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Vous connaissez notre (dés)amour pour les SUV, mais il faut faire avec. Ces véhicules haut sur pattes et pas beaucoup plus logeables que leurs homologues plus bas perchés se vendent comme des petits pains contre des loyers toujours plus élevés. Dans cette valse des SUV qui vont et viennent, se multiplient et se ressemblent, Hyundai préfère l’originalité. Le précédent Tucson a été plébiscité non seulement pour ses qualités intrinsèques de bonne familiale, mais aussi pour son look décalé et attirant. Malgré cette réussite commerciale avec des millions de Tucson vendus depuis la première génération, les Coréens revisitent leur voiture, de fond en comble.
Le moins que l’on puisse dire c’est que le petit nouveau… est dessiné avec une règle, comme le précédent. La face avant perd la calandre qui rendait le Tucson si particulier, si différent pour le remplacer par un bouclier très vertical, massif avec une sortie de pare-choc proéminent, presque un pare-buffle ! La signature lumineuse (en H) élargit visuellement la voiture avec ce segment horizontal aux extrémités verticales presque sur les ailes avant ! Le capot est droit, ce qui facilitera sans aucun doute le placement de la voiture sur la route. Le profil conserve du précédent Tucson la forme tarabiscotée de l’aile arrière, retravaillée cela dit. La surface vitrée apparaît comme assez fine, dommage. Quant à l’inclinaison du montant D, il donne du dynamisme au SUV. L’arrière reprend quasiment trait pour trait la signature lumineuse avant, accentuant sa position sur la route. Comme si sa largeur elle-même, 1,9m, ne suffisait pas !

Cette philosophie esthétique qui cherche à promouvoir la musculature de la voiture s’appelle Art of steel chez Hyundai, la force de l’acier. Elle inspire une certaine sécurité. D’ailleurs, c’est dans cette optique que le porte-à-faux avant a été allongé, pour améliorer ses résultats au crash-test.

En bon SUV familial, le Tucson ne doit pas seulement être robuste, il se doit de bien accueillir ses occupants. Comme souvent, c’est un 4+1, la place centrale de la banquette arrière n’est pensée que pour des personnes aussi fines qu’un spaghetti. Comme l’extérieur, l’habitacle tranche radicalement d’avec la précédente génération. Le double écran de faible hauteur mais très long est écarté au profit d’un double affichage, un combiné de 9,9 pouces tout en largeur juste en-dessous du pare-brise, et un largement plus grand de 12,9 à 17 pouces (en option) au centre. Son intégration n’est pas la meilleure, mais ce n’est pas la pire non plus. Au contraire, puisque l’habitacle reste chaleureux, le tableau de bord horizontal (décidément…) apporte de l’espace et les couleurs chaudes de ce modèle de présentation ainsi que les cuirs (ou similis) qui paraissent bien rembourrés, donnent terriblement envie de s’y installer, non ?
Le Tucson multiplie les aspects pratiques, avec deux chargeurs à induction, des rangements un peu partout… La climatisation n’est pas unique mais triple, deux zones à l’avant et une à l’arrière. Même les sièges arrière pariassent confortables. Pour mieux accéder à l’intérieur, Hyundai a augmenté l’angle d’ouverture des portes. Un détail non négligeable pour les familles nombreuses ! Le coffre est profond et volumineux, jusqu’à 695 litres, mais le seuil de chargement en revanche parait très haut.


Côté motorisation, le diesel risque de ne pas prendre place à bord de ce SUV. Il est annoncé avec deux motorisations hybrides. La non-rechargeable, full hybrid donc, se compose d’un quatre cylindres d’1,6 litres de cylindrée et d’une petite batterie de 1,49 kWh. Silence radio, pour le moment, sur les consommations de ce modèle. La motorisation hybride rechargeable associe le même quatre cylindres à une batterie de 17,1 kWh (+4 kWh par rapport à la génération précédente). Il envisage, avec les jantes de 17 pouces, une autonomie électrique de 81 km. Une fois la batterie totalement déchargée, la surconsommation arrivera. Ou bien, vous pourrez vous charger sur des bornes classiques, le Tucson encaisse 7,2 kW de puissance maxi.
