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Denza Z

L’arrivée de Denza sur le sol français a commencé il y a peu de temps avec un break très long et à la technologie avancée. Place à la sportivité, incontournable pour un constructeur premium, dans ce qui se targue d’être la plus petite Denza à ce jour sur notre vieux continent…

Denza Z Racing

Tout est relatif. Parce que 4,78m de long, je n’appelle pas ça court, moi ! Lourde, en revanche, c’est incontestable. 2,3 tonnes, ça en fait de la masse. C’est plus que notre pauvre Luce… Question style, la Denza divise aussi. Moins que la Luce, mais quand même, ce n’est pas ce qu’on appelle un canon de beauté. Comme la Z9 GT, elle n’est pas totalement laide, mais sa carrosserie mélange les genres à tel point que le résultat manque de cohérence. On ne sait plus ce qu’on a devant nous. Un coupé ? Un grand coupé ? Une berline qui ne dit pas son nom ? Une voiture gentille ou une sportive agressive ? Elle ne se définit pas vraiment. Ce qui est un avantage pour elle : sans définition, elle ne se compare à rien non plus ! La Denza Z est disponible en trois carrosseries : coupé, Spider ou Racing.

Ceci posé, il convient de poser un coup d’œil à la fiche technique pour que la raison voit des chiffres qu’elle comprend. À moins que… non, tout est trop élevé ou, inversement, trop bas. Le temps du 10 à 97% par exemple – oui, elle est électrique, cela va sans dire pour une automobile chinoise… – est rapide, très rapide, 9 minutes. Bon, d’un autre côté, on ignore la puissance de charge pour réaliser cet exploit ! Que nous saluons toutefois. Ce que nous savons en revanche c’est que sa plateforme atteint 1000 V, une première, et que sa batterie en LFP compte sur une capacité de 76 kWh pour fournir environ 400 km d’autonomie. Ce n’est pas la plus efficiente du groupe – Denza appartient à BYD – mais peut-être la plus sportive…

Denza Z Spider
Denza Z

C’est ce que Denza nous vend en tous cas. Sportive. Qui ne tente rien… Pour revendiquer ce titre, la Z table sur une puissance mirobolante : 1604 chevaux. Elle est répartie de bonne manière, un moteur électrique à l’avant, de 680 chevaux, et un pour chaque roue arrière, de 462 chevaux chacun. Pied au plancher, le 0 à 100 km/h est expédié en 2,25 secondes. C’est évidemment impressionnant dans l’absolu mais ce n’est pas si loin de la capacité d’accélération de l’actuelle 992 Turbo S hybride… Deux fois plus de puissance mais pas d’accélération beaucoup plus folle… Dommage ! Les liaisons au sol reposent sur de la double triangulation à l’avant et du multibras à l’arrière et des suspensions magnéto-rhéologiques – la rigidité des amortisseurs est gérée par un fluide dont la viscosité est excitée par un champ magnétique – qui a déjà fait ses preuves chez Corvette ou Ferrari.

À l’intérieur, c’est du BYD tout craché : grand écran, plein de technologie mais pas de passion. On retrouve quatre sièges et deux écrans, un de 12,8 pouces au centre et un plus petit de 8,8 pour le conducteur. La recharge à induction, obligatoire, est de mise. L’interface fonctionne avec Google, gage de qualité. Le système audio en est un autre : le choix s’est porté sur l’équipementier français Devialet ! Joli. Et comme c’est une électrique, silencieuse donc, il y a fort à parier qu’on en ait besoin, du son. À moins que vous optiez pour la Racing dont la recherche d’efficacité est poussée loin. Le refroidissement est amélioré de 50%, la voiture est globalement plus efficace, notamment grâce à un travail aérodynamique plus avancé et l’optionnel arceau condamnant les places arrière. La Z fanfaronne d’un appui de 1060 kg… à 350 km/h. Impossible à atteindre.

Denza Z Racing
Denza Z Racing

Cynique ? Un peu, je dois l’avouer. Pour avoir vu des Z9 GT en mouvement, leur allure pataude et l’absence d’homogénéité me rebute au plus haut point. La Z annonce monts et merveilles mais je peine à m’émouvoir. Déjà parce qu’elle est électrique, ensuite parce qu’elle enchaine les chiffres mirobolants presque inimaginables, enfin parce que l’offre est déjà trop conséquente. Des supersportives électriques ultra-puissantes, personne n’en veut. La seule qui pourrait – pourrait, j’appuie bien sur ce mot, pourrait – redistribuer les cartes s’appelle Alpine, l’A110 électrique, qui annonce mettre l’accent plus sur le plaisir que sur la performance. Je reste curieux cela dit de voir le chrono que Denza veut effectuer sur le Nurburgring à l’automne prochain. On vous dira !

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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