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Longtemps, Volkswagen n’a eu que deux SUV dans sa gamme : le Tiguan et le Touareg. En attendant que les ventes explosent, les Allemands ont donc testé des designs, expérimenté des lignes, des philosophies avec leurs innombrables concept-cars annuels. Au début, on n’y voyait que du feu : le Cross Coupé imaginait un semblant de Tiguan reprenant la silhouette du X6 en 2012. Puis, il y a eu le Cross Blue et son dérivé coupé, qui ne révolutionnaient pas le genre en conservant les dimensions d’un Tiguan. À l’inverse, le Taigun imaginait un SUV plus petit. De son côté, le concept T-Roc arborait une allure propre : une carrosserie 3 portes ! Le T Prime et le T Cross expérimentaient encore des véhicules plus petits. Avant que, enfin, Volkswagen se décide à intégrer ses marchés en les inondant à partir de 2017 en commençant par le T Roc de série. Place maintenant à un nouveau venu qui imagine combler un espace en remplaçant le Tiguan Allspace.
Le Tayron mesurant 4,77 mètres de long, une longueur qui le rapproche davantage du Touareg que du Tiguan. Dans le même temps, il veut concilier les bons côtés des deux véhicules en un seul et, comme son nom est dépourvu des fameuses lettres ID, on se réjouit de l’absence de grosse batterie dans ses soubassements ! Le Tayron est immédiatement reconnaissable grâce à une face avant totalement inédite… ah non. La partie basse ressemble à celle du Tiguan et change en fonction de la finition choisie. En revanche, la partie haute reliant les phares s’amincit encore et donne plus de relief au logo, toujours relié aux deux optiques par les deux barres leds… Astuce pour reconnaître un Tayron R-Line d’un Life, les ouvertures aérodynamiques sont en couleur carrosserie pour le Life, en noir brillant en R-Line. La silhouette imite celle d’un Tiguan Allspace sortant qu’il remplace. La partie vitrée est soulignée d’une bande noire ou chrome (en fonction de la finition) appelée en interne « cross de hockey » pour sa ressemblance prononcée avec celle-ci…


À l’arrière, le bandeau de feux est toujours de la partie, et la partie basse est spécifique à ce modèle. Enfin une distinction vraiment visible ! Moins visible mais pas moins importante, la taille du coffre bondit par rapport au Tiguan actuel. Ce dernier annonce 652 litres en motorisation thermique quand le Tayron en annonce 885 ! Un volume qui va jusqu’à 2090 litres en baissant la deuxième rangée. Il s’agit ici des meilleures valeurs pour ce modèle. Sinon, en cochant l’option 3ème rangée, cette dernière ampute l’espace. En configuration 7 places : 345 litres ; 5 places : 850 ; 2 places : 1905 litres. Ou alors, en préférant un moteur hybride rechargeable (incompatible avec l’option 7 places), le coffre augmente son espace de 705 à 1915 litres en fonction de la deuxième rangée. Volkswagen précise toutefois que la troisième rangée est évidemment pensée pour des petits gabarits.
En revanche, les autres occupants sont plutôt choyés. Au centre de la banquette arrière (2/3 – 1/3 rabattable depuis le coffre), le dossier se mue en accoudoir. La climatisation tri-zone (deux à l’avant, une à l’arrière) est de série, tout comme l’instrumentation digitale. Plutôt normal de nos jours. L’écran derrière le volant mesure 10,25 pouces quand le central navigue de 12,9 à 15 pouces quand le pack Discover Pro Max est coché à la commande. Fièrement annoncé par de multiples communiqués de presse et autres annonces, le Tayron dispose de série de l’assistant intelligent Chat GPT intégré dans la voiture. Son utilité ? Répondre à des questions de culture générale par exemple. Sinon, vous pouvez toujours conduire en appréciant – ou non – l’affichage tête haute ainsi que les multiples aides à la conduite obligatoires ou carrément intrusives. En plus de se rapprocher en taille du Touareg, le nouveau venu hérite de lui les sièges massants sur 10 points et les phares matriciels HD IQ Light.


Le vaisseau amiral conserve l’exclusivité des moteurs 6 cylindres. Le Tayron reçoit donc les mêmes motorisations que le Tiguan dont 3 disponibles pour le moment en France mais 7 à terme. Commençons par le thermique. Le moteur 1.5 TSI de 150 chevaux fait office d’entrée de gamme. Le 2.0 TSI est obligatoirement associé à la transmission intégrale 4 Motion, en 204 et 265 chevaux. Le diesel, autrefois tellement plébiscité (surtout en France), est porté par un 2.0 de 150 chevaux (traction) et 193 chevaux (4 Motion). La boîte de vitesses manuelle est proscrite, seule règne désormais la DSG. Une DSG revue pour l’occasion dans les versions hybrides rechargeables e-Hybrid de 204 et 272 chevaux. Elles tirent leur puissance électrique d’une batterie de 19,7 kWh nette. Cette dernière peut recevoir un courant continu d’une puissance de 50 kW. De quoi récupérer rapidement les 100 km d’autonomie qu’elle permet !
En prenant la place du Tiguan Allspace, il devrait hériter des tarifs aussi. Il ne faudra donc pas s’attendre à beaucoup moins de 50.000 € hors malus et options qui vont faire s’envoler la facture…
