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Mini Aceman

C’est vrai qu’on en manquait. On manquait de pseudo-SUV qui se rêvent baroudeur, qui se disent écolos. Et si cet Aceman était plus intéressant que prévu ?

Mini Aceman et inspiratrice

Combien de fois ai-je entendu, et parfois même aussi prononcé cette fameuse phrase : les Mini ne méritent plus leur nom ! D’innombrables fois, assurément. Je ne peux les compter, ni les décompter sans m’endormir. Il faut dire qu’entre l’originale Mini d’Alec Issigonis et la gamme actuelle, plusieurs décennies et décimètres séparent les modèles ! Celle de 1959 mesurait 3 mètres de long, l’actuelle en revendique 3,86 m pour la plus courte de la gamme. Une explosion qui concerne toute la gamme, notamment le craquant SUV Countryman. Dans sa première vie, le SUV dépassait timidement les 4,10 m. Aujourd’hui, il atteint 4,43 m ! Une Mini dans le look, dans ses prestations et dans sa présentation mais pas dans ses dimensions. Évidemment, Mini n’est pas la seule entité à blâmer, puisque le problème, si on peut l’énoncer ainsi, vient de la sécurité active et passive, toujours plus importante. Toutefois, en augmentant drastiquement son gabarit, la Countryman laisse vide un espace dans la gamme. Un espace comblé désormais par l’Aceman.

Éludons donc directement le point du gabarit, sujet à débat quand une voiture porte le nom Mini. Longueur 4,07 m ; largeur 1,75 ; hauteur 1,50. Soit peu ou prou les dimensions du premier Countryman. Comme toutes les Mini, et pour des raisons évidentes d’habitabilité, l’empattement occupe la majeure partie de la longueur, ne laissant que de courtes longueurs aux portes-à-faux avant comme arrière. La silhouette de crossover que Mini revendique pour son nouveau véhicule se perçoit par l’adoption de grosses jantes, allant de 17 à 19 pouces, par les passages de roues marqués, et aussi les barres de toit optionnelles. À l’avant, on retrouve cette nouvelle calandre octogonale pleine (un point important pour plus tard). Le bouclier arbore un profil vertical malgré quelques rondeurs. Au moins, les manœuvres sont facilitées ! Ce mélange de traits droits et de courbes tendues répond à la philosophie de design Charismatic Simplicity, à laquelle Mini voue un culte depuis les dernières nouveautés. Les optiques reçoivent un traitement très géométrique offrant un regard perçant à la voiture. Ces projecteurs d’ailleurs, sont personnalisables selon 3 modes. Beaucoup de boulot pour quelque chose que le conducteur… ne verra pas !

Mini Aceman arrière
Mini Aceman intérieur

Outre le gabarit, une Mini doit se reconnaître par sa signature lumineuse arrière reprenant le dessin de l’Union Jack. Entre les deux feux, le coffre s’ouvre sur un espace convenable de 300 à 1005 litres (une fois la banquette rabattue). Une recherche d’habitabilité répondant à la philosophie d’Alec Issigonis : l’utilisation maximale de l’espace avec un encombrement minimal. On l’a vu, l’encombrement minimal… à voir. En revanche, l’autre verset semble bien utilisé. En témoigne ce coffre, et aussi les 5 places assises à bord. Comme dans les dernières nouveautés de la marque, la planche de bord arbore un design arrondi aux matériaux léchés. Les quelques couleurs incrustées égaient cet habitacle à la couleur sombre dans son ensemble. Jusqu’à l’allumage de la tablette tactile centrale circulaire de 24 cm de diamètre. Elle fonctionne avec le dernier système d’exploitation de Mini (ou de BMW…) à savoir le Mini Operating System 9, qui se commande aussi à la voix. Quelques raccourcis sont disponibles avec la Toggle Bar en-dessous de cet écran.

Mais les fonctionnalités de cet écran et les aides à la conduite ne s’arrêtent pas là. Outre les incontournables ADAS (régulateur, limiteur, aide au maintien dans la voie…) Mini installe sur son nouveau crossover le Mini Intelligent Personal Assist. Quesaco ? Il s’agit d’un programme qui fonctionne avec l’intelligence artificielle et la géolocalisation, entre autres. Ce système apprend au fur et à mesure de l’utilisation de la voiture par le conducteur en fonction des lieux etc. L’exemple mis en avant par Mini est celui d’un parking souterrain, que la voiture reconnaît. Ainsi, à l’approche de la barrière, l’Aceman baisse la vitre conducteur pour récupérer le ticket. Sinon, pour à peine quelques secondes, vous pouvez le faire tout seul. Mais il faut bien payer les ingénieurs, non ?

Mini Aceman avant
Mini Aceman en charge

D’autres ingénieurs ont travaillé sur la fiche technique de la voiture. Surfant sur la mode et sur les normes, l’Aceman est un crossover 100% électrique disponible, au lancement, en quatre finitions mais surtout deux tailles de batterie. Et donc deux noms. Le premier prix, à 36.000 €, embarque dans son empattement géant une batterie de 42,5 kWh ne pouvant recevoir plus de 75 kW de puissance de charge en courant continu. Elle est associée à un moteur électrique sur le train avant de 184 chevaux et 290 Nm de couple capable de pulvériser le 0 à 100 km/h en 7,9 secondes. Une donnée totalement inutile, vous en conviendrez, en tous cas bien moins indispensable que celle de l’autonomie, gravitant entre 294 et 310 km en une charge. Ça, c’est pour l’Aceman E. En version SE, la batterie grimpe en volume, en taille, pour atteindre 54,2 kWh. Elle encaisse 95 kW de puissance de charge en courant continue et parcourt entre 382 et 406 km en un plein d’électricité. À l’avant, le moteur passe à 218 chevaux et 330 Nm (7,1 secondes pour le 0 à 100 km/h). Évidemment, cette dernière est plus chère, elle qui demande 40.000 €. L’une et l’autre passe de 10 à 80% de charge de batterie en 30 minutes seulement.

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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