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Un concours d’élégance impose des visiteurs aussi bien vêtus que les voitures qu’ils vont voir, non ? Évidemment, tout le monde ne joue pas le jeu, mais un tel événement se respecte. Sur les rives du splendide Lac de Côme, les propriétaires venus de tous les horizons présentaient des automobiles exceptionnelles, d’une diversité folle. Huit périodes de l’histoire de l’automobile étaient représentées, de l’avant-guerre aux prototypes d’aujourd’hui ! Cet éventail de décennies témoignait de l’évolution extraordinaire réalisée dans l’automobile en assez peu de temps. En un siècle, ces moyens de transport sont passés de roues à très grande hauteur et faible largeur à… l’inverse ! Même s’il faut constater une hausse des diamètres des jantes de nos jours…
Toujours est-il que ces événements mettant en avant l’histoire automobile nous rappellent combien la passion est intense encore, partout dans le monde, et qu’il reste des milliers d’histoire à raconter. Par exemple, celle du best-of show, la voiture la plus plébiscitée cette année porte le badge BMW. Il s’agit d’une 328 de 1937. Son châssis a couru les 24 Heures du Mans, et par la suite sa carrosserie a été revue, comme bon nombre de ses sœurs. Certaines sont passées chez Touring pour en affiner la silhouette. Celle-ci s’appelle Bugelfalte, un sobriquet pas très flatteur (selon la traduction, cela signifie pli de repassage…) pour une voiture unique à l’histoire qui l’est tout autant. Elle est la seule à arborer cette carrosserie aérodynamique sortie des ateliers de BMW ! Par rapport à l’originale, et même aux Touring ou à la Kamm, la Bügelfalte est très basse. Elle se rapproche de la Kamm sur de nombreux aspects esthétiques mais en diffère par touches. Elle n’a jamais été restaurée, mais son état est assez incroyable !


Aux côtés de sublimes silhouettes dont les propriétaires sont très fiers de les montrer et de les posséder, la maison d’enchères Broad Arrows proposait à la vente un florilège de sportives et autres voitures iconiques du passé, mais aussi du présent ! L’Italie était fortement représentée, en particulier celles qui portaient le logo de Ferrari. Dans le catalogue, la lignée quasi complète des Nissan GT-R était proposée à côté d’une Lancia Aurélia ou d’une Bentley des années 30 voire d’une Renault et d’une Panhard Levassor du tout début du siècle précédent ! Pourtant, si l’écrasante majorité des Ferrari sont parties à des prix édifiants – une Daytona SP3 partie à 6,2 millions d’euros, une F40 à 2,9, une F430 Scuderia à 800 000 et une 360 Challenge Stradale à 720 000 ! -, que la rarissime Murcielago boîte manuelle a explosé les compteurs (805 000 €), certaines ont presque déçu… la Pagani Zonda Unica n’a finalement pas été vendue aux enchères, la Panhard Levassor, la McLaren 675 LT très originale ou encore la Bizzarrini 5300 GT Stradale n’ont pas trouvé de nouveaux propriétaires…
C’est bien dommage… Si j’avais eu les moyens, je me serai porté acquéreur, mais ce n’est pas le cas, j’en ai peur… Alors, je n’ai plus que mes yeux pour rêver, et mon porte-monnaie pour réalité. Et si un jour ces deux idées se percutent, peut-être que je pourrais craquer pour au moins l’une des trois prochaines voitures…
D’abord, celle-ci. Si vous nous connaissez depuis un moment, vous savez tout l’amour que nous portons à Kimera, ce célèbre spécialiste de Lancia qui s’évertue avec brio à entretenir et restaurer des 037, des Delta, des Fulvia, et qui s’est mis en tête d’en améliorer les performances. La première pierre à cet édifice s’appelait EVO37, la seconde EVO38, la nouvelle K39. Si les deux précédentes étaient basées sur des 037 Stradale originales, la K39 repose sur une base technique I-NÉ-DITE ! Un châssis en carbone est habillé d’une carrosserie – probablement en carbone aussi – aussi extravagante qu’exaltante. Certains y voient un clin d’œil à la glorieuse F40, avec son aileron gigantesque, son charisme immédiat, sa silhouette agressive et sa largeur excessive. Pour enfoncer le clou, la baie moteur écarte le traditionnel 4 cylindres à double suralimentation pour accueillir un nouveau bloc en provenant de Suède. Koenigsegg est appelé à la rescousse pour motoriser cette bête ! Il en dérive un V8 5.0 litres de 1000 chevaux ! Nous ne savons pas encore tout d’elle, ni son poids ni son prix ni rien, seulement que plusieurs exemplaires ont été vendus et qu’elle tentera Pikes Peak !







À l’exact opposé, la Maybach Bodo n’annonce rien qui vaille… Sa silhouette est interminable, son arrière train semble s’arrêter sur le goudron, directement… On ne peut pas dire que c’est un canon de beauté, si ? Sa calandre est immense, clinquante, comme l’ensemble de la carrosserie. Laquelle étonne par la base technique qu’elle cache : point de Mercedes ici, il faut traverser la Manche pour trouver sa lointaine origine. C’est une Aston Martin ! Une Vanquish, la sulfureuse Super-GT britannique. La Bodo en conserve l’habillage intérieur – habitacle, sièges, tableau de bord… – et surtout le moteur. Brabus augmente la taille des turbos et la puissance en même temps : 1000 chevaux à 6400 tours, 1200 Nm de 2900 à 5000 tours/minute ! Immense, elle s’étend sur plus de 5m mais ne dépasse 1,3m de haut. Brabus assure qu’elle pèsera 1774 kg à sec. En sachant que la Vanquish n’est pas un modèle de poids plume, et même avec l’utilisation intensive de la fibre de carbone, ce chiffre nous apparaît utopique… Cela dit, qui va vouloir mettre une Bodo sur circuit !? Certes, elle revendique une vitesse maxi de 360 km/h, mais son exclusivité (77 exemplaires à un million d’euros chacun) refroidit les ardeurs…
Quant à cette voiture, il ne s’agit que d’un concept-car pour l’instant. Celui-ci ouvre la voie au futur du constructeur ex-préparateur Alpina. Pour le directoire de BMW, cette nouvelle marque devrait permettre de combler le trou béant entre une BMW et une Rolls-Royce. En attendant de voir la version définitive, BMW nous met l’eau à la bouche avec la Vision BMW Alpina. Un coupé surprenant de 5,2 mètres de long dont la partie technique est tenue secrète. Elle ne nous intéresse que peu, elle ne prendra pas la route. En revanche, son style intrigue. Le constructeur dit s’être inspiré de la 507 pour l’élégance cachée dans les détails. Le travail de la calandre est minutieux, tant dans sa partie extérieure que dans ses recoins les plus dissimulés. Les jantes sont évidemment immenses, 22 et 23 pouces, et comptent 20 branches comme à l’accoutumée. À l’intérieur, il devrait y avoir un espace vaste pour 4 personnes, et l’habitacle est repris de la dernière Série 7. Le premier modèle de cette nouvelle marque est prévu pour l’année prochaine. Nous avons hâte !





