitrée supérieure filtrent la chaleur et les UV. Ouf ! À l’avant, les habitués du constructeur ne sont pas perdus : un volant doté d’une multitude de boutons devant un écran de 7 pouces, à gauche des boutons à presser notamment pour sélectionner son mode de conduite personnel, et à droite le tunnel central et le reste de la planche de bord. Un écran tactile de 10,1 pouces rendrait jaloux une BMW Série 5 E60 par sa clarté et sa taille. Entre les deux sièges, le sélecteur de vitesse discret s’apprécie pour la clarté de l’habitacle.
Trois motorisations disponibles au lancement. D’abord, l’Eco-G, probablement le plus accessible – Dacia parle d’un prix de lancement inférieur à 25 000 € – embarque le traditionnel moteur tournant au GPL fort de 140 chevaux et annonçant des gains de consommation et d’utilisation non négligeables. Tout dépend, comme toujours, de l’usage. Pour abaisser son prix d’appel, ce moteur est disponible avec la boîte manuelle à 6 vitesses. Sinon, deux hybrides sont disponibles. Ou, plutôt, une motorisation hybride pour deux types de transmission. L’hybride 155 en traction, le 150 en quatre roues motrices. Là encore, il faut que ça corresponde à l’usage. Si vous restez en ville, inutile d’opter pour la transmission intégrale qui vous fera surconsommer. En revanche, sur des terres assujetties à la neige, aux intempéries diverses ou à la terre, elle peut s’avérer une bonne affaire : rares sont les autos à transmission intégrale à un tel tarif.


De plus, ce prix accessible contribue à amoindrir la peur de la casse. Quand on connait le tarif d’éléments de carrosserie de vrais SUV / baroudeurs chics qui n’aiment pas les chocs, l’utilisation d’une Dacia pour arpenter des terrains accidentés devient vite une moins mauvaise idée ! D’autant qu’elle use du célèbre Starkle, ce matériau que Dacia a contribué à développer dont la fabrication surveille ses émissions de CO2, qui ne nécessite pas de peinture et qui est inrayable ! Que du bonheur. À bord, il est possible de recouvrir les sièges d’une sellerie en matériaux recyclés, de protéger le sol avec des tapis en caoutchouc utilisant 50% d’éléments recyclés… Bien dans son époque, il convient à bien des usages. Son grand coffre (jusqu’à 600 litres en 5 places) attire pour sa polyvalence. Peu à peu, le low-cost devient agréable à voir, et à vivre. Il accompagne le conducteur d’aides à la conduite autrefois réservées à l’élite, notamment le contrôle de vitesse en descente !
Il n’a pas l’élégance allemande ni la rigueur des finitions et encore moins des matériaux mais après tout, pour son prix et les aptitudes qu’il annonce… qu’importe !? Le Striker prouve une fois de plus que la polyvalence existe à n’importe quel tarif. Il suffit de savoir où regarder !
