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La vie de Fiat n’est pas un long fleuve tranquille depuis le début des années 2000… La gamme, vieillissante, réussit toutefois à trouver encore des clients, en particulier son modèle-phare, la fameuse 500 ! Lancée en 2007, cette dernière continuait de se vendre honorablement encore dans ces derniers mois de vie, mais les normes environnementales et sécuritaires ont condamné ce modèle iconique, symbole de la réussite de l’inspiration du passé. Renouvelée, la nouvelle 500 se veut encore plus branchée (plus de technologies, plus haut de gamme) et aussi branchable… Pour la dernière partie de sa vie, la désormais ancienne 500 a bien eu droit à une version « hybride », mais 48V. Ici, elle est 100% électrique ! Une révolution… qui ne fonctionne qu’à moitié. Si, dans les premières semaines, le goût de la réussite naissait, les tarifs, copieux, ont finalement rebuté les potentiels acquéreurs.
Pas de quoi décourager la marque Turinoise pour autant qui démarre une stratégie commerciale avec cette nouvelle Panda consistant à la présentation d’un modèle par an jusqu’en 2027.
Pour un début, voici la Panda. Pardon, la Grande Panda. Cela signifierait-il qu’une Petite Panda arrivera ? Toujours est-il que, qu’importe la taille, la Panda se veut être une grande voiture à vivre, à partager. Mais déjà, agréable à regarder. En bonne voiture du groupe Stellantis, on retrouve tous les codes déjà vus dans les précédentes nouveautés, à commencer par les jantes à dessin spécifique (origine Peugeot). La silhouette de la Grande Panda s’apparente à celle d’une Jeep Avenger de laquelle les Italiens ont retiré l’aspect robustesse pour ajouter un peu de lignes latines et de technologies. Cela passe par la calandre rectangulaire dotée de quelques optiques leds en forme de pixels avec l’écriture simple FIAT à gauche. La découpe de la vitre arrière rappelle la Suzuki Ignis (ce n’est pas vraiment un compliment). Le profil de la voiture étonne par sa petitesse, digne d’un pseudo-SUV de seulement 3,99m ! Moins de 4 mètres de long, des portes-à-faux hyper courts et des protections bien visibles, la Grande Panda est parée pour la ville !


Une citadine, soit, et un peu familiale. Son habitacle peut accueillir jusqu’à 5 personnes – la place centrale n’est pas une sinécure – et la planche de bord mélange le chaud et le froid… On apprécie, pour la gamme, la taille importante des écrans, de 10,25 pouces chacun, son design original – dans le bon sens – et l’utilisation de tissu de bambou. Cette partie supérieure fait vraiment les choses bien, visuellement en tous cas avec ce style en rondeurs aux extrémités, ou encore ce nouveau volant, appréciable également. La partie basse et les portières perdent toute originalité. Le support de téléphone pour la charge à induction repose sur une plateforme reprenant le dessin de la planche de bord en plus petit, forcément, mais continue d’utiliser les mêmes éléments de la banque d’organes de Stellantis comme le sélecteur de vitesse… Toujours aussi peu qualitatif.
La Grande Panda est conçue à Turin, même les sièges revendiquent cette origine, inscrivant sur le dossier « Panda faite avec amour chez Fiat » en anglais dans le texte et utilise la plateforme STLA Smart Car. Ce qui signifie une plateforme commune au groupe – tout à fait normal – et multi-énergies, comme le veut la philosophie Stellantis. Deux motorisations sont annoncées lors du lancement, une électrique projetant de couvrir 320 km en une charge, et une hybride de 100 chevaux. Cousine technique de la Jeep Avenger et Citroën ë-C3, et comme on connaît désormais les synergies de ce groupe, on peut imaginer que la batterie sera une LFP de 44 kWh (comme la Française, qui revendique exactement la même autonomie !). Quant à la motorisation 100 chevaux, il s’agit d’une hybride 48V…

Et le tarif ? Je n’ai pas de boule de cristal, mais n’espérons pas un budget inférieur à 20.000 €…
