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Skoda Octavia 4ème

Les nouveautés ne concernent pas que les SUV mais aussi les restylages de voitures plus conventionnelles. Un restylage, c’est minime, vous connaissez la chanson… mais l’Octavia change plus qu’on ne le pense.

Skoda Octavia 4

Aucun rapport entre l’octave de musique et la voiture. A moins que… si. En musique, il s’agit de l’intervalle des huit degrés de notes. De do à do. Il y a donc une notion de chiffres, du 8 pour être exact. Tout comme… l’Octavia. En 1959, la première Octavia du nom était… le huitième (Octavia en latin) modèle d’après-guerre de la marque Skoda. Le patronyme a survécu jusqu’en 64 pour la berline et 71 pour le break Combi avant de sombrer dans le vide abyssal automobile. Après avoir été repris en 1991 par le Groupe Volkswagen, Skoda retrouve une deuxième jeunesse et retourne à ce nom à partir de 1996. Depuis, l’Octavia ne cesse de se vendre. Elle accumule les honneurs, en étant finaliste à l’élection de la meilleure voiture de l’année 2021, et les ventes qui ne cessent de croître. En 27 ans, près de 7 millions d’Octavia ont vu le jour, devenant par la même occasion l’une des 10 voitures les plus vendues en Europe ! Aujourd’hui, la quatrième génération passe le flambeau à une deuxième phase pleine de surprises.

De surprises, il n’y en a guère à l’extérieur. La silhouette reste la même, une berline classique et un break on ne peut plus normal. Pourtant, des changements sont bien là. Déjà, la longueur augmente de 9mm pour atteindre une valeur de 4698mm. Il est vrai que ça ne saute pas aux yeux au premier abord. En revanche, les boucliers changent. À l’avant, une nouvelle signature lumineuse en forme de L à l’envers dessine une calandre mise à jour. Aux extrémités, les entrées d’air changent également. À l’arrière, la différence est mince et concerne surtout la partie basse. Autrement dit, si l’envie vous prend de vouloir différencier une Octavia 4 phase 1 d’une phase 2, autant rester à l’avant. Ou attendre qu’elle actionne ses phares à condition que le propriétaire coche l’option des phares Matrix Led de 2ème génération. Ces derniers, de série sur la version la plus haut de gamme, évidemment, éclairent avec un rendement supérieur de 40% grâce à l’ajout de 12 diodes supplémentaires. Les plus mordus de Skoda (sachez que ça existe) iront jusqu’à connaître les noms des jantes de cette Octavia qui naviguent sur des diamètres allant de 17 à 19 pouces.

Skoda Octavia Combi 4.2 Sportline
Skoda Octavia 4.2 intérieur

Une Skoda, une vraie, nous l’avons déjà écrit, s’apprécie en famille et à l’intérieur. À la philosophie Simply Clever, la marque ajoute depuis peu l’idée du recyclage. Ainsi, le parapluie bien connu qui se trouve dans la portière avant ou encore le grattoir optionnel dans la trappe à carburant sont désormais fabriqués en matériaux recyclés. Ne nous arrêtons pas aux ouvrants, encore que le coffre de 600 litres mérite bien des éloges, et installons-nous à bord de ce véhicule qui respire… la technologie germanique. Rien de bien anormal ni de vraiment dérangeant. À certains égards, cet habitacle et ses multiples rangements (merci Simply Clever) donnent davantage envie de rouler que celui de certaines Volkswagen… Et pour rouler, il faut un volant. Derrière ce dernier, un classique écran de 10 pouces affiche les données nécessaires à la conduite. À sa droite, l’écran tactile oscille en 10 et 13 pouces en option. Comme annoncé par Volkswagen, certaines voitures du groupe vont peu à peu bénéficier des services de Chat GPT pour la gestion de la commande vocale. Rien de très nouveau ni de vraiment intéressant : utilise-t-on réellement la voix pour utiliser les fonctionnalités de notre voiture ?

Reste que les gadgets attirent. Et certains équipements sont moins inutiles que d’autres dans cet habitacle, à l’instar de la recharge à induction d’une puissance de 15W ou des ports USB-C à la puissance triplée (45W). La climatisation est séparée en deux zones, avant et arrière. Les passagers postérieurs seront ravis d’apprendre l’arrivée d’un nouveau bac de rangements avec porte-gobelet ainsi que la possibilité d’ajouter des portes tablettes derrière les sièges Sport, une chose encore impossible sur la précédente phase. Comme si la sécurité ne compte que pour les habitants des pays du Grand Nord, Skoda dit être très préoccupé de la sécurité, tant passive qu’active. Pour le premier type, qui arrive après l’accident, l’Octavia protège ses occupants grâce à 10 airbags. Pour la sécurité active, en plus de la conduite semi-autonome de niveau 2, le duo berline/break hérite du système Attention and Drowsiness Alert des grands frères Kodiaq et Superb. À partir de 65 km/h, ce système analyse le comportement du conducteur en lisant les informations de l’aide au maintien dans la voie. Puis, un algorithme décèle s’il s’agit d’une inattention à court terme ou à long terme. Dans ce dernier cas, il diagnostique un état de somnolence et la voiture demande l’arrêt avec des alertes sur le tableau de bord.

Skoda Octavia 4.2 arrière
Skoda Octavia 4.2 RS

Sans l’appuyer, j’ai glissé une information intéressante : l’Octavia dépasse les 65 km/h ! Blague à part, pour atteindre cette vitesse, il faut quelques équidés sous le capot. Passons en revue ses motorisations. Tout d’abord, nous avons le 1.5 TSI 116 chevaux, couplé à une boîte manuelle à 6 vitesses ou à une boîte auto. En 1.5 TSI mHEV, en mild hybrid, la boîte automatique est imposée. Ce dernier est disponible en deux puissances, 116 et 150 chevaux. Le quatre cylindres 1.5 TSI peut laisser se reposer 2 de ses pistons quand la puissance fournie par l’autre moitié est suffisante pour déplacer le véhicule. Le 2.0 TDI est disponible en 116 (manuelle ou automatique) et 150 chevaux (automatique imposée). Comme l’année dernière sur notre marché, cette motorisation devrait bien se vendre car, à court terme, aucune motorisation hybride n’est prévue. En revanche, le 2.0 TSI nous réserve encore une surprise. Le 2.0 TSI 204 chevaux est le seul de la gamme à disposer des quatre roues motrices. Si elle ne confie sa puissance qu’au train directeur, l’Octavia RS bénéficie d’une puissance bien supérieure : 265 chevaux et 370 Nm de couple. Le moteur de la Golf GTI dans la berline (ou le break Combi).

Trois niveaux de finitions sont proposés : Selection, Sport Line et RS. Dans ces deux dernières, les boucliers sont plus affirmés, la garde au sol est abaissée de 15mm et la direction est progressive. Il ne reste plus qu’à savoir son tarif définitif. La phase 1 avoisinait les 30.000 €. Ça donne un aperçu.

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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