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Alfa Romeo, comme la moitié des marques du groupe Stellantis, se positionne sur le segment premium, face aux BMW Mercedes et Audi, en ajoutant une dose de sportivité dans la conduite et des lignes latines pour flatter la rétine. Loin des dessins conventionnels allemands, les Alfa ont toujours eu ce petit détail, parfois bien caché, pour rendre fous les amateurs. Les Alfistes aiment les défauts, les quelques écarts de leurs carrosseries, car elles sont belles avec, voilà tout. Et même de nos jours, elles cultivent cette différence qui les rendent si uniques et passionnelles. Mais à force de ne parler qu’aux passionnés, les ventes s’effondrent… C’est bien beau d’assembler une jolie berline, cela dit ce sont les SUV désormais qui se vendent. Alors, on en propose aussi !
Depuis 2022, Alfa Romeo a étoffé sa gamme en donnant au Stelvio un compagnon de route, le Tonale. Il sort quelques mois après un concept-car si peu conceptuel qu’il se retrouve presque tel quel sur la route ! Après trois années de vie plus ou moins agréables, le Tonale connaît un restylage de mi-carrière.
Il a eu lieu en octobre dernier, mais les premiers exemplaires sont attendus dans le début de l’année 2026. Une profonde mise à jour esthétique permet de bien distinguer les deux générations. À l’avant, le bouclier est revu totalement, en particulier la partie basse composée des entrées d’air, élargie et d’un seul bloc contrairement à précédemment, où les échancrures donnaient à la voiture un air large. La barre noire comprenant les phares s’épaissit et se confond avec les optiques. Au centre, le scudetto adopte un logo en noir et blanc et quatre ouvertures le surlignent, lui donnant des airs de Junior en plus imposant. Surtout, la plaque d’immatriculation migre au centre de la carrosserie, gâchant une partie de l’originalité chère aux Alfa… Les jantes vont jusqu’à une taille de 20 pouces et au centre d’elles se trouve le nouveau logo en noir et blanc.


À l’intérieur, les écrans dominent forcément, mais bien moins que chez la concurrence, ce qui nous enchante ! Le volant compte sur des commandes physiques, des vrais boutons pas des imitations à retour haptique. Derrière, les doigts trouvent rapidement les deux palettes solidaires de la colonne de direction tandis qu’au centre de l’habitacle, sur le tunnel central, le traditionnel sélecteur de vitesses – très imposant dans le précédent – a disparu. En réalité, il a été remplacé par un sélecteur rotatif, bien moins massif. Cela facilitera probablement le rangement du téléphone juste sous la console centrale disposant d’une source de charge à induction. Plusieurs couleurs d’éclairage égaient l’habitacle un brin sombre, quoique réhaussé de quelques surpiqûres, dont une fonction produisant un dégradé… On n’arrête pas le progrès, paraît-il !
Une phrase dans le communiqué de presse nous rappelle l’ADN d’Alfa : « tout commence dans la mécanique, l’électronique ne vient que sublimer l’expérience ». À bord d’un SUV, vraiment ? Eh bien, pas loin ! Le Stelvio, le grand-frère, est un des SUV les plus plaisant de sa génération, en particulier en version QV. Alors que signifie cette phrase ? Que le Tonale, aussi classique semble-t-il être, soigne son comportement et l’améliore en subissant ce restylage. Les voies sont élargies par exemple, contrant le roulis et le sous-virage. Les suspensions sont réglées sur un calibrage sportif. Seulement, sous le capot, aucun des moteurs disponibles ne lui fera crisser les pneus arrière en butée de contre-braquage – sur sol sec. Trois moteurs et motorisations sont vendues, un diesel (oui, encore !) de 130 chevaux, un hybride léger (48V) de 175 chevaux (+15) et un hybride rechargeable de 270 chevaux (-10) promettant environ 70 km d’autonomie électrique !

Comptez plus de 40 000 € pour chacun, sans compter les options indispensables et celles qui personnalisent le Tonale, à l’instar de la peinture extérieure à choisir entre 8 teintes qui lui vont à ravir.

Cela peut vous sembler beaucoup d’argent mais… ce n’est rien comparé aux prochaines actualités d’Alfa. Car au Salon de Bruxelles, le constructeur a présenté une Giulia tout à fait spéciale, une Giulia Quadrifoglio Luna Rossa. Il s’agit du premier modèle d’Alfa Romeo appartenant au département BottegaFuoriserie, un programme de personnalisation et de performance conjoint avec Maserati. Luna Rossa, spécialiste dans l’univers de la voile nautique, prête main-forte à Alfa Romeo pour concocter « la plus extrême des Giulia Quadrifoglio ». Vraiment ? Et les GTA et GTAm ? Elles n’offrent que des performances de sans-permis ? La plus rare, à n’en pas douter : 10 unités seulement. Avec cet attirail aérodynamique original et fonctionnel, cette Giulia génèrerait 140 kg d’appui à 300 km/h, vitesse rarement voire jamais atteinte sur circuit, selon la même répartition d’appui que la Giulia QV originale. Sous le capot en revanche, même moteur : le V6 biturbo 520 chevaux, soit 20 équidés de moins que les GTA et GTAm. Le prix ? Étant donné la rareté, probablement… trop cher. Et ce sans compter le malus !
Les vieux modèles font de la résistance ! La remplaçante de la Giulia devrait arriver en 2028, une éternité pour un modèle sorti en 2015… De même, le Stelvio doit se contenter d’attendre la retraite… sans jamais savoir réellement quand elle arrivera. Signe d’une fin proche, l’offre moteur se réduisait à deux moteurs. Récemment, les diesels ont fait leur retour. Mais surtout, nos cœurs de passionnés ont retrouvé leur vigueur en voyant que les versions Quadrifoglio faisaient leur grand retour ! Disparues entre 2024 et 2025, Alfa ne faisait qu’écouler ses stocks avec des éditions spéciales. Leur retour, que le constructeur justifie par une forte demande de la clientèle (avec comme intermédiaires les distributeurs), nous remplit de joie. Il y a quatre ans j’avais pris le volant d’une Giulia QV de première génération et en étais sorti avec un sourire indéfectible. Encore aujourd’hui, je souris en pensant à elle…

