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Ça ne se voit pas tant que ça, mais l’A110 va bientôt entrer dans sa 8ème année de carrière. Pour une sportive, c’est un chiffre élevé. Et sa fin est proche. Et sa relève sera électrique, comme nous l’avait annoncé Luca De Meo lors de la Renaulution. Et comme toute la gamme. La nouvelle gamme Alpine est pour l’instant portée par la citadine A290 qui intrigue autant qu’elle attire. Nous avons hâte d’en prendre le volant, autant qu’on craint l’arrivée de l’A110 électrique… Quant à l’A390 de série, on sait quelques éléments. D’abord, il s’agira d’un crossover (oui, électrique) polyvalent comme son nom l’indique. En effet, le 90 de son patronyme signifie qu’il est utilisable au quotidien et le chiffre des centaines indique sa taille sur le marché. Le ß disparaîtra lors de l’arrivée du modèle de série.
Mais comme nous n’avons droit qu’au concept pour l’instant, intéressons-nous à lui. Alpine l’a pensé comme une A110 5 portes et comme une « racing car in a suit », une voiture de sport plus habillée pour offrir plus de polyvalence. L’extérieur disions nous serait fidèle à 85% au modèle de série. Alors, quels sont les éléments qui vont changer d’ici quelques mois ? La taille des jantes peut-être, ici exagérée : 22 pouces à l’avant, 23 à l’arrière. À l’avant, la silhouette des optiques composés de multiples triangles « Cosmic Dust » devrait être de la partie à en croire la photo du dream garage dans la pénombre. Le diffuseur et le bandeau de feu se déployant sur 80 mm ne devraient pas être aussi imposants, aussi importants dans le modèle de série. Les rétroviseurs vont, à coup sûr, disposer de miroirs à la place des caméras. Et le bouclier risque de troquer la complexité pour une solution plus simple.


À l’intérieur, deux ambiances sont dessinées et, si à l’extérieur on essayait de déjouer le vrai du faux, ici impossible d’imaginer ce qui arrivera sur la route : tout est conceptuel. Deux ambiances donc, une pour chaque rangée de sièges. L’ouverture des portes antagonistes et sans montant central permet d’augmenter la volonté de vivre à bord de ce véhicule. Commençons par l’arrière. Il s’agit d’une banquette construite d’un seul bloc et tout de blanc vêtue censée imiter la neige fraîche sur laquelle on marche la première fois. Pas de couture, pas de délimitation franche, les deux assises sont séparées par une sorte de tunnel central bombé. En haut, le toit panoramique est scindé en deux par la ligne aérodynamique qui court de la partie avant à l’arrière de la voiture, rappelant l’A424 d’Endurance.
L’avant justement surfe sur cette appartenance au monde du sport automobile en arborant deux jolis sièges baquets disposant d’harnais pour s’attacher. Ça promet du sport ! Et le cockpit d’appuyer ce fait. Un cockpit avec un triangle lumineux avec la pointe vers le pare-brise qui affiche les informations nécessaires à la conduite à plusieurs endroits… Le volant n’y va pas par quatre chemins : ra-di-cal ! L’inspiration de la Formule 1 est claire, nette. Le bouton Overtake prenant place sur la partie gauche sera commune à tous les modèles de série de la marque. Au centre, la console centrale tire son inspiration d’un bloc de roche sur lequel sont disposés les boutons P-R-N-D de la boîte de vitesses. Deux positions de conduite sont proposées, l’une « confort » l’autre « F1 » basculant le siège vers l’arrière pour garantir une position allongée digne d’une monoplace.


D’ailleurs, en clin d’œil à la sportivité, le « sol » de l’habitacle est conçu en carbone recyclé garantissant un rappel au goudron lorsqu’on roule vite… Pour mettre en route la voiture, il faut placer la clef, en l’occurrence un joyau, un cristal, au centre du volant et le moteur s’ébroue. Que dis-je, les moteurs se mettent en route. Car il s’agit bien d’une électrique qui multiplie ses moteurs comme Bugatti multiplie ses cylindres. Rien n’est dit sur le type de moteurs, mais Renault (et donc Alpine) apprécie le travail fourni par les moteurs à rotors bobinés déjà présents sur les Megane, Scenic, R5 et A290 entre autres. Il y a donc peu de chance pour qu’il en soit autrement dans ce modèle. En revanche, là où l’A390_ß diffère de ses collègues c’est dans ses choix techniques puisqu’elle dispose d’un moteur à l’avant et d’un moteur par roue arrière (au nombre de deux). Voulue la plus dynamique possible, elle apporte la technologie du couple vectoriel (existant chez Lamborghini, Ferrari ou encore Aston Martin et Bugatti) sur une gamme bien plus grand public. Pour rappel, ce système transmet plus de couple sur la ou les roues extérieures au virage pour améliorer la maniabilité. Et peut même ralentir plus facilement la roue intérieure qu’un simple système fonctionnant avec les freins.
Ce dernier devrait trouver la voie de la voie publique dans la version de série attendue pour bientôt. À l’impatience de la voir se mêle la crainte de la déception. Restons objectifs et attendons…
