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Du Q2 au Q8, il est difficile de ne pas trouver son bonheur dans la gamme des SUV Audi ! Du petit SUV presque urbain au grand SUV coupé cousin de Porsche Cayenne et Lamborghini Urus, en passant par les incontournables Q3 et Q5 déclinés eux-mêmes en carrosseries coupés, et les quelques versions électriques à nomenclature paire, vestige de l’ancienne stratégie électrique, il y en a pour tous les goûts ! Les dernières générations d’Audi Q mettent un point d’honneur à la différenciation mais aussi à agrandir les calandres. Plus que jamais, la Single Frame est incontournable, on est infiniment loin de la petitesse de celle de la Nuvolari ! Et encore davantage avec le Q9…
Autant le dire tout de suite, comme ses concurrents, le Q9 n’a pas vocation à truster les premières places des ventes en France, ni même en Europe globalement. Il vise directement les Mercedes-Benz GLS et BMW X7, deux véhicules déjà bien installés sur le segment – surtout le premier qui vient d’être renouvelé. Pour ce faire, un nouveau chiffre s’associe à la lettre des SUV, le 9. Plus luxueux et innovant que l’A8 ? En quelques sortes oui. Car le Q9 mesure 5,3 mètres de long, 2 mètres de large, 1,79 de haut et dispose d’un empattement de 3,14 m. On n’est pas si loin d’un Rolls Cullinan, la prestance britannique en moins. Si vous trouviez un Q8 trop pataud, regardez ce paquebot. Prenez le dernier Q7 et rajoutez lui quelques centimètres, voilà le Q9 ! Ils partagent quasiment la même face avant, le même arrière… Le bouclier avant profite d’un espace plus vaste pour agrandir toutes ses ouvertures et ses projecteurs latéraux. Les minces feux de jour dessinent de nouveaux segments internes, classique chez Audi.

Idem à l’arrière où, pour la première fois nous assure le constructeur, les feux arrière utilisent la technologie OLED à partir de laquelle les segments internes changent eux aussi.

L’accès à bord est facilité par des portes à ouverture automatique, lesquelles détectent si un obstacle ne permet pas de fermer la porte, ou de l’ouvrir. Comme… un humain le fait. Trois rangées de sièges et deux configurations possibles : 6 sièges indépendants ou 7. Qu’importe le choix, tous se règlent électriquement et indépendamment les uns des autres. Chaque rangée a droit à des ports USB-C, à la puissance de charge différente. Ceux à l’avant sont, naturellement, plus choyés avec des espaces de charge à induction. Le reste de l’habitacle est composé de trois grands écrans qui occupent tout l’espace… Audi insiste sur l’espace à bord, qu’il qualifie de vaste, ce qui est la moindre des choses en considérant les dimensions !
Il va sans dire que si le luxe c’est l’espace, le luxe actuel pour le trio premium allemand, c’est aussi la technologie, le confort. La conduite semi-autonome avance, doucement mais sûrement. En vérité, apprécie-t-on vraiment la conduite assistée si on est toujours obligé de l’assister ? Nous, nous préférons garder 100% du contrôle et se contenter du reste des technologies à bord. Notamment ce grand toit panoramique, le plus grand jamais installé sur une Audi, lequel – et c’est important de le signaler de nos jours – filtre 99,5% des UV ! Il compte aussi des dizaines de leds illuminant le ciel de toit, la nuit… Ajoutez à cette ambiance féérique un environnement sonore signé Bang & Olufsen qui fournit son système 4D doté de 22 haut-parleurs et vous n’aurez tout simplement plus envie de quitter le véhicule !


Car finalement, c’est encore à bord qu’on est sûr de ne pas voir le dessin géométrique et pas forcément très élégant du Q9. Comme Apollinaire qui aimait dîner au premier étage de la Tour Eiffel car c’était le seul endroit de Paris où on ne voyait plus le monument (qu’il détestait) ! Mais tout n’est pas parfait. Par exemple, les sièges avant ne sont chauffant, ventilés et massants… seulement en option ! Pour un véhicule de ce calibre, de ce segment, de ce tarif, c’est difficile à concevoir…
D’un point de vue technique, le Q9 reprendra sans doute de nombreuses mécaniques du Q7. Pour l’heure en France, il n’est disponible qu’en V6 diesel de 299 chevaux et au couple dantesque de 630 Nm, tout à fait suffisant pour tirer une Caterham (par exemple !). Il existera en version S dans laquelle un V8 de 530 chevaux officiera. Je n’ose à peine imaginer le montant du malus en France : poids et émissions excessifs… Pour le manier plus aisément sur route, le Q9 s’octroie les services du traditionnel système Quattro, logique pour une Audi, et des quatre roues directrices, ce qui, au regard du gabarit du SUV, n’est pas du luxe ! Les différentes caméras disséminées autour de la voiture permettront sans doute de faciliter les manœuvres et ainsi de ne pas abimer les jantes, à choisir selon 4 tailles, de 20 à 23 pouces !

