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Vous la connaissez forcément. La Bentley Continental GT est la « bonne à tout faire » de la gamme, celle qui a donné le ton à sa sortie en 2003 du chemin qu’allait prendre la nouvelle propriété du groupe Volkswagen. Le luxe oui, mais avec une bonne dose de sport, dans un look à la fois classique et actuel… Une GT dans sa définition la plus luxueuse du terme. On est – trèèèès – loin de la simplicité de la Maserati A6 1500 qui inventait ce segment ! La Continental GT se veut être la compagne parfaite pour voyager en montagne, au bord de la mer, en ville, en campagne, bref, partout. Et dans un luxe voluptueux qui atteint même le choix mécanique. Tout est suralimenté, oui, mais avec grâce. Le V8 ne vous fera jamais défaut, quant aux W12 il est (presque) propre à la firme britannique. Né grossier, le coupé gagne en élégance avec la version cabriolet GTC et s’affine au fil des restylages. 2017 marque une étape important puisqu’une vraie nouvelle génération de Continental GT arrive, plus élégante, plus luxueuse et dynamique qu’avant.
Fin de carrière pour cette deuxième génération, et ligne d’arrivée aussi pour le W12. Il ne convient plus au législateur. Il faut donc lui trouver un remplaçant. Et Bentley pense alors une nouvelle Continental GT pour incarner ce changement.
Manque de chance, le style de cette deuxième génération est si proche de la perfection, mélangeant la sportivité à l’élégance, le luxe au dynamisme, que cette nouvelle version ne change pas beaucoup. Sa face avant change fortement, les phares abandonnant les fameux doubles optiques pour un seul, plus gros, inspiré de la Bacalar. Pour Bentley, cet élégant cercle surplombé d’un bandeau horizontal, tout en led évidemment, renvoie à l’idée d’un sourcil sur œil. Un orbite à « effet diamant cristallin profond » éclairant loin et bien. C’est mieux. Le profil ne change guère, retrouvant cette silhouette de « tigre au repos » dixit la marque. À l’arrière, Bentley appuie un changement interne dans les optiques. Peut-être dois-je revoir ma correction oculaire… Mais à première vue, seul un œil très attentif trouvera les différences d’avec le précédent modèle. Ou bien est-ce grâce aux sorties d’échappement, au dessin revu et bien plus complexe que les simples ellipses précédentes.


Si l’extérieur s’apprécie qu’avec les yeux et que tout le monde peut juger de son élégance, l’accès à l’intérieur, à l’habitacle, est davantage… destiné à une élite. Une élite capable de dépenser beaucoup d’argent – plus de 250.000 € assurément – pour rouler avec cette élégante britannique. Et qui en aura pour son argent. Car l’habitacle ne respire rien d’autre que la qualité. En pénétrant dans cette antre, le cuir vous saute aux yeux – dommage pour ceux qui n’aiment pas ça. Un cuir épais, matelassé, à effet 3D, qui donne envie de s’y installer, et d’y voyager… Au-delà des combinaisons personnalisables à l’envie, la Bentley perpétue l’héritage consistant à répondre aux besoins des clients, qu’importe ce qu’ils veulent. Ainsi, au centre de la planche de bord, l’écran de 12,3 pouces peut disparaître quand celui-ci est inutile, ou quand, simplement, le conducteur a envie de voir autre chose. Comme la continuité du placage bois, ou trois élégants cadrans de montre. Pour profiter au mieux de la voiture, qu’importe les conditions extérieures, la Continental GT dispose d’un préconditionnement de l’habitacle (permettant d’allumer chauffage ou climatisation pour l’heure de départ) et d’un système de recyclage et de purificateur d’air en mesurant la qualité de l’air à l’extérieur et à l’intérieur de la voiture…
Devant le conducteur, le volant à jante épaisse cache des compteurs numériques, malheureusement, indiquant la vitesse, les aides à la conduite activées, le régime moteur, l’autonomie globale et l’autonomie électrique… Car oui, la grande nouveauté de cette Bentley Speed se cache dans ses dessous. Le W12 qui faisait office de commandeur disparaît au profit d’un non moins efficace V8 hybride. D’abord, la partie thermique. Le V8 cube 4.0 litres et développe 600 chevaux et 800 Nm grâce à des turbos à double entrée. Derrière l’essieu arrière, une batterie de 25,9 kWh siège et fournit de l’énergie au moteur électrique directement intégré au carter de la transmission. Il distribue 190 chevaux et 450 Nm à lui seul (!). Il permet de rouler en 100% électrique sur 80 km environ. De quoi profiter du silence de roulage ou du système audio. Trois gammes sont proposés, le standard compte 10 haut-parleurs de 650 kW ; le Bang & Olufsen à 16 haut-parleurs de 1500 kW ; et Naim de 18 haut-parleurs de 2200 kW.


Ou alors, en basculant en mode hybride, et à condition que la batterie soit suffisamment chargée, le conducteur sera aux commandes d’une GT de 782 équidés et 1000 Nm de couple. Bentley prend soin de ses clients, on l’aura compris, et rassure ces derniers en précisant que les quatre roues sont motrices. Les fous du volant apprécient la possibilité de la déconnexion de l’ESC. Les plus pragmatiques, eux, loueront le châssis actif composé de la direction intégrale, du système de vectorisation du couple ou encore du différentiel électronique… Pour le confort, le nouveau châssis reçoit des suspensions pneumatiques à deux chambres et des amortisseurs à double valve. Et pour s’arrêter promptement ou ralentir doucement, les grosses roues de 22 pouces sont freinées par un système en fonte ventilé tout aussi gargantuesques de 420mm et 10 pistons à l’avant et 380mm et 4 pistons à l’arrière de série. Un système en binôme carbone-céramique augmente la taille à 440mm à l’avant et 410 à l’arrière ! Il faut au moins ça quand on sait le poids de la bête : 2459 kg à vide et en étant optimiste.
Et en coupé. Car pour la première fois de sa récente histoire, la Continental GTC est présentée en même temps que la GT. Son toit se déploie en 19 secondes et jusqu’à 48 km/h. Dans la continuité de la précédente GT, cette nouvelle génération s’annonce toujours plus luxueuse, sportive et technologique. Régulièrement, de nouvelles fonctionnalités et aides à la conduite (si on peut vraiment les nommer ainsi) s’ajouteront, comme la prédiction des feux verts sur les grandes avenues… Utile ? Je préfère me taire…


2 réponses sur « Bentley Continental GT 2024 »
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