Catégories
Informations Nouveautés

BMW X1

Rien ne va plus chez BMW ! Après avoir renouvelé son vaisseau amiral Série 7 avec un design des plus audacieux, voilà que c’est l’autre côté de la gamme qui vient d’être repensé. Le plus petit SUV premium de la marque, le X1, se découvre dans sa nouvelle génération nommée U11. Le best-seller arrive, plus armé et charmant que jamais.

BMW a sa boule de cristal, et a bien vu, au milieu des années 2000, que le X3 avait trop grossi. Qu’il fallait une voiture un poil plus compacte pour ouvrir un nouveau marché et s’octroyer toutes les parts de marché. C’est dans cet esprit de conquête de nouveaux marchés qu’en 2009 est assemblé le premier modèle BMW X1. A l’époque, il a défrayé la chronique : il s’agissait du tout premier modèle BMW traction. Un choc ! Malgré tout, et comme il se destinait à de nouveaux marchés, à une nouvelle clientèle, son comportement routier n’importait guère aux yeux de cette nouvelle cible, et le X1 devient un véritable carton. Jaloux, Audi et Mercedes ont suivi le train en marche, en 2011 avec le Q3 et 2013 avec le GLA. Ces deux-là vivent leur 2ème génération, récemment restylée pour l’Audi et depuis deux ans sur le marché pour l’Etoile. Pour le GLA, il se dit qu’il s’agit de sa dernière génération, Mercedes souhaitant délaisser les voitures les moins rentables pour se concentrer sur le haut de gamme… BMW, elle, y croit dur comme fer, pour l’instant, et persiste. Après avoir écoulé 1,9 millions de X1 à travers le monde, voici venir la troisième génération.

Vous trouvez que rien ne change ? En réalité, si, il y a bien des changements. Tout d’abord, il change de plateforme. Il est le premier SUV de la marque à avoir été pensé pour accueillir toutes les motorisations dès son entrée sur le marché. A contrario, l’iX3 ne voulait juste pas laisser ses concurrents prendre des parts de marché sur son segment. Et qui dit nouvelle plateforme dit nouvelles dimensions. Pas tout le temps, mais en l’occurrence, si. En longueur, le nouveau X1 gagne 53mm, 24mm en largeur, 44mm en hauteur et 22mm en empattement. Ces dimensions le rapprochent de plus en plus d’un X3 de précédente génération. Pourtant, visuellement, on ne le croirait pas si grand que cela. Pour le différencier du précédent X1, il faut regarder la découpe du capot avec l’intégration des phares avant, très habiles. Et l’arrière, qui change très souvent sur les dernières BMW. Sinon, le X1, plus baroudeur des villes que des champs, intègre toujours les codes X, à savoir un design robuste, large d’épaule et avec des protections autour des passages de roues, et de grosses roues, allant de 17 à 20 pouces. En somme, il change en douceur, pour ne pas perdre une clientèle qui, ici, aime quand cela reste conventionnel. Les dimensions en augmentation favorisent-elles la qualité d’accueil à bord ? On l’espère.

Approcher la voiture à une distance inférieure à 3 mètres, et les phares vous joueront une cérémonie de bienvenue. Un gadget, assurément. Maintenant, avancer encore avec la clef ou votre portable faisant office de clef, pour n’être plus qu’à 1,5 mètres de la voiture, et elle s’ouvrira pour vous. La magie de la technologie…

Une fois la voiture ouverte, il reste à se servir de la poignée de la porte. Ainsi, nous découvrons un univers à la fois haut de gamme et technologique. Evidemment, la chose qui frappe en premier, c’est la taille des écrans. Inspiré à la fois du iX et de la berline i4, l’habitacle du X1 arbore un double écran. Le premier, juste derrière le volant, mesure 10,25 pouces, quand le second, en plein milieu et légèrement orienté vers le conducteur, 10,7. BMW réussit, mieux que les autres, à orienter l’écran central vers le conducteur sans exclure le passager qui peut aimer s’aventurer, lui aussi, dans les multiples paramètres que compte la voiture. La deuxième chose qui frappe : l’absence de boutons physiques, ou plutôt leur nombre devenu symbolique. Tout, ou presque, est contrôlable via l’écran central ou la commande vocale. Le X1 intègre en effet le nouveau logiciel BMW Operating System 8, toujours plus de technologie pour faciliter la vie des usagers… La console centrale, flottante, est inspirée de celle du gros SUV iX. Mais, à l’inverse de lui, le X1 est pensé pour recevoir toutes les motorisations possibles, de l’électrique au thermique pur – si, si, ça existe encore. Aussi, un sélecteur de vitesse au design inédit fait son arrivée. Une fois assis, on se rend compte que le X1 conserve son leadership dans le segment, avec une qualité de fabrication, d’ajustement, un excellent choix de matériaux. En somme, sa réussite est méritée. La largeur augmentée de la carrosserie favorise l’accueil à bord, avec, à l’avant, un meilleur espace pour les épaules et pour les accoudoirs.

A l’arrière aussi, l’agrandissement de la voiture est un bon point pour l’accueil. La banquette est capable de recevoir jusqu’à 3 personnes, avec une répartition comme suit : 40/20/40. Le siège central sera, une fois de plus, peu recommandable pour les longs trajets. Pour les grands gabarits, elle peut coulisser sur 13 centimètres. Les dossiers sont inclinables, et il est toujours possible de rabattre la banquette en 2/3-1/3. Avant comme arrière, les lumières d’ambiance devenues classiques aujourd’hui dans le segment, changent de couleur au gré des modes de conduite ou de la volonté des occupants de devant, qui peuvent sélectionner la couleur souhaitée via l’écran tactile. En option, ou de série sur la version électrique, il peut y avoir quatre ports USB-C dans la voiture. De quoi montrer, si on ne l’avait pas encore compris, que le X1 est une vraie voiture à vivre. Un petit tour dans le coffre est l’occasion de voir que, là aussi, l’allongement de la voiture a du bon, parfois. Cet espace propose 540 litres, et jusqu’à 1600 litres une fois la banquette rabattue totalement. Par rapport au précédent X1, on gagne respectivement 35 et 50 litres de coffre.

Mais aujourd’hui, il n’y a pas que les chiffres qui font vendre, il y a aussi une certaine part de technologie dedans, et d’économie d’énergie. C’est pourquoi, dès 2007, BMW a pensé aux besoins de la population, aux besoins de ses clients, en développant ce qu’elle appelle le BMW Efficient Dynamics Pack. Pour faire simple, ce Pack, cette idée, promet de tout mettre en œuvre, dès le début d’un projet de nouvelle voiture, pour que l’efficience soit maximale, pour diminuer les consommations d’énergie. Il est intéressant d’ailleurs de noter que, sur le X1, ce pack inclut un nouveau design pour les rétroviseurs. Plus travaillés aérodynamiquement, ils permettent de baisser les obstacles à la pénétration dans l’air et de limiter les bruits d’air, et donc favorise un confort acoustique. Au rayon de la technologie, on retrouve également le Drive Assistance Plus, une conduite autonome de niveau 2. Il intègre le contrôle de trajectoire, la capacité à rouler avec le régulateur adaptatif jusqu’à 180 km/h, et tout ça en conservant une bonne distance avec les autres véhicules. C’est magnifique. En option, le Drive Assistance Pro ajoute au cocktail la capacité à rouler jusqu’à 210 km/h avec le régulateur, et avance qu’il sait utiliser les données du GPS pour adapter l’allure de la voiture, les rapports de boite etc.

D’un point de vue de la sécurité, le X1 prend toujours très à cœur la volonté de ne pas perdre ses clients. Les airbags s’invitent alors un peu partout. Au volant, le conducteur ressentira une nouveauté, grâce à un dynamisme normalement en progrès. En effet, la marque a revu son DSC, son contrôle de trajectoire, et il serait plus efficace que jamais. Hâte de voir ça. Tandis que sur les versions xDrive, à quatre roues motrices, la sécurité est synonyme de répartition de la puissance et du couple sur le train avant ou le train arrière en fonction des données récoltées, pour ne pas faire perdre le contrôle du véhicule au conducteur. Le X1 compte également une technologie initiée dans la BMW Série 7 en 2015, le Reversing Assistance. Qu’est-ce donc ? Il s’agit d’un logiciel programmé pour se souvenir des 50 derniers mètres que la voiture a effectuée avant l’arrêt. Elle peut ainsi les reproduire, aux tours de volant près. Imaginons, vous êtes sur un parking de supermarché, vous savez que vous avez garé votre X1 à moins de 50 mètres d’où vous êtes actuellement, mais vous ne vous souvenez plus où. Une simple commande sur votre clef ou sur votre portable avec l’application MyBMW fera venir votre SUV juste devant vous. Utile ? Je vous laisse seuls juges.

Le BMW X1 marie la technologie avec l’ADN BMW et la famille. Tout cela n’est pas toujours compatible, mais il faut avouer qu’il fonctionne plutôt bien ici. Et cela se ressent également dans la gamme de motorisations qu’il propose.

Comme dit précédemment, le X1 est disponible en version tout électrique, ou plutôt sera, dès le mois de novembre prochain normalement, commercialisé sous le nom de iX1 xDrive30. Doté d’un moteur sur chaque essieu, un à l’avant et un à l’arrière, le SUV électrique dénombre 313 chevaux et 494nm de couple. A vocation urbaine et extra-urbaine, l’iX1 peut parcourir en 413 et 438 km en une charge. Le coffre du iX1 est plus petit que celui des versions thermiques, avec de 490 à 1495 litres. Lors de voyages longs, utilisant le GPS, l’iX1 vous dira où charger votre voiture pour rejoindre la destination avec un peu de jus. Ouf ! Voilà pour la technologie « de l’avenir ». BMW persiste et signe avec les versions essence et diesel, avec deux gammes de moteurs. L’entrée de gamme sera sûrement le X1 sDrive18i, en traction, d’une puissance de 136 chevaux, sans doute un peu faible pour faire bouger les 1500 kg de la voiture. C’est pourquoi la version X1 xDrive23i existe, forte de 204 chevaux. En diesel, nous retrouverons le X1 sDrive18d, de 150 chevaux, et le xDrive23d de 193 chevaux. Mais, qu’on se le dise, ces carburants ne sont pas en odeur de sainteté. Et les plus vendus seront les suivants : les hybrides. Le plus petit, le X1 xDrive25e, comptera sur le 3 cylindres 1.5 du sDrive18i, de 136 chevaux, mais accueillera une batterie sur un faux châssis arrière permettant de proposer 245 chevaux au total. Plus cher, et plus puissant, le X1 xDrive30e utilisera le même moteur thermique mais une plus grosse batterie affichera une puissance totale de 326 chevaux. L’un comme l’autre serait capable de rouler entre 78 et 89 km en tout électrique.

Le X1 semble arriver bien armé sur le marché, avec un large choix de moteurs, une offre technologique pléthorique. On dit que c’est peut-être sa dernière génération aussi, coûtant trop cher pour trop peu de rentabilité. Malgré tout, il représente l’avenir, grâce à sa déclinaison 100% électrique. Puisque, de toutes façons, d’ici 2035, l’Europe aura fermé la porte aux voitures 100% thermiques, BMW prend les devants, et annonce qu’en 2030, toutes ses voitures auront une déclinaison électrique. Elle avance également l’argument que de 1995 à 2020, elle a réussi à baisser ses émissions de CO2 de 53%. Elle ne s’arrêtera pas là, et envisage de recycler toujours plus ses modèles pour créer une économie cyclique, plus respectueuse de l’environnement. Mais ça, c’est pour les voitures de tous les jours. Car la semaine prochaine, BMW présente la première M3 Touring. Et on est loin d’être dans le même registre…

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

Laisser un commentaire