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Mini Cooper

Mini entame, avec cette nouvelle Cooper, un renouvellement total de sa gamme, elle qui doit passer à l’électrique avant 2030.

La mode des anciennes remises au goût du jour a commencé avec elle, la Cooper. Car, à la base, la Mini est un modèle d’Austin. Le cahier des charges de base stipulait de devoir accueillir 4 adultes et leur bagage dans un minimum d’espace. La conception de ce modèle dont la renommée grimpe vite est signée Alec Issigonis, grand ingénieur des voitures malines. Le projet est accepté par la BMC, British Leyland Company, et la Mini débarque sur les routes en 1959. Deux ans plus tard, le pilote John Cooper s’intéresse à cette voiture. Lui trouvant beaucoup de qualités pour la performance, notamment ses dimensions, son moteur et son comportement, Cooper améliore la recette. La Mini continue sa vie jusqu’en 1994, date à laquelle BMW rachète les droits, avec pour idée de décliner une gamme autour de ce concept minimaliste. La Mini s’embourgeoise, tout en cultivant la nostalgie. Presque 30 ans après ce rachat, la gamme entreprend de grands changements, notamment celui qu’elle prévoit pour la prochaine décennie, de rendre sa gamme 100% électrique. Pour le moment, elle électrifie la Cooper, pour de bon. 

Au moins, le changement de génération se voit. Cooper, cinquième du nom, arrive avec des changements plus importants que son physique semble dire. Si la silhouette reconnaissable n’évolue que par petites touches, les détails diffèrent. Par exemple, la calandre ajoute deux nouveaux côtés, devenant octogonale. Ou encore ses phares, se séparant des entourages en chrome. Et pour cause, la nouvelle Cooper avance une nouvelle approche stylistique appelée Charismatic Simplicity. Ce dernier se caractérise, notamment, par l’absence des entourages des phares, mais aussi par l’ablation des passages de roues noirs, de l’arrivée des poignées de portes affleurantes. Mais l’héritage reste toujours. Le profil, inimitable, surjoue les codes Mini, avec ses grosses roues, son empattement gigantesque et ses petits portes-à-faux. Il semble encore amoindri à l’arrière, ce qui n’augure rien de bon pour le coffre… Et pour cause, il dispose de 211 à 731 litres. Le travail de l’arrière s’apprécie également, avec ces deux feux verticaux et cette élégante bande les joignant. L’aérodynamique a été très travaillée, ce qui se perçoit à l’arrière avec cet imposant aileron, permettant à la Mini d’avancer un Cx de 0,28, tout simplement excellent pour une citadine. 

Les changements continuent à l’intérieur, où le mot épuré prend tout son sens. À bord, on se sent libre, tant l’espace apparaît volumineux. Le cuir s’absente pour laisser place à des matériaux recyclés et recyclables plus durables… mais pas forcément qualitatif. Le large volant comporte deux à trois branches, comptant 12 boutons. Derrière le volant, point d’écran. La première Mini n’avait pas de compteur devant le conducteur, donc sa descendante n’en a pas non plus. Tout se passe soit via l’affichage tête haute, soit sur l’écran central, plutôt imposant. L’écran central en forme de cercle mesure 24 pouces de large. Il intègre la neuvième génération de l’interface digitale Mini, promise plus rapide, plus intuitive, et avec un nombre incalculable d’applications disponibles… C’est bien simple, nous n’avons plus de voiture mais des prolongements de nos portables. D’ailleurs, si le vôtre le permet, la Cooper peut recharger votre smartphone avec son espace prévu pour la recharge à induction, juste en dessous de l’écran. Derrière les deux sièges avant, une banquette peut accueillir jusqu’à trois occupants, mais comme de coutume dans ce type de véhicule, deux seront plus à leur aise. 

D’autant qu’il faut veiller à ne pas trop alourdir la bête, elle qui doit déjà composer avec une autonomie… de citadine électrique. L’offre se compose de deux tailles de batterie, et donc de deux puissances. La Cooper E embarque une batterie de 40,7 kWh distribuant 184 chevaux et 290 nm de couple. Elle est capable de vadrouiller jusqu’à 305 km en une seule charge. La Cooper SE a droit à une batterie de 54,2 kWh admettant 218 chevaux et 330 nm de couple. Plus sportive, plus rapide en accélération – 6,7 secondes de 0 à 100 km/h contre 7,3 pour sa sœur jumelle – elle autorise une plus grande distance avec une charge, équivalente à 402 km. En seulement 30 minutes, la Cooper peut passer de 10 à 80%, autorisant une tension de 75 kW pour la E et 95 kW pour la SE. À ces versions de batteries s’ajoutent les finitions, desquelles dépend l’orientation des barres leds des phares avant, horizontales, verticales… Il faudra donc choisir entre la version Essentiel, son nom dit tout, la Classic, dont les changements se verront plus à l’intérieur, la Flavoured, dont les changements se verront à l’extérieur, et la John Cooper Works, dont la proposition stylistique sera plus sportive. 

La Cooper avance de solides arguments extérieurs. Son intérieur mêle le bon – l’écran – et le moins bon – le tableau de bord. Son autonomie paraît suffisante… à condition d’avoir une seconde voiture à côté. Reste à savoir le prix, encore inconnu jusqu’ici. 

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

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