Vous pouvez nous soutenir ici si vous aimez ce que vous lisez.

RCZ ou un ultime plaisir offert par le Lion à ses aficionados. À l’origine, ce n’était qu’un concept sans lendemain prévu. Un concept-car sur base de 308, la 308 RC Z concept. Tous les éléments stylistiques qui feront le succès d’image du RCZ sont là : les arches chromées, le double-bossage, les hanches presque exagérées… Le style s’inscrit dans la droite ligne de l’identité stylistique du design Peugeot du moment, presque gentillet. Par curiosité, nous aimerions beaucoup voir le RCZ revenir en série pour revoir ses lignes avec le courant du design actuel très incisif. Il est parfois bon de rêver… Le capot court embarque deux types de motorisations, diesel ou essence. Un temps a été avancée l’idée d’un RCZ hybride diesel, mais elle ne s’est jamais concrétisée, sans doute une bonne chose finalement !
Très demandé, le roadster n’existe pas. Pour profiter de l’air, il faudra ouvrir les fenêtres, et pour la luminosité faire confiance à la vitre arrière du taille plutôt imposante et au dessin original puisqu’il perpétue le double-bossage du toit. Du plus bel effet, même si pour le remplacer… le prix demandé est élevé. Preuve que parfois, il faut savoir souffrir pour être beau ! Une surprise se loge au niveau du coffre : il est vaste, très logeable. Encore plus quand on baisse les sièges arrière, ou ce qui s’apparentent davantage à des strapontins qu’à des fauteuils, où l’espace passe de 321 à 639 litres ! Bien des berlines n’en revendiquent pas autant… L’accès à bord du coupé s’effectue par l’ouverture de larges et lourdes portières sans encadrements de fenêtres, évidemment.


Grâce au Pack Confort, les réglages des sièges sont électriques, peut-être un détail pour vous mais quelques Ferrari actuelles ou d’un passé proche réglaient leurs assises via de vulgaires bouts de plastique… L’option des sièges chauffants s’apprécient les matins d’hiver, quand le pare-brise se dégage de la buée qui brouille la vision, ou quand le repas acheté au fast-food du coin perd trop rapidement sa chaleur. L’assise est basse, digne d’un coupé plaisant, mais trop haut par rapport à des roadsters pas forcément plus radicaux, comme des Mazda MX-5 ou BMW Z4 contemporains. Rien de bien méchant cela dit. Le tableau de bord de pare de cuir, une montre à aiguille – que le passé me fait plaisir – habille élégamment cet habitacle où se trouvent encore de nombreux boutons. Certains sont d’ailleurs plus utiles que d’autres : ouverture de l’aileron arrière, composition de numéros de téléphone, ou encore ouverture de l’écran. Cachez cet écran que je ne saurais voir ! Hop, une pression, et la dalle disparaît. Magique !
Non seulement il n’est pas toujours visible, mais en plus il n’est pas bien grand, pas bien à jour non plus, pas tactile (il faut jouer avec une molette pour naviguer dans les (sous-)menus, et infiniment loin. Point positif, ou pas, il y a un lecteur DVD dans le RCZ. Nous avons testé pour vous : il est possible de regarder un film en roulant, à condition de ne pas avancer à plus de 10 km/h. Difficile… mais pas impossible ! Un mot très rapide sur les places arrière, il y a bien deux ceintures, mais la position est très inconfortable. Pour peu que vous dépassiez le mètre cinquante de haut, l’accès est déjà bien complexe, et les genoux sont aussi rapprochés du buste que le dos orienté vers l’avant, la faute à un dossier peu incliné vers l’arrière. La tête, quant à elle, est penchée, auquel cas elle touche la vitre à chaque instant. Aucun doute, les meilleures places sont à l’avant. Mais en passager ou en conducteur ?


Dans cette version d’essai, le quart de tour suffit à réveiller le 4 cylindres Peugeot de 200 chevaux. Une puissance copieuse pour une utilisation quotidienne. Mais parfois, il faut savoir évacuer le stress d’une journée harassante, alors quand quelques virages se dessinent sur le chemin vers la maison… Position sport enclenchée, aileron relevé, et l’aiguille du compte-tours de s’affoler. Oui, parce qu’il s’agit là encore de vraies aiguilles ! Ah… le bonheur… Le ronron habituel gagne en décibels à mesure que l’appui sur l’accélérateur se fait plus prompt. Les virages s’enchaînent, le train arrière suit le train avant sans broncher, aucun doute : Peugeot sait y faire avec les châssis de traction ! C’est efficace, mais personnellement, la confiance habituelle n’est pas arrivée ici. Malgré bien des kilomètres avec, j’ai peiné à bien trouver le point de patinage, à connaître le gabarit, à prendre pleinement du plaisir avec… Ma place favorite restera donc sur le siège passager. Peut-être qu’avec 270 chevaux…
Modèle ô combien important dans la gamme, le RCZ dérogeait à la règle classique de la nomenclature avec un 0 au centre, comme l’extrême inverse Peugeot Ion. Nous attendons donc, en vain, un retour de ce type de carrosserie dans l’espoir que nos rêves deviennent réalité. Ne dit on pas justement que l’espoir fait vivre ? La réussite de l’Alpine A110 est bien une preuve que l’idée de la voiture de sport à la française peut fonctionner, à condition d’y croire.


Une réponse sur « Peugeot RCZ »
[…] à grands pas. Et surtout : je n’ai pas de carrosse ! Notre ami photographe prend place dans le RCZ ouvrant la voie, mais moi… je n’en ai pas de place. Heureusement, une âme charitable m’accueille dans sa […]