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Nous l’avons rappelé à maintes reprises, Audi a rétropédalé dans sa feuille de route de nomenclature. Les chiffres pairs devaient désigner les électriques, les impairs les automobiles à moteur thermique. L’année dernière, nous avons vu apparaître l’A6 thermique, aux côtés de l’A6 e-tron. Le marché de l’électrique n’évolue pas dans le sens ni à la rapidité prévue ou espérée, aussi les plans sont bouleversés. Mercedes de son côté avait lancé son programme électrique avec les modèles EQ, les berlines EQS et EQE, les SUV EQC et EQE, puis EQA et EQB. Avec les inédits CLA puis GLC, cette nomenclature EQ disparaît, désormais elle s’ajoute aux noms des modèles. Dans la famille CLA par exemple, les versions à batterie sont nommées EQ Technology. De même que le dernier GLC et que le GLB nouvelle génération que voici.
D’un double modèle, nous passons à un seul et unique, le GLB remplace bien et le GLB classique et l’EQB. Et comme les cousins précédemment cités, il est d’abord lancé en électrique avant de se décliner, dès l’année prochaine normalement, en hybride 48V associant une petite batterie de 1,3 kWh et un moteur 4 cylindres de 1,5 litres. Celui qui nous intéresse ici, l’électrique, dont on sait quasiment tout, utilise une batterie de 85 kWh de dernière génération. Elle propose deux motorisations, la 200 kW (272 chevaux) et 260 (354 chevaux) respectivement propulsion et quatre roues motrices. La seconde utilise le moteur de la première en ajoutant un moteur supplémentaire sur le train avant, qui n’entre en fonctionnement qu’en cas de besoin. Comme des besoins de motricité sur des sols peu adhérents. Au rayon de l’autonomie, grâce à une efficience annoncée à 93% sur la batterie, Mercedes table sur un long voyage allant jusqu’à 631 km en une charge.


Tout dépend, comme d’habitude, de l’attitude du conducteur, du profil de la route, du type de destination, de l’activation du chauffage ou de la climatisation… Bref, c’est une donnée en l’air qui, sans donner la vérité, dit le maximum de distance que la voiture peut parcourir. En fait, son principal point positif et ce pourquoi le GLB attire, c’est sa polyvalence. Sans être extraordinairement grand, il augmente légèrement ses dimensions par rapport à ceux qu’il remplace, des hausses dont profitent en particulier les passagers arrière. Plus de largeur aux coudes, à la tête et aux jambes tant pour la deuxième que pour la troisième rangée. Et oui, car le GLB fait partie de ces derniers résistants à proposer, encore, une configuration à 7 places ! L’Étoile tient à préciser que le confort est assuré en troisième rangée pour des personnes n’excédant pas le mètre soixante et onze. On aimerait vérifier ! Côté coffre, évidemment si les trois rangées sont en place, il est ridicule. Mais si on baisse la troisième rangée, on obtient un espace de 480 litres, 540 si on opte pour la version à deux rangées seulement.
Quant au reste de l’habitacle, pour l’originalité et la surprise on repassera. Non pas que cet environnement résolument technologique n’en mette pas plein la vue, ni que ce soit de mauvaise qualité, mais c’est simplement la même chose depuis 2020. Chaque nouvelle Mercedes affiche le même type d’habitacle, à quelques exceptions près (Classe C, CLE, SL) et utilise cette fameuse dalle courant sur toute la largeur de la planche de bord. Composée de trois écrans, de 10, 14 et 14 pouces de gauche à droite, elle impressionnait à sa sortie mais désormais elle rentre dans le domaine « classique ». On a hâte de voir la prochaine évolution de cet MBUX car nous commençons à nous en lasser. Grandement. Sur le ciel de toit, des étoiles optionnelles se chargent d’adoucir la qualité de vie à bord, de donner un peu de lumière à cette ambiance un brin terne.


À l’extérieur, le nouveau GLB ne révolutionne rien. Il s’inscrit dans la nouvelle dynamique du constructeur et abandonne l’ignoble calandre noire qui distinguait les modèles électriques des thermiques. À l’inverse du GLC, la calandre conserve son profil très large, et en plus reçoit 94 étoiles leds s’illuminant pour avertir de son arrivée pour celui qui roule en face… Comme si la signature lumineuse en forme d’étoile ne suffisait pas ! D’ailleurs, les deux optiques se relient comme pour délimiter le pare-chocs du capot, comme le CLA. L’arrière tranche par rapport aux précédents SUV-monospaces, en particulier, surtout sur la partie lumineuse. Une épaisse et longue barre de leds traverse la largeur de la voiture et la délimite avec ces deux parties verticales. Comme une Volvo, mais dans la version inverse ! Quant au profil, sa ressemblance avec son cousin Smart #5 est plus que frappante…
Plus premium, il propose sans doute de meilleures aptitudes pour un véhicule électrique, un temps de charge de 10 minutes pour récupérer 260 km par exemple, ou même une conduite autonome de niveau 2 voire 3. Là réside la différence entre une Smart bonne à tout faire et une Mercedes. Le GLB semble faire mieux partout. De son apparence à son accueil, de sa technologie à son utilisation, il semble au-dessus du Smart. L’honneur est sauf !
