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Renault Emblème concept

Plutôt que de faire plus puissant, plus autonome ou capable de parcourir plus de kilomètres qu’un autre, le concept Emblème vise un tout autre objectif : produire le moins d’émissions polluantes dans tout son cycle de vie.

Renault Emblème Concept

Le cycle de vie d’une automobile part de sa conception qui démarre par l’ordinateur. Cette conception démarre par le choix des matériaux, pour beaucoup recyclés et recyclables. Elle se poursuit par le dessin de la carrosserie conçue main dans la main avec les ingénieurs et les designers. En effet, la voiture doit à la fois être agréable à voir, pour que les clients n’aient pas honte de l’acheter, et ultra-efficiente, pour que les mêmes clients ne sur-consomment pas à la conduite. Enfin, le cycle de vie se termine lors de la mise au rebut de la voiture, que ce soit à l’issue d’un accident ou de la fin de son parcours, où la voiture doit être entièrement désossée pour pouvoir être recyclée.

Voici donc le concept Renault Emblème au look… discutable. Chez Renault, les concepts présentés sous la direction de Luca De Meo ont quasiment tous pris la route. Dans un avenir plus ou moins proche, l’Emblème devrait donc débarquer… Enfin, à peu près. La face avant ne cache pas ses larges ouvertures dessinées pour laisser passer l’air dont les contours reprennent le style d’un losange à l’instar de la calandre de la partie basse du pare-chocs. Les optiques placés sous une barre horizontale rappellent presque un Alfa Romeo Tonale. Entre les optiques et le logo, des ouvertures laissent circuler l’air vers le capot : diminution de la surface frontale donc moins d’effort pour contrer l’air donc moins de consommation. Les rétroviseurs migrent vers les arches de roues et ne sont plus de miroirs conventionnels mais bien des caméras. Les portières avant sont largement éventrées pour créer une dépression derrière les roues avant.

Renault Emblème Concept
Renault Emblème Concept

Le profil prend la forme d’un break de chasse ramassé sur la partie arrière rendant la silhouette de la voiture plutôt dynamique. Une idée justifiée également par le dessin et la taille de la surface vitrée, passant de plutôt importante aux places avant à de moins en moins présente sur les vitres arrière jusqu’à quasi absente pour la visibilité arrière ! Le toit peint en noir augmente aussi cette impression de dynamisme. Les optiques arrière s’inspirent des feux avant, reprenant le dessin d’un losange dont seule la moitié des côtés est restée. Le pare-chocs arrière proéminent éloigne le concept de son pays d’origine pour le rapprocher d’un modèle outre-Atlantique. Enfin, la « Gilles Vidal touch » se perçoit au niveau des jantes au dessin disruptif.

Mais le modèle n’a pas été conçu pour (me) plaire. Il a été pensé pour émettre le moins de CO2 possible. Et tel est bien le cas si l’on en croit les chiffres annoncés par Renault. L’Emblème utilise de nombreux éléments recyclés à faible empreinte carbone, de nombreuses technologies de seconde vie et l’énergie nécessaire à sa production est 100 renouvelable. Résultat, l’Emblème émettrait 90% de gaz à effet de serre en moins qu’une voiture classique dans tout son cycle de vie. Ce qui veut dire à la conduite aussi. Voilà pourquoi le Cx est réduit à peau de chagrin : 0,25. Pour atteindre une telle valeur, il a fallut avoir recours à quelques astuces. Les rétroviseurs dans les phares en sont une, les poignées cachées en sont une autre, l’aéro actif et les essuie-glaces cachés complètent ce panel d’astuces. Et puis, à la conduite, il y a la notion de motorisation.

Renault Emblème Concept
Renault Emblème Concept

L’Emblème innove sur ce point en annonçant une motorisation bi-énergie électrique et hydrogène permise par la plateforme AmpR Medium (identique au concept A390_ß). D’un côté, une batterie NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt) de 40 kWh reliée à un moteur électrique à rotor bobiné (ne nécessitant pas de terres rares donc moins d’empreinte carbone, c’est la solution la plus simple que Renault utilise depuis la Zoé, mais pas forcément la plus efficiente ou efficace) de 160 kW/218 chevaux. Et de l’autre côté, une pile à combustible de 30 kW pour les longs trajets. Malgré ces éléments plutôt lourds – une batterie pèse lourd, et la motorisation hydrogène étant sous une très forte pression nécessite des renforts importants pour garantir la sécurité des occupants – la masse espérée s’approche des 1750 kg, très correcte pour un tel gabarit !

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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