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Vous savez probablement déjà tout le bien que l’on pense de Škoda. Le constructeur le plus malin (à nos yeux) du groupe Volkswagen conjugue un excellent rapport qualité/équipements/prix à une allure qui se bonifie avec le temps. En regardant avec plus de recul, la gamme répond à tous les besoins d’une famille. Berline, break, SUV (il manque seulement une citadine), même à 7 places ! Pour tous les gabarits et toutes les énergies. À ce propos, bienvenue, Škoda Peaq.
Qu’il est grand ! Il s’étend sur 4,87 m de long et repose sur un empattement de 2,96 m. De profil, on courrait un break surélevé. Surtout, on perçoit le langage stylistique que l’on a commencé à voir sur l’Epiq et qui va se décliner sur les autres voitures de la gamme, le Modern Solid. Toujours sur le côté de la voiture, le montant D (derrière la porte arrière) rejoint presque le toit, une séparation noire donne presque l’impression que le toit flotte. À l’avant, la calandre illuminée et la signature lumineuse lui procurent une présence et une prestance que l’Enyaq pourrait envier. Plus bas, l’air est canalisé par des ouvertures béantes et acérées. À l’arrière, le dessin de la calandre est repris, avec ces deux optiques en forme de T reliées entre elles par un bandeau noir. Pour la première fois chez Škoda, les poignées de portes sont affleurantes, elles se déploient en approchant de la voiture avec la clef.


En s’en saisissant, les portes dévoilent un habitacle inédit, toujours très simple et sobre mais nouveau pour Škoda, et même globalement pour le groupe VW. La planche de bord horizontale améliore la visibilité vers l’avant, l’écran d’information derrière le volant ne gâche pas la vision vers l’avant et surtout un immense écran de 13,6 pouces est installé en portrait. Plus en paysage. Son cerveau fonctionne sur le système Android. Les trois commandes tactiles sur le tunnel central règlent les températures pour les deux occupants à l’avant et la puissance de la ventilation au centre. Un espace est destiné à accueillir deux téléphones en charge à induction, doté d’un aimant pour les conserver dans leur espace. En levant la tête, le ciel de toit peut disparaître en option pour accueillir le plus grand toit panoramique jamais installé sur une Škoda. Opacifiant, il filtre les UV et limite la chaleur à bord au besoin.
Son gabarit imposant profite à l’accueil à bord, à l’habitabilité. Deux configurations sont possibles, 5 ou 7 places. Dans le premier cas, le coffre s’établit sur un espace de 935 litres, une valeur gigantesque. En baissant la deuxième rangée, le Peaq pourrait mettre au chômage bien des utilitaires ! Mais, alors qu’en version 7 places, bien souvent, le coffre devient ridicule, ici il conserve une valeur convenable de 299 litres. Ce n’est pas suffisant pour partir avec la famille entière et les bagages pour les vacances au bord de la mer ou, pire, à la montagne, mais c’est suffisant pour des sacs d’école ou les courses. À titre de comparaison, le Peaq est plus grand et plus logeable que le Kodiaq, et a encore une carte à jouer : son coffre à l’avant. Petit, à peine plus de 30 litres, mais présent. Enfin, si vous avez besoin de plus de bagages pour les vacances, le Peaq peut tirer jusqu’à 2000 kg de charge freinée, à condition de prendre la bonne motorisation !


Trois sont disponibles, la 60, la 90 et la 90X. Les chiffres désignent la taille des batteries NMC, en 60 ou en 90 kWh, qui sont des valeurs brutes (63 et 91), les nettes sont de respectivement 59 et 86. Le courant est envoyé aux roues arrière pour les deux premières, 204 et 290 chevaux, aux quatre roues pour la 90X, de 299 chevaux. Les deux propulsions tirent jusqu’à 1800 kg, la 90X va jusqu’à 2 tonnes. L’autonomie de la plus petite batterie est logiquement la moins élevée, 450 km en une charge, tandis que la meilleure est celle de la 90 propulsion, 640 contre 610 pour la quatre roues motrices. Pour le 10-80%, comptez un peu moins d’une demi-heure. À la conduite, Peaq pourra s’arrêter sans toucher au frein, grâce à la conduite dite « One Pedal » avec laquelle il convient de se familiariser.
Pour limiter les coûts d’entretien, les freins arrière sont à tambour (heureusement, à l’avant, les disques résistent !). En option, de nombreuses fonctionnalités sont disponibles à l’instar du Travel Assist 3.0, assistant de conduite autonome le plus haut chez Škoda. Avec l’application MyŠkoda, le propriétaire peut gérer la température à bord de la voiture à distance, et apporte en nouveauté le Camp Mode. Destiné aux amateurs de camping, ceux qui dorment dans leur voiture, le véhicule familial peut maintenir la température choisie pendant toute la nuit pour y dormir dans les meilleures conditions. Il y a, en revanche, des conditions pour que ce mode fonctionne : la batterie 12V doit être en bon état, la connexion internet stable et la batterie chargée au minimum à 20%. Reste à savoir à quel point cette fonctionnalité sera énergivore…

