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Volkswagen T-Roc 2025

Il a réalisé une première partie de carrière tout à fait honorable, a rencontré un succès d’estime mais aussi commercial. Naturellement, Volkswagen renouvèle son T-Roc pour une deuxième génération avec un grand poids sur ses épaules…

Volkswagen T-Roc 2020

Longtemps, Volkswagen n’a proposé des SUV qu’à sa clientèle la plus aisée, en commençant par un Touareg monumental, et descendant petit à petit, vers le Tiguan d’abord et vers le T-Roc et le T-Cross ensuite. Le T-Roc a commencé sa vie sur le marché en 2017, arborant un look consensuel, cher à Volkswagen, personnalisable à l’envie grâce à de nombreuses teintes osées donnant au SUV une vraie personnalité. Plus étonnant encore, il est décliné depuis 2019 en SUV cabriolet, suivant le mouvement initié par Range Rover avec son Évoque Cabriolet. Sans surprise, ni le britannique ni l’allemand n’ont connu le succès…

Mais voilà, depuis 2017, le marché a fortement changé. La part de marché du diesel, autrefois poule aux œufs d’or du géant allemand, a chuté ; l’Europe fait accélérer la transition vers l’électrification à marche forcée ; et le groupe se porte de moins en moins bien… Autrement dit, Volkswagen ne compte plus prendre de risque, préférant capitaliser sur les recettes assurant un succès plutôt que de laisser s’envoler les billets par les fenêtres. Et donc… probablement adieu T-Roc cabriolet !

Volkswagen T-Roc Cabriolet
Volkswagen T-Roc 2025

En revanche, le T-Roc classique, lui, est bel et bien reconduit et avec lui une personnalité encore plus forte. Le SUV grandit de 12 cm, une hausse positive, d’après le constructeur, pour l’équilibre stylistique de ce modèle plus dynamique encore. On perçoit cette volonté de sportivité dès la face avant arborant ce bouclier noir proéminent dans la partie basse, souligné par des crocs couleur carrosserie. Séparant le capot du pare-chocs avant, un bandeau lumineux rejoint les deux optiques et le logo, dans une partie inclinée participant au dynamisme de la voiture, contrairement à la précédente monture. De profil, la partie noire du toit gomme les lignes mais l’inclinaison encore plus forte du montant D (entre la vitre arrière et la portière arrière) prolonge l’idée de vitesse, même à l’arrêt, du SUV. La longueur supplémentaire paraît s’ajouter à l’arrière, en porte-à-faux, pour agrandir le coffre de 30 litres (à 475). L’arrière manque en revanche de personnalité, il utilise les mêmes idées stylistiques que les dernières nouveautés de la marque, avec un bandeau lumineux dans toute la largeur.

Volkswagen promet avoir travaillé sur l’espace aux jambes, aux quatre coins de l’habitacle, pour mieux accueillir ses occupants. Une bien bonne chose puisque les SUV demeurent des véhicules familiaux. Et forcément, le T-Roc de nouvelle génération sait comment distraire ses passagers. La planche de bord joue sur plusieurs dimensions. L’écran d’instrumentation derrière le volant est installé plus loin que la dalle numérique centrale, qui grandit encore. En-dessous de celle-ci quelques boutons semblent être des raccourcis à paramétrer. Plus bas, un espace de charge à induction est creusé pour recevoir un portable, et une molette au centre jauge le niveau sonore dans l’habitacle. Le tableau de bord est simple, efficace, plus gai que le précédent avec une ou deux couleurs supplémentaires. À l’inverse, le volant n’a toujours pas fini sa crise d’acné…

Volkswagen T-Roc 2025 Intérieur
Volkswagen T-Roc 2025

C’est que, il en faut des boutons pour activer/désactiver les multiples aides à la conduite, parfois nécessaires, tantôt obligatoires, d’autres fois totalement inutiles. Il y a, par exemple, l’avertisseur de franchissement involontaire de ligne et son acolyte l’aide au maintien dans la voie, qui sont obligatoires sur toutes les voitures neuves depuis l’été dernier. Ou bien la reconnaissance des panneaux de signalisation, plutôt intéressant lorsqu’on ignore, notamment sur les routes départementales, entre 80 et 90 km/h… encore faut-il que le système reconnaisse les panneaux et sache quels tronçons sont impactés… En option, Volkswagen propose un avertisseur d’angle mort lors de l’ouverture des portières : si vous ouvrez la portière et qu’un cycliste apparaît sans que vous ne l’ayez vu, la voiture émet une sonnerie pour vous signaler la présence du deux roues. Plutôt pratique, mais infantilisant… On peut aussi citer le système de Park Assist, ajoutant la fonctionnalité de pouvoir sortir d’une place trop exiguë à partir de son smartphone plutôt que de s’aventurer entre deux voitures au risque de rayer l’une ou l’autre ou les deux voitures en ouvrant la portière.

D’autres options sont proposées au catalogue, en fonction des finitions aussi, comme les sièges ergoActive disponibles pour la première fois sur le T-Roc, réglables électriquement sur 14 voies et massants ! Ou bien les différentes teintes, comme ce jaune canari, difficile à marier. Et bien évidemment, les moteurs. L’offre se réduit d’année en année, on est loin des multiples moteurs essence et diesel. Au lancement, le T-Roc n’est disponible qu’avec le 1.5 eTSi, un 4 cylindres essence turbo associé à une batterie de 48V, de 116 ou 150 chevaux. D’ici quelques semaines ou quelques mois, des motorisations full Hybrid arriveront, voire hybrides rechargeables… Plus d’autonomie électrique signifie moins d’espace à bord… On vous tiendra au courant ! 

Volkswagen T-Roc 2025

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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