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Mercedes-AMG GT SUV

Le cabriolet ? SL. Le coupé ? GT. La berline ? GT 4 portes. Il ne manquait à la gamme 100% AMG qu’une seule carrosserie pour se définir comme un « vrai » constructeur. C’est chose faite désormais avec le SUV.

Mercedes AMG GT 4 Portes

Si AMG demeure la griffe sportive de Mercedes pour la gamme conventionnelle, de la Classe A à la Classe S, quelques autos sont de vraies AMG et ne dérivent d’aucun modèle de série. Cette gamme AMG à part entière se divise en deux catégories : les voitures plaisir et les familiales. Pour le plaisir, le coupé AMG GT et son pendant cabriolet SL font le job grâce à une panoplie de motorisations et de versions extraordinaires, allant d’un vaillant et discret 4 cylindres à un surpuissant V8, œuvrant seul – 63 voire 63 Pro – ou accompagné d’électrons – S E Performance. Depuis mai, la grosse GT 4 Portes a été remplacée par une plus fluette, plus menue et plus silencieuse GT électrique… Sa plateforme modulable permet à AMG de lui donner appui pour son SUV.

La dentelle ? Pas chez AMG ! Après tout, ce n’est pas parce que le bruit de son moteur n’est pas aussi menaçant qu’auparavant qu’il faut que la voiture soit discrète ! Mais un peu d’élégance ne serait pas de refus… Vous me direz, la berline AMG n’a pas la finesse de la première CLS, et c’est vrai. D’ailleurs, le SUV GT ressemble purement et simplement à un mariage arrangé entre l’EQS SUV et la GT berline. Le gabarit et la silhouette du premier avec quelques courbes et les boucliers avant et arrière de la seconde. Harmonie es-tu là ? Pas de réponse… La face avant est massive, verticale, avec cette calandre rétroéclairée du plus mauvais effet, cette prise d’air au-dessus simplement moche, ces prises verticales vers les extracteurs aux extrémités du bouclier donnent un air menaçant, tout comme la signature lumineuse. Et l’arrière ? Simplement le bandeau noir et la signature lumineuse de la berline, le tout collé sur le coffre du SUV !

Mercedes-AMG GT SUV

La silhouette ramassée est presque dynamique malgré les plus de 5 mètres que mesure la voiture. L’empattement géant – plus de 3m – participe à cet effet d’optique. Ça promet un bel espace intérieur !

Mercedes-AMG GT SUV

Les amateurs de Mercedes qui voulaient de l’originalité peuvent aller voir ailleurs. L’habitacle se calque, là aussi, sur la berline. On retrouve donc ce tableau de bord assez particulier qui se compose de deux écrans, de 14 et 10,2 pouces, plus ou moins réservés au conducteur et d’un troisième de 14 pouces devant le passager. L’utilité ? Il faut bien habiller cette partie de l’habitacle ! Le tunnel central est massif, c’est le moins qu’on puisse dire, alors qu’il ne cache aucun arbre de transmission. La fibre de carbone apparente prétexte une veille du poids, mais elle est davantage là pour augmenter l’aspect sportif de cet intérieur plus confortable qu’extrême. Les sièges donnent l’impression d’être bien confortables, et de maintenir convenablement. Les contre-portes matelassés ne font pas dans la légèreté. Le volant multiplie les fonctions… Imaginez le nombre de pages que doit contenir le livret d’utilisation !

Les côtés pratiques sont multiples. On retrouve deux porte-gobelets, deux espaces de charge à induction, des rangements sous et dans le tunnel central. Les places arrière sont accueillantes. Comme à l’avant, des sièges aux profils plus ou moins sportifs – et donc plus ou moins confortables – sont disponibles. La place centrale peut devenir un accoudoir disposant de rangements. La climatisation, les dossiers réglables… On a moins affaire à un SUV sportif qu’à un SUV de luxe. Heureusement, me soulignerez vous, quand le prix de départ est fixé à 113 050 € en Allemagne pour la version la moins puissante. Le coffre est logeable, plus de 600 litres. Et pour déménager, le SUV sait y faire.

Mercedes-AMG GT SUV
Mercedes-AMG GT SUV

Vous l’aurez compris, on ne parle plus ici d’espace de stockage mais de l’allongement de l’espace temps. Ou de la diminution des distances en un claquement de doigt. Ou une flexion du pied. Commençons par l’entrée de gamme, la version 53. Les quatre roues motrices sont imposées, et ce n’est pas un drame avec un poids de 2,6 tonnes. Lequel est plus ou moins effacé par les deux moteurs électriques fournissant la bagatelle de 367 chevaux constants, et 544 en boost. La batterie de 106 kWh encaisse jusqu’à 600 kW de charge, même si cette valeur appartient pour l’instant au rêve industriel, et permet de rouler entre 597 et 668 km. La version 55 augmente tous les chiffres, logiquement. Elle existe en deux tailles de batterie, la 106 et la 128 kWh. La puissance passe à 721 chevaux constants avec un pic à 816 équidés.

La principale différence entre 53 et 55 réside dans la technologie des moteurs. La 53 s’en remet à une technologie traditionnelle à aimants permanents, la 55 aux moteurs à flux axiaux. Trois moteurs pour être exact. Un couple dantesque de 1860 Nm, un 0 à 100 km/h expédié en moins de 3 secondes, un 0 à 200 km/h en moins de 10… Rapide ? Et comment ! Il n’y a guère que l’autonomie qui ne s’améliore pas par rapport à la 53, avec une autonomie comprise entre 606 et 680 km pour la 106 kWh ; 620 et 700 avec la 128 kWh. Quant à la version 63, elle met tout le monde d’accord. La puissance permanente est identique, 721 chevaux, mais le pic atteint les 1169 chevaux et le couple passe la barre des 2000 Nm ! Trop. Tout simplement trop. Le 0 à 200 flirte avec les 7 secondes ! Un temps de supercar pour un SUV. L’autonomie est convenable, autour des 600 km, mais un excès du pied droit et cette valeur s’effondre.

Mercedes-AMG GT SUV
Mercedes-AMG GT SUV

Pour contrer son gabarit immense, son poids énorme, sa puissance colossale, le SUV s’en remet à des technologies actuelles qu’il marie avec celles du futur. Suspensions multi-bras aux quatre coins pour garantir une bonne tenue de route qu’importe les conditions. Les quatre roues directrices, classiques, s’imposent d’elles-mêmes avec un angle de 6° maximum en-dessous de 80 km/h. Pour annihiler les mouvements de caisse, Mercedes opte pour son système Active Ride Control limitant tangage et roulis. Et si l’absence de bruit vous embête, l’AMG FORCE SPORT+ imite le son du V8 de l’AMG GT R dans les 55 et 63, d’un 6 en ligne pour la 53. D’innombrables systèmes en tout genre limitent la perception du poids grâce à des différentiels astucieux etc… Vous pourriez même déraper avec le SUV !

De notre côté, on cherche son utilité. Comme le XM chez BMW, l’AMG GT SUV n’est pas beau, ni gracieux et encore moins raffiné. Il n’a pas la stature, le charisme d’un GLS. Nous, on regrette amèrement les grandes AMG, les C 63 et autres E qui n’avaient besoin d’aucun artifice pour allumer la flamme en nous…

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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