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Toyota Land Cruiser

La 911 est battue ! Certes, ce n’est pas le même segment de marché, mais le Land Cruiser existe depuis bien plus longtemps que le coupé Porsche. Après 7 décennies d’histoire, Toyota lance une nouvelle génération.

Toyota Land Cruiser détail

J’exagère. La 911 est née en 1963, le Toyota Land Cruiser remonte à 1951… ou plutôt 55. La première génération est présentée le 1er août 1951 sous le nom BJ. Le tout-terrain était pensé pour une utilisation militaire (comme un certain Mercedes-Benz Classe G), pour la police japonaise. Il utilisait le moteur dit « B » et s’inspire de la philosophie de la Jeep, à laquelle il rend hommage en utilisant son initiale dans son nom… Rapidement, le BJ fait ses preuves, puisqu’il devient le premier véhicule à monter avec succès la 8ème station sur les pentes du Mont Fuji, un exploit à l’époque (plus de 2000 m d’aventure !). En 1955, la Jeep BJ comme ils l’appelaient de l’autre-coté de la Terre doit changer de nom, Jeep devenant la propriété de Willys. Le 4×4 devient Land Cruiser, un voyageur au long cours, infatigable. Au fil des générations, comme tous les « vrais 4×4 », le Land Cruiser s’est embourgeoisé, ajoutant des options de confort dans un véhicule rustique à la base… Et cette nouvelle génération ne déroge pas à la règle.

Preuve en est cet habitacle résolument moderne. Comme pour le style extérieur, que nous verrons plus tard, l’habitacle s’inspire du passé en dessinant une planche de bord horizontale, relativement rustique mais qui intègre évidemment des écrans géants… Le combiné d’instrumentation affiche une taille allant de raisonnable (9 pouces) à trop grand (12,3 pouces). Au centre, l’écran est proposé en deux tailles, 8 ou 12,3 pouces. Le tunnel central s’inspire du mur de Berlin par son importante largeur (ce qui augure une transmission large…) et d’un adolescent pour son nombre incalculable de boutons physiques. Ça a du bon l’acné ! On ne tombe pas dans le travers du « une bouton une fonction » de Porsche au début des années 2010, sans aller jusqu’au tout digital de Tesla. Le levier de vitesse fait dans le massif lui aussi : il ne sera pas manipulé par inadvertance ! La planche de bord est recouverte de cuir véritable ou synthétique en option, tout comme les sièges. À l’avant, ils peuvent être électriques, chauffants et ventilés, tout ça en option ! À l’arrière, la banquette 2/3-1/3 cache deux sièges optionnels dans le coffre pour convertir le Land Cruiser en minibus ou en déménageur quand les deux rangs arrière sont baissés. La clarté de l’habitacle vient de l’importante surface vitrée, mais aussi de l’optionnel (encore ?) toit panoramique au-dessus de la tête des deux rangs avant ou du toit ouvrant.

Toyota Land Cruiser intérieur

Le pare-brise vertical n’aide ni à l’efficience ni à la clarté intérieure. Mais alors pourquoi est-il là ? Pour la visibilité qu’il garantit !

Toyota Land Cruiser profile

Car, même s’il s’embourgeoise (franchement), il conserve de nombreuses aptitudes en hors piste grâce à l’électronique embarquée mais aussi à son choix stylistique. Pour crapahuter hors du goudron lisse, le Land Cruiser confie son sort à des pneus larges sur des jantes allant de 18 à 20 pouces. Style ou confort, à vous de choisir ! Les proportions perpétuent l’héritage du tout-terrain avec un porte-à-faux avant très court et relevé permettant de faciliter les manœuvres en hors piste et d’améliorer l’angle d’attaque : 32°. L’angle de fuite (à l’arrière) descend à 17°. L’empattement géant permet un certain confort sur la route, une belle habitabilité, mais quid en hors-piste ? D’après Toyota, il n’y a rien à craindre. D’abord, parce que certaines vieilles solutions demeurent les meilleures et sont reconduites.

On peut donc compter sur un différentiel central de série et un différentiel arrière optionnel, l’un comme l’autre se bloquant à la vitesse de l’éclair : 0,15 seconde. Rapide, non ? La boîte de transfert est plus résistante, tout comme le châssis seul (+50%) et l’ensemble châssis-carrosserie (+30%) se rigidifient. Les barres antiroulis s’améliorent aussi, et adoptent une nouvelle fonctionnalité : elles sont déconnectables. Ainsi, Toyota avance un roulis amoindri. Et puis, il y a l’électronique embarquée qui s’invite à outrance. La direction devient électrique. En-dessous de 12 km/h, le moniteur de vue panoramique permet d’avoir une vision à 360° de la position de la voiture en hors-piste. Le système Under Vehicle Terrain affiche la position des roues arrière sur l’écran, ainsi que la surface du sol. Les modes de conduite (sable, neige…) sont trop nombreux pour pouvoir les énumérer. Le Crawl Control limite la vitesse en conduite tout-terrain ou en descente. Il y a même un lave-caméra pour garantir la sécurité de toujours avoir une image nette sur l’écran…

Toyota Land Cruiser arrière
Toyota Land Cruiser avant

Les commandes pour les fonctions en tout-terrain ont été décidées et dessinées en collaboration avec des pilotes de rallye pour garantir le caractère intuitif de la conduite. Et pour ceux qui ont de mauvais souvenirs en tout-terrain, des genoux qui se cognent dans les portes ou dans le tunnel central, sachez que Toyota a, une nouvelle fois, répondu à cette requête puisqu’elle a ajouté des rembourrages au niveau des épaules et des genoux. Pour en arriver là, le Land Cruiser a demandé quelques années de dur labeur, évidemment, et a mené Toyota à questionner ses clients pour savoir les éléments essentiels à intégrer au 4×4. Nul ne sait si le moteur fait partie de ces demandes. Toujours est-il que ce dernier passe pour un dinosaure à notre époque. À l’heure de l’électrique, au mieux, ou de l’hybride, au pire, le Land Cruiser s’en remet à un gros, 2,8 litres, 4 cylindres diesel ! Fort comme un bœuf, avec 500 Nm de 1.600 à 2.800 tours/minute et 204 chevaux à 3.000 tours, guidé par une boîte 8 vitesses à convertisseur 25% plus rapide et 29% plus légère. Une version hybride 48V arrivera l’année prochaine… ou pas.

Ou pas car en France, le Land Cruiser ne sera distribué qu’à… 5 exemplaires. L’homologuer, avec les normes actuelles, les malus (environnemental et pondéral) est juste une hérésie. Alors, il se fera rare sur nos routes. Pour ceux qui nous lisent et qui veulent tenter leur chance, les 5 propriétaires seront tirés au sort. Le concours se déroule sur 15 jours, du 15 au 30 avril, il demande un acompte de 1.000 € remboursé si vous n’êtes pas sélectionné. Le reste, je vous laisse le découvrir sur le site Toyota !

Toyota Land Cruiser pont arrière
Toyota Land Cruiser pont avant

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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