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Skoda Epiq

Il va bientôt être plus rapide de lister les voitures thermiques que les électriques ! Les temps changent… de son côté, Skoda passe la troisième et dévoile un nouveau modèle électrique, avant qu’un quatrième ne pointe le bout de son nez d’ici peu.

Skoda Elroq

On ne sait plus où donner de la tête tant les voitures électriques se multiplient aussi vite que les petits pains. Si on nous avait dit, il y a dix ans, qu’autant de constructeurs allaient s’y mettre, que même Ferrari allait en lancer un, que… on n’y aurait pas cru. La réalité dépasse la fiction et l’imagination. Difficile de s’y retrouver dans ce flou artistique. Certains lèvent le pied, d’autres appuient à fond sur la pédale. Skoda est de cette deuxième catégorie. Longtemps l’Enyaq a été seul dans sa gamme. Il y a quelques mois, il a été rejoint par l’Elroq, bien sous toutes coutures. D’ici quelques semaines, la gamme tchèque va compter pas moins de 4 modèles électriques. Mais avant la présentation de ce quatrième, prenons le temps de découvrir le troisième : Epiq.

Il a été préfiguré par un concept, présenté en 2024 et revu légèrement en 2025. Il s’en inspire voire le copie totalement. Il aurait tort de s’en priver. L’Epiq est un SUV urbain de 4,17 m, une longueur le rapprochant d’une Renault 4 E-Tech, ancien segment du premier Captur du nom. D’un point de vue technique, il repose sur la plateforme MEB+ initiée par la Cupra Raval et la VW ID. Polo. La silhouette est agréable, très Skoda. On reconnaît immédiatement le style nordique par la calandre ceinte par les phares en T joints par une bande noire sous la calandre. En-dessous, huit éléments verticaux sont placés les uns à côté des autres en bas du bouclier. Ce sont des évents aérodynamiques qui s’ouvrent si la batterie a besoin d’être refroidie, se referment si non-nécessaire pour améliorer l’aérodynamisme. Mêmes outils et même quête à l’arrière en plus d’un discret diffuseur qui conduit l’air jusqu’à l’arrière. Cet arrière utilise les mêmes codes que l’avant avec cette signature en double-T joint par une bande noire.

Skoda Epiq
Skoda Epiq

À l’intérieur, on n’est plus surpris de la taille des écrans, de l’horizontalité de la planche de bord ou de l’accueil qui semble généreux. Cela dit, nous sommes reconnaissants de voir que les intérieurs des trois voitures reposant sur la même plateforme ne se ressemblent pas comme deux gouttes d’eau. Certes, il y a des éléments identiques – la position de l’écran central et de la barre de fonction en-dessous de l’ID. Polo – mais ils sont relativement camouflés, la preuve avec l’écran d’information derrière le volant, intégré dans un écrin différent de la cousine germaine. Comme il est de coutume chez Skoda, les fonctions malines sont nombreuses à bord : des fixations, des espaces de rangement, le parapluie, le grattoir, le sac pour le câble de recharge… Soucieux de l’écologie, l’Epiq ne reçoit que des selleries en fibres de polyester ! 

Est-ce bien suffisant pour sauver les ours polaires ? Pas sûr. Toujours est-il qu’il n’est pas interdit de penser que l’Epiq peut s’attirer les foules d’amateurs de SUV urbains électriques puisqu’actuellement il est tout seul sur son segment dans le groupe Volkswagen. Enfin, pour l’instant ! Car bientôt, Volkswagen va en décliner un SUV avec son badge aux trois V. Avant cette arrivée, l’Epiq espère donc s’attirer quelques clients. Son style peut s’apprécier, son espace à bord aussi avec une habitabilité correcte et un coffre qui dessine un espace de 475 litres. Les options sont, pour certaines, assez mesquines comme la pompe à chaleur qui permet de faire tourner la climatisation ou le chauffage sans trop tirer sur le moteur (et donc sur la batterie), d’autres sont de la personnalisation pure et dure, comme la peinture ou les jantes. Mais ces dernières participent à l’autonomie !

Skoda Epiq
Skoda Epiq

En effet, le dessin des jantes permet de limiter les perturbations aéro et donc de baisser la résistance à l’air et par la même améliorer l’autonomie. En parlant d’autonomie, elles sont fonction de la motorisation, de la batterie et toujours du conducteur. Trois versions sont disponibles au lancement, 35, 40 et 55. Les deux premières reposent sur lancement même batterie de 37,5 kWh (LFP, valeur nette). La 35 compte 116 chevaux, la 40 135, pour un couple identique de 267 Nm. L’autonomie est similaire, 310 pour les deux. La 55 offre 211 chevaux et 290 Nm de couple et tire ces valeurs d’une batterie de 51,5 kWh (NMC, nette) pour proposer 440 km d’autonomie. L’entrée de gamme (35) est lancée à 26 470 €, la 55 à 28 620 €. La recharge (bidirectionnelle) de 10 à 80 s’effectue en 24 minutes environ, dans la moyenne du segment. À la conduite, les habitués de Skoda seront heureux d’apprendre que l’Epiq inaugure chez le constructeur la conduite One Pedal, on peut conduire seulement avec la pédale d’accélérateur, la régénération (ajustable) va jusqu’à l’arrêt complet.

Pas révolutionnaire, on s’en doutait, l’Epiq est bien sous tous rapports. Robuste pour ceux qui aiment, habitable pour toute la famille et de plus en plus polyvalent pour une utilisation large. En somme, l’Epiq semble le plus malin de la gamme électrique.

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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