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Un temps, il a été question d’une troisième grande génération de Honda NSX. Cette sportive japonaise a tenu la dragée haute au milieu des années 90 à toute la production automobile européenne, Ferrari compris ! Un poids contenu, une puissance largement suffisante issue d’un moteur toujours disponible, et des technologies avancées pour l’époque, la recette est connue mais assez rarement aussi bien maîtrisée. Par la suite, Honda l’a fortement restylée, en a décliné des versions plus musclées, mais jamais elles n’ont eu la pureté de l’originale… Même chose pour la seconde génération, sortie en 2015, hybride ! Une excellente sportive hybride, l’une des premières, mais elle a eu raison trop tôt… La prochaine itération, si on en croit les articles d’il y a trois ou quatre ans, si elle devait sortir, devrait ne plus avoir aucun moteur thermique… En considérant le marché actuel, nous ne sommes pas certains de la réussite d’un tel modèle !
Toujours est-il que la possibilité de perte d’un moteur thermique pour une sportive, nous, ça nous chagrine. Et ça nous donne encore plus envie de profiter de notre époque actuelle, loin d’être excellente mais qui, grâce à quelques passionnés illuminés, sait nous égayer un peu. Parfois.
Et cette voiture fait partie de cette catégorie de joyeusetés sur quatre roues. Pourquoi ? Deux choses. D’abord, une base technique que nous avons appris à apprécier, d’autant plus ces dernières années, celle de la NSX hybride. Enfin, un mariage esthétique façonné par un bureau de design historique qui s’essaye pour la première fois à l’exercice du néo-rétro. Italdesign est un bureau de développement indépendant fondé par Giorgetto Giugiaro, ex-Bertone et Ghia, qui a créé sa propre maison en 1968. Il a dessiné quelques unes des autos les plus intemporelles de l’histoire, des Maserati Quattroporte, des Fiat, des Volkswagen… Plus récemment, dans l’automobile de luxe, elle a recarrossé quelques Nissan GT-R en R50, des Lamborghini Huracan en Zerouno. Des carrosseries plus agressives que leurs bases mais qui ne s’inspirent pas vraiment du passé.


À l’inverse, cette NSX Hommage respire le passé sans être passéiste ni maladroit. Immédiatement, l’allure de la NSX hybride saute aux yeux. La même faible hauteur, les mêmes rétroviseurs, les mêmes « ailettes » entre le cockpit et les ailes arrière. Mais comme le diable s’y cache, les détails sont d’autant plus savoureux à déceler. Et à force de la regarder… on se dit que Honda aurait dû la sortir comme ça ! La partie supérieure de la carrosserie, certes marquée par des ouvertures, des échancrures, des arêtes, est bien plus lisse et élégante que la partie inférieure, volontairement sportive et musclée pour montrer le travail façonné avec l’air. Ça passe par le bouclier avant très ouvert, Italdesign évoque même un H caché, souligné de rouge, et bien évidemment l’arrière d’une incroyable complexité et sportivité.
Le rappel du passé est évident sur deux éléments esthétiques et aérodynamiques. Il y a, d’une part, la prise d’air capturant l’air sur le toit pour le diriger ensuite vers le moteur, un clin d’œil élégant à l’incroyable NSX-R GT. Et puis, l’immense aileron arrière, appendice iconique de la NSX originale qui gagne une importance sécuritaire en devenant un bandeau de feux. À l’intérieur, les changements ne sont pas aussi originaux. À vrai dire, il n’y en a pas vraiment. La console centrale reste identique, des liserés rouges peuvent hausser le ton de sportivité mais sans extravagance. La fibre de carbone s’invite par endroits, probablement davantage pour l’esprit sportif que la perte de poids. Comme on dit : c’est l’intention qui compte ! On aurait aimé plus de fantaisies à l’intérieur. Dommage.

Alors, convaincu par cet hommage ? Sachez que Honda a donné son aval sur cette réalisation et qu’il serait possible de transformer des NSX en Tribute. Évidemment, il faudra y mettre le prix. Et avoir une NSX… avec volant à droite, exclusivement.


