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Pour les grandes villes dans lesquelles la circulation est contraignante pour les voitures de taille moyenne, la Smart était le moyen de déplacement idéal. Petit, à peine 2,5 mètres de long, suffisamment logeable pour une utilisation urbaine, et un encombrement tellement réduit qu’il était facile de garer et de circuler avec en toute sécurité. Les quatre roues étant placées aux quatre coins du châssis, la tenue de route était bonne. Mais le prix n’est pas toujours fonction de la taille. Si, souvent, un gros véhicule demande un prix élevé, une petite voiture ne rime pas toujours avec petit budget… Avec le temps, la Smart s’est embourgeoisée. Plus de confort, toujours peu de consommation et la gamme s’est déclinée peu à peu. Il y a eu la Smart coupé, agréable mais sans plus, la ForFour, dont la dernière génération a été développée avec Renault pour la Twingo III. Et depuis 2019, Geely est entré au capital de Smart pour créer non plus simplement une petite voiture mais une gamme avec la philosophie Smart. La mayonnaise n’a pas vraiment pris…
Et voilà qu’en 2026, la Smart qui s’appelait ForTwo revient sur le devant de la scène en adoptant la nouvelle nomenclature maison #2. Plus maline que jamais ?
C’est un retour aux fondamentaux. Le gabarit revient à ses premières amours, un pot de yaourt d’à peine plus de 2,7 mètres de long. Avec si peu de carrosserie et un cahier des charges qui impose une certaine habitabilité à bord – pouvoir installer deux personnes confortablement et plus de 300 litres de coffre – il est difficile de révolutionner le style initié par la Fortwo. Alors, si ce n’est pas la carrosserie qui diffère, ce sont les boucliers, les optiques et autres détails. Les phares avant adoptent la forme triangulaire aux angles arrondis. La silhouette paraît légèrement moins verticale qu’auparavant. Les feux arrière sont désormais circulaires et le dessin qu’ils intègrent suggère une profondeur intéressante. Il n’y a pas grand-chose à dire sur une voiture si petite, si étroite – malgré des 1,9 mètres de large – tant tout est optimisé. Le capot très court efface les doutes, il n’y aura pas l’espace de caser un V8 dedans !


Les poignées de portes ont changé, elles abandonnent leur parure noire relativement bas de gamme pour de « vraies » poignées plus solides, couleur carrosserie, placées au même endroit que sur une voiture conventionnelle. À bord, le cockpit est minimaliste mais correspond aux attentes qu’on a d’une Smart, une vraie. La planche de bord n’est pas un bloc horizontal classique, elle installe l’instrumentation du conducteur dans un certain renfoncement – Smart parle d’une planche de bord en S, que l’on perçoit après quelques secondes d’attention. Il y a, en effet, un certain arrondi, le tableau de bord est plus proche du passager que du conducteur. Les écrans sont évidemment de la partie, avec une instrumentation de 8,8 pouces derrière le volant et une tablette tactile de 10,1 au centre. La rondeur de l’extérieur se poursuit à l’intérieur, dans le dessin de l’écran d’instrumentation, dans les aérateurs et même dans les boutons du volant. C’est à la fois ludique et rigoureux, très allemand.
Smart explique que pendant un moment, ces voitures minimalistes ont été boudées et que, désormais, la mode revient. On le comprend, surtout qu’aujourd’hui, la demande est forte pour une petite voiture urbaine électrique ! Ça tombe bien, la #2 est électrique. Elle est basée sur une nouvelle plateforme dédiée ECA combinée à la même cellule de survie que la Smart originale. Dans les soubassements, les ingénieurs ont placé une batterie LFP de 35,8 kWh. Elle permet une autonomie d’environ 290 km WLTP et dispose de la charge V2L pour devenir un générateur auxiliaire pour brancher une trottinette électrique ou une plancha. De série, la #2 dispose de la charge rapide à 65 kW. Ça paraît faible dit comme ça mais pour une si petite batterie, la recharge est rapide : 20 minutes environ pour passer de 10 à 80%.


Le moteur électrique compte 82 chevaux environ, suffisant pour une utilisation urbaine. Le diamètre de braquage est ridicule : 6,95 m. Faire demi-tour n’a jamais été aussi facile ! Bien que son usage soit à vocation urbaine, Smart ne veut pas risquer la vie de ses clients. Aussi, elle a opté pour le meilleur en matière de liaisons au sol en particulier à l’arrière avec la suspension à 5 bras garantissant un train postérieur plus rivé au sol que jamais. Les aides à la conduite intégrées sont celles imposées par l’UE : régulateur adaptatif, aide au maintien dans la voie… Le communiqué parle d’une aide qui fonctionne sur autoroute, mais une smart ne va pas sur l’autoroute… ce qui prouve bien le décalage entre les normes et la réalité…
Trois finitions sont proposées : Pure ; Pure+ et Premium. La Pure démarre à 19 990 €. Si elle a la charge rapide, la charge lente se limite à 7,4 kW ; la charge en 11 kW n’arrive qu’à partir de la Pure+ qui demande 2 000 € de plus. Les options de personnalisation sont nombreuses et sauront ravir les clients de ce genre de voiture. Pour avoir vu le monde autour des #2 sur le stand Smart au Mondial de Paris, l’engouement pour ces petites voitures est bel et bien là. Smart a peut-être bien visé !

