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BMW M3 CS

La fête ne se finit jamais à Munich. Jamais à court d’idée, Motorsport commence l’année 2023 avec une berline plus méchante, la M3 CS. Par rapport à la M4 CSL, elle perd la lettre légère, mais conserve la compétition et le sport. Pour quel résultat ?

BMW M4 CSL

Récemment, BMW a redonné vie à de fameux badges. Le CSL a donné lieu à une M4 CSL surprenant d’après la presse spécialisée. Capable de merveilles, elle présage le meilleur pour l’avenir de la marque. La 3.0 CSL, le cadeau à boîte manuelle, a réchauffé les cœurs des nostalgiques de la Batmobile. Et depuis 2017, BMW propose un badge moins extrême mais pas moins alléchant. D’abord utilisé sur la M4 F82, le coupé devient plus dynamique tout en restant joueur. En trouvant la carrosserie de la M5, il ajoute 10 chevaux et retire 70 kg, grâce au remplacement de la banquette par des sièges baquets, même à l’arrière. Il a trouvé aussi le chemin de la M3 F80, en donnant 460 chevaux et des réglages spécifiques. N’oublions pas, non plus, la M2 CS et ses 450 chevaux impatients de faire déborder l’arrière à chaque virage. Tout ça pour dire que, même si ces deux lettres sont jeunes, elles ont fait des merveilles. L’héritage se poursuit-il ?

Sur le papier… on douterait presque. La M3 CS nouvelle génération (G80) imite sa grande-sœur M4 CSL. Elle s’en inspire pour son capot ajouré, quelques pièces en PRFC (plastique renforcé de fibres de carbone) par-ci par-là, des voies légèrement élargies. La calandre béante dépourvue de grille laisse respirer le moteur. Seules quelques barres persistent, dont une arbore le badge M3 CS. Tout comme à l’arrière. La couleur est osée, mais réveille pour une berline, non ? Un passage à l’intérieur laisse perplexe. La M3 CS ne pousse pas le bouchon aussi loin que la M5 et conserve sa banquette arrière. On aurait aimé, pour faire baisser le chiffre de la balance, le retour des sièges baquets à l’arrière. Heureusement, des baquets sont à l’avant, les fameux initiés dans la M4 en 2020. Devant le passager, le badge M3 CS inspire confiance. L’instrumentation respire la modernité et la technologie, avec ce double écran de 12,3 et 14,9 pouces, présent depuis le restylage de la berline l’année dernière. 

Le bouton Start-Stop réveille le moteur, 100% thermique. Sous le capot, l’on retrouve sans surprise le 6 en ligne biturbo maison. Le fameux 3,0 litres augmente la pression de ses turbos de 1,7 à 2,1 bars pour accroître la puissance. Comme la M4 CSL, la M3 CS dénombre 550 chevaux à 6250 tours/minute. Plus bas, et dès 2.750 jusqu’à 5.950 tours/minute, le couple de 650 nm déboule. Les pneus ont fort à faire pour transmettre cette puissance au sol. Suffisamment dimensionné, avec une largeur de 275 à l’avant et 285 mm à l’arrière, ils sont également aidés par la transmission intégrale. Ce n’était que retarder l’inévitable annonce : la M3 CS est une intégrale. Disponible en option sur la berline et le coupé depuis cette nouvelle génération, le M xDrive permet de désaccoupler le train avant, et laisser le train arrière se balader à l’envie. Il suffit de désactiver le DSC, Dynamic Stability Control, et la berline sage devient une teigne. L’avantage de cette transmission réside dans ses départs canons. Le 0 à 100 km/h demande 3,4 secondes, et le doublé en 11,1 secondes. Une M4 CSL ne tient pas la comparaison bien longtemps. A contrario, l’inconvénient de cette transmission est sa masse. Et même avec sa cure d’allègement dite de 20 kg, la balance en affiche toujours 1765. Heureusement, le M xDrive dispose également d’un système Sport + qui envoie davantage de couple à l’arrière qu’à l’avant sur circuit, pour les moins expérimentés. Également, cela permet d’être une sécurité pour ceux qui ne veulent pas perdre le contrôle de leur berline à 157.000 € hors options et malus. Ça se comprend…

La M3 CS répond aux besoins de sa clientèle, qui se détourne de plus en plus des voitures difficiles à conduire. Avec sa transmission débrayable, la berline réussit à concilier la performance et les joies de la dérive. Toutefois, elle aurait mérité une plus importante perte de poids, qui expliquerait davantage son tarif proche du coupé…

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

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