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Lexus ES

Ce n’est pas parce qu’il est en perte de vitesse qu’il faut abandonner le segment des berlines ! Lexus le sait, elle qui a commencé sa vie avec la routière ES il y a de cela plus de trente ans. Un modèle historique qu’elle renouvelle.

Lexus ES 300h 2019

ES, comme le baccalauréat jusqu’en 2020. Échec scolaire pour certains, économique et social pour d’autres, ces deux lettres signifient tout autre chose chez Lexus. La coutume veut que le S signifie Sedan – berline – et le E Exécutive. Une longue berline routière rivale des BMW Série 5, Mercedes-Benz Classe E et Audi A6 qui, hasard du calendrier ou non, ont été renouvelées il y a peu (deux ans pour l’hélice et l’étoile, mais avec une telle débauche technologique qu’elles seront à la page pour encore des années…). Concernant l’électrification, trois choix sont possibles. Soit, rien de plus qu’une batterie de 48V pour les Mild-Hybrid. Soit, une architecture multi-énergies comme la BMW Série 5. Soit, deux plateformes distinctes pour briller tant dans le thermique que dans l’électrique, mais qui obligent à dessiner une nouvelle carrosserie, et à avoir deux modèles pour un même segment. Choix difficile… Et Lexus dans tout ça ?

En Europe, la berline n’était disponible que dans sa version 300h, associant un 4 cylindres 2,5 litres à une batterie de 1,6 kWh. Une hybride non rechargeable au look détonnant et aux prestations haut de gamme.

Rebelote en 2025 avec un style à la fois original et toujours élégant. La face avant rappelle le regard du SUV Toyota bZ4X, avec une touche de Lexus RX. L’absence de vraie calandre ajourée étonne autant que sa présence créée par les lignes fascine. Le style est acéré sur l’avant alors que le profil adopte une ligne déroutante qui se confond avec l’arrière-plan de la photo. La voiture grandit dépassant allègrement les 5m (5,14 soit 16,5 cm de plus !) dont la moitié est au profit de l’empattement. Lexus l’affirme, les dimensions ont été calculées de façon à offrir un parfait équilibre esthétique à la voiture. Sa ligne apparaît fluide, complexe pour une voiture de grande série mais telle est la philosophie de la marque. La carrosserie se termine par un arrière-train aussi complexe surplombé d’un becquet prononcé et d’un pare-chocs accentué par deux extracteurs d’air aussi imposants que ceux de l’aile avant. Il n’y a que Lexus pour produire de tels designs !

Lexus ES 2026
Lexus ES 2026 Intérieur

À l’inverse, pour l’intérieur, Lexus annonce avoir voulu supprimer les excès de détails superflus, préférant offrir un espace sobre et propre. Et, évidemment, technologique. Ces différents aspects sautent aux yeux en regardant cette planche de bord largement horizontale sur laquelle est installée une immense tablette tactile de 14 pouces. C’est autant que la précédente ES, mais cette fois-ci elle ne s’accompagne pas d’innombrables boutons intégrés dans un espace fort complexe. Le nombre de boutons est fortement réduit, et ils sont quasiment visibles. Grâce à la technologie Hidden Tech, les boutons ne s’illuminent que lorsque la voiture est allumée, le reste du temps ils sont cachés dans le tableau de bord. Plutôt malin pour alléger visuellement le tableau de bord. Et Lexus de devancer les questions en affirmant qu’il y aura comme un retour haptique pour ressentir la pression sur le bouton.

Le combiné d’instrumentation est, désormais traditionnellement, un écran digital, ici de 12,3 pouces. Plutôt qu’un rectangle classique, Lexus a préféré installer un hexagone, moins lourd visuellement sans doute. Le volant compte toujours autant de boutons, et copie la mode consistant à retirer le logo du volant et préférer le nom de la marque, inscrit en toutes lettres. Un détail. En parlant de volant, sa direction est progressive, légère et courte à basse vitesse et se durcissant à mesure que le compteur affiche des chiffres élevés. Le conducteur et ses passagers reçoivent les services de nouveaux sièges pensés pour augmenter encore le confort. Deux places apparaissent plus intéressantes que les autres : derrière le volant, pour se délecter de la conduite grisante d’une berline et derrière le passager avant puisque le siège arrière opposé au conducteur peut s’incliner (option) et même rabattre le siège avant pour allonger l’occupant arrière.

Lexus ES 2026 Intérieur
Lexus ES 2026

Parfait pour savourer un long trajet après ou avant une journée stressante… L’environnement intérieur fait la part belle au cuir synthétique, une conscience écologique qui ne cesse de grimper ces derniers temps, et qui conduit Lexus à penser cette voiture de telle manière à baisser son empreinte carbone à la fabrication. Et dans sa vie postérieure. Chaque trajet devrait être relaxant, les sièges ont été pensés pour réduire la fatigue et l’isolation phonique (verre plus épais) améliorée. Ça promet ! Quant au système audio, Mark Levinson continue d’officier dans cette nouvelle berline japonaise. Et techniquement alors ? On n’arrête pas le progrès ! À l’avant, l’antique solution MacPherson est de la partie mais surtout l’arrière accueille enfin des supports multi-bras ! 

D’un point de vue des technologies embarquées, elle fait le plein aussi, avec un régulateur adaptatif fonctionnant avec les données GPS dans le but de reconnaître les routes traversées et les limitations de vitesse à respecter. En l’activant, la voiture pourra donc ralentir toute seule à l’approche des ronds-points et des villes et villages. Espérons seulement que les mises à jour seront fréquentes : le nombre de rond-point ne cesse d’augmenter !

Lexus ES 2026
Lexus ES 2026

Tout n’est pas encore annoncé pour les motorisations. Tout juste savons que l’Europe peut se sentir lésé. Nous n’avons droit qu’à la motorisation 300h associant un 4 cylindres 2,5 litres à une petite batterie délivrant ensemble 201 chevaux, disponible en traction et en quatre roues motrices. Les autres marchés, plus porteurs, ont droit à une 350h ajoutant 46 équidés… Sur le point d’électrification, la Lexus copie la solution de la BMW. En effet, l’ES sera déclinée en électrique, dans la 350e (traction de 224 chevaux) et 500e (intégrale de 343 chevaux) dont on ne sait… rien de plus. Sans doute partagent-ils la batterie du dernier C-HR +, mais rien n’est sûr à 100%.

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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