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Trois lettres synonymes de sportivité, de plaisir, de sourire. Habituellement, les Peugeot sont les plus dynamiques, tout segment confondu. Mais ces dernières années, le choix des plateformes multi-énergies garantissant des économies d’échelle non négligeables a fait perdre aux lionnes leur mordant. Plus pataudes, moins vives, elles perdaient en plaisir ce qu’elles gagnaient en polyvalence… et encore. La 208, encore assez proche du sol, demeurait l’un des seuls chaînon à procurer un semblant de plaisir. Mais avec un maximum de 156 chevaux sous le pied droit, il y avait de quoi s’ennuyer un peu… Il aura fallu attendre sa quasi-fin de carrière pour qu’elle se décline en une version sportive.
À l’extérieur, les photos ne permettent pas vraiment de déceler les différences : les détails rouges sur une carrosserie rouge, sur un fond rouge… ça commence à faire beaucoup de rouge ! On aperçoit un liseré rouge dans les optiques avant, des jantes de 18 pouces au dessin original composé de plusieurs cercles pensés pour refroidir les freins. À l’arrière, un léger diffuseur arbore un feu antibrouillard en son centre, pour montrer son lien avec la compétition… Un béquet prolonge le toit. Ça ne saute pas aux yeux mais la voiture est abaissée (-30mm) et ses voies sont élargies (+56mm à l’avant, +27mm à l’arrière), augurant une présence sur la route et une meilleure tenue de route.


Dans l’habitacle, la planche de bord accueille des fonds de compteurs rouges, des sièges inédits avec appuie-têtes intégrés, des détails rouges dessus, des ceintures couleur… vous avez compris, de même que les tapis de sol ou les moquettes. Le volant arbore une inscription GTI sur sa partie basse, des liserés colorés contrastent avec le noir de l’habitacle. Beaucoup de choses changent, principalement des détails, des éléments qui coûtent probablement pas trop cher tout en garantissant une originalité en grimpant à bord de la voiture. Une GTI, ce n’est pas seulement de l’esbroufe esthétique, c’est aussi un talent certain pour en mettre plein la vue en termes de comportement dynamique. Et sur ce point, Peugeot ne fait pas dans l’humilité.
La E-208 GTI délivre des « performances uniques sur le marché ». Rien que ça ?! L’Alpine A290, bien que décriée par de nombreux Alpinistes et anti-électriques, demeure l’une des références électriques, toutes catégories confondues, et le maître-étalon dans le segment des compactes sportives. La Peugeot serait donc meilleure que l’Alpine. Pour se faire, elle augmente drastiquement sa cavalerie, passant à 280 chevaux, tous électriques bien entendu. Cavalerie et couple (345 Nm) sont dirigés vers les roues avant pour effacer le 0 à 100 km/h en 5,7 secondes. L’Alpine est battue. Mais une GTI n’est pas faite pour les lignes droites.


Ça tombe bien, Peugeot ajoute un différentiel à glissement limité, un mode Sport pour garantir de bonnes performances n’importe quand. La GTI revoit sa direction pour une meilleure réponse, les freins sont larges, 335 mm et pincés par 4 pistons. En plus de la régénération, ça promet ! Les pneumatiques sont conçus en collaboration avec Michelin, des Pilot Sport Cup 2 de 215mm de large. Pour tenir le pavé, il n’y a pas grand chose de mieux ! Les chiffres sont globalement meilleurs partout que sur l’A290, et la batterie ne fait pas exception. D’une capacité de 54 kWh (2 unités plus grande), elle envisage une autonomie de 350 km (estimation, pas encore vérifiée et connaissant la gourmandise des moteurs électriques de voitures sportives, tablons sur 300) et passerait de 20 à 80% en 30 minutes sur une prise de 100 kW.
Batteries comparables, autonomie légèrement meilleure (sur le papier) pour l’Alpine, puissance et couple plus élevés sur la Peugeot… La comparaison des fiches techniques semble donner beaucoup de points à la Peugeot sauf un secteur : le poids. Peugeot ne l’annonce pas, évoquant seulement un rapport poids/puissance de 5,7 kg/ch. Un rapide calcul donne un poids de 1596 kg. Près de 1,6 tonnes pour une bombinette, c’est un quintal de plus que l’Alpine qui, pour rappel, repose sur une plate-forme dédiée à l’électricité. Autrement dit, seul un essai pourra confirmer la supériorité de l’une sur l’autre. Reste deux interrogations. Le prix n’est pas encore dévoilé, mais au regard de sa puissance, et du prix de la version à 156 chevaux, nous devrions naviguer aux alentours des 40 000 € au grand minimum. L’autre question concerne… l’intérêt. Pourquoi réaliser une 208 GTI alors même que la voiture a déjà connu un restylage et qu’elle entame ses derniers mois de vie ?


Une réponse sur « Peugeot E-208 GTi »
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