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J’ai pu conduire une Dacia Spring de première génération à très faible vitesse sur une courte distance un jour de grand vent. J’ai senti la voiture louvoyer, se laisser porter au gré du souffle d’Éole vers la droite… Mon souvenir n’est donc pas très positif envers cette voiture. Pourtant, il faut reconnaître qu’on en voit un certain nombre sur nos routes, rarement à des vitesses très élevées, mais dans les villes elle brille. Son gabarit n’y est pas étranger, lui qui est contenu, et son tarif aussi, tout comme son autonomie – des éléments qui vont ensemble – assez faible mais qui s’explique en réalité par l’utilisation de la voiture. D’après une étude établie auprès des clients Dacia Spring, les propriétaires parcourent en moyenne 37 km par jour et une écrasante majorité se recharge à domicile. Pour la faire courte, la Spring a apporté la philosophie Dacia – le strict nécessaire et un peu plus – dans la motorisation électrique pour limiter les coûts et donc le prix de vente !
Avec plus de 200 000 voitures vendues en un peu plus de 6 ans, Dacia n’allait pas stopper sa course en si bonne voie. Une deuxième génération arrive.
Sa silhouette ne vous rappelle rien ? Sur la partie avant, les designers sont parvenus à maquiller efficacement les origines de la Spring où l’on reconnaît aisément le design Dacia, la signature lumineuse réduite à l’essentiel ainsi que les formes géométriques sans fioritures. Mais le profil retire tous les doutes : c’est une Twingo E-Tech ! La Dacia retire tous les gimmicks nostalgiques pour ne se concentrer que sur la réponse au besoin du client. La voiture est sobre, classique, banale, sans tomber dans l’insipide. C’est bête à dire mais son gabarit, sa nouvelle stature donne bien plus confiance que la précédente Spring qui paraissait très haute sur pattes.


À l’intérieur, même combat. On maquille comme on peut l’origine de la voiture. Sa planche de bord accueille toujours cette immense tablette tactile de 10,1 pouces et ce plus petit affichage de 7 pouces derrière le volant siglé Dacia mais partagé avec Renault. Au centre, les mêmes trois boutons rotatifs sont placés aux côtés d’un quatrième, celui des feux de détresse, moins voyant que sur la Twingo dans laquelle il s’habille d’un rouge impossible à louper pour rappeler la première du nom. Les aérateurs changent légèrement pour rappeler les Dacia. Vous avez donc compris la chanson : entre la Twingo et la Spring, à l’intérieur, les différences sont à entourer comme dans un jeu des 7 erreurs. Elle a le bon goût également de conserver la merveilleuse modularité de la Twingo avec ses quatre sièges indépendants. Le coffre passe d’amplement suffisant à carrément immense en quelques coups de main !
Pour être plus précis, le coffre s’établit à 337 litres et plus de 1280 litres en baissant le maximum de sièges non utilisés. Dacia s’enorgueillit également de la présence d’un frunk, 18 litres supplémentaires sous le capot avant. Le gabarit ultra-contenu, 3,85 m, ne permet pas d’accueillir une batterie immense. Elle reprend purement et simplement la batterie de la Twingo, à savoir un pack de 27,5 kWh autorisant une autonomie jusqu’à 250 km environ. Comme toujuors, pour espérer s’approcher de ce chiffre, il ne faudra pas trop titiller l’accélérateur qui peut délivrer la puissance colossale (rire) de 80 chevaux. La recharge en 3,8 kWh est fort heureusement possible, longue mais possible, quand la rapide en courant continu de 50 kW l’est également.


Dacia a véritablement pensé sa voiture autour des besoins de ses clients. Pour réduire le tarif, le surplus est laissé de côté. Quelques YouClip sont présents à bord, pour faciliter l’utilisation de la Spring, mais rien d’extraordinaire. Autre surprise, elle est fabriquée en Europe ! À ce titre, elle ne connaîtra donc pas les hypothétiques fortes taxes de l’UE, un bon point pour les clients. Enfin, il reste une inconnue : son prix. Elle est disponible à partir de 17 900 € hors aides, soit 1590 € de moins que la Twingo. La différence est faible, les deux étant éligibles aux aides aux ménages les plus précaires. Quant aux loyers, il convient de regarder avec un conseiller compétent pour voir les différences, mais celles-ci sont également minimes. La Twingo va-t-elle mieux marcher que sa cousine ? Seul l’avenir nous le dira, le sort est entre les mains des clients (et des vendeurs) !
