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Abarth 600e

Elle est la plus puissante – et de loin – de toutes les Abarth de route de l’histoire. Mais, elle est électrique.

Abarth 600e

Je vois déjà venir les critiques. Encore une électrique. Encore un SUV. Encore un SUV électrique un tantinet sportif. Oui, mille fois oui. Mais sur le marché, pour l’instant, il n’y en a pas d’autre sur le segment. Alors, penchons-nous non pas sur sa mécanique mais sur toutes les prestations qu’il propose. D’un point de vue purement esthétique, il n’est pas question d’un nouveau véhicule à part entière. Et même son nom l’indique, l’Abarth 600e reprend la base stylistique du SUV thermique sorti voilà bientôt deux ans. En réalité, nous savions que ce dernier allait être sportifié depuis le mois de mars, mais il nous a fallu attendre 6 mois pour enfin bénéficier de toutes les données techniques. Une attente enfin récompensée ! De la 600e conventionnelle, l’Abarth reprend la carrosserie dans son intégralité et ajoute une dose de sportivité et d’agressivité à l’avant. La marque évoque un clin d’œil à son aînée l’Abarth 850 TC. Plus bas, le bouclier pur est remplacé par un équivalent plus agressif ouvert et menant parfois à des entrées d’air factices…

Le scorpion, l’emblème de la marque grimpe le long de la carrosserie pour arriver sur les ailes avant ajoutant une touche de couleur à la teinte de cette carrosserie déjà… originale ? Le rappel acide continue sur le rétroviseur et sur le centre des roues. Ces jantes à 5 branches sont censées évoquer le dard d’un scorpion… Au moins, contrairement aux marques françaises, il s’agit de jantes stylisées, oui, mais pas pleines. Enfin, des jantes… Ce sont des enjoliveurs placés sur des roues de 20 pouces aux quatre coins. Comme l’avant, l’arrière réhausse sa sportivité en redessinant son bouclier, ou plutôt son pare-chocs. Ce dernier arbore le même motif qu’à l’avant et ajoute un scorpion en son centre. La barre du coffre au-dessus de la plaque est peinte en noir (couleur carrosserie pour le SUV classique) et un aileron imposant s’exhibe à partir du haut du toit. Est-il utile ?

Abarth 600e
Abarth 600e

Un apparat sportif à l’extérieur, presque suggestif. À l’intérieur, la sportivité est moins exacerbée. La planche de bord préfère la mignonnerie de la 600e classique dans sa rondeur de planche de bord notamment. Dès lors, le côté piquant du scorpion peine à… s’exprimer. Çà et là, des petites touches rehaussent l’allure distinctive, en particulier dans le choix des matériaux, à l’instar de l’Alcantara recouvrant en partie le tunnel central ou la partie basse du volant. Les coutures de couleur vive égaient cette habitacle volontairement sombre… Fiat a peut-être banni les couleurs communes de son catalogue à l’extérieur mais l’intérieur reste terne… Il y a bien le rappel de couleur sur le volant à midi, et l’inscription Abarth devant le passager, mais sinon… Si, les sièges Sabelt optionnels distinguent la Fiat de l’Abarth, mais le maintien ne paraît pas exceptionnel…

Un élément négatif quand Abarth publie des photos de sa 600e en plein effort sur circuit. Un corps ballotté de droite à gauche puis encore à droite ne peut apprécier pleinement les performances d’une telle auto. Justement, en parlant de performances, il est temps d’aborder la question qui fâche. Oui, elle est électrique. Une traction, comme le veut la tradition Abarth. Une traction qui subit et qui doit réussir à passer 240 chevaux et 345 Nm de couple aux roues avant. Cette énergie est issue d’une batterie de 54 kWh (20 à 80% en 27 minutes grâce à une puissance de charge de 100 kW) autorisant un rayon d’action, autrement dit une autonomie, de 333 km maximum. Et avec le pied léger. La même batterie promet plus de 400 km dans la version proposée par Fiat. Et en réalité, l’Abarth n’a ses 240 chevaux qu’en de très rares occasions.

Abarth 600e
Abarth 600e

Merci la motorisation électrique. S’il est déjà possible de niveler la puissance d’un moteur thermique, c’est une tâche plus facile encore sur une voiture électrique. Deux des trois modes de conduite brident le SUV. Le Turismo envoie 150 chevaux et 300 Nm de couple aux roues avant. Amplement suffisant pour les trajets du quotidien, tout comme sa vitesse maximale limitée à 150 km/h. En mode Street, se sont désormais 204 chevaux et 345 Nm de couple. Ces deux modes partagent les mêmes caractéristiques de conduite disposant d’une pédale d’accélérateur et d’un volant réactifs quand l’ESP (stabilité) limite les excès de confiance. En revanche, en mode Scorpion Track, la puissance maximale arrive (240 chevaux), la vitesse maximale est levée à 200 km/h, les pédales et la direction sont plus vives, l’ESP est calibré sur un mode plus « fun » dit la marque. Pour éviter de perdre ses clients, l’Abarth soigne ses liaisons au sol.

Les voies avant sont élargies de 30mm à l’avant et 25mm à l’arrière, la barre antiroulis arrière et les suspensions gagnent en rigidité. Aux quatre coins, le SUV profite d’une monte pneumatique conçue en collaboration avec Michelin, des Pilot Sport EV spécifiques aux modèles électriques. Les roues, elles, sont freinées par des disques de 380mm issues de la compétition. Enfin, en virage, un différentiel à glissement limité mécanique autorise des vitesses de passage en courbe plus élevées. N’oublions pas la rapidité de l’électrique qui permet des accélérations très franches : 6,2 secondes de 0 à 100 km/h, soit un gain de trois unités ! Le tout pour la « modique » somme de 44 900 €. Une hausse de 10 000 € par rapport à la Fiat… Et encore, il existe une version plus chère encore !

Abarth 600e
Abarth 600e Scorpionissima

Ajoutez 4 000 € et vous pourrez prétendre à la commande de l’Abarth 600e Scorpionissima limitée à 1949 exemplaires. Une certaine exclusivité qui s’accompagne de quelques améliorations notables. En mode Turismo, l’édition limitée dispose de 190 chevaux (contre 150), une puissance qui passe à 230 équidés en Street et jusqu’à 280 chevaux en mode Track Scorpion ! Une hausse profitable aux accélérations, le 0 à 100 km/h passe ainsi à 5,85 secondes. Un gain très léger. Mais l’ambiance change aussi à bord grâce à l’arrivée de vrais beaux sièges baquets Sabelt chauffants avec appuie-têtes intégrés. Un générateur de son-moteur s’active ou se désactive via l’écran. Autant d’attentions qui expliquent cette légère hausse…

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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