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Preuve qu’un nom ne fait pas tout, son manque d’originalité témoigne surtout d’une volonté d’aller droit au but. Et pour être big, il est gros. Sa longueur atteint 4,57 m, sa largeur 1,81 m, sa hauteur 1,71. Il est donc 22cm plus long et 11cm plus haut pour la même largeur que le Duster avec lequel il partage la plateforme CMF-B. Comme lui, son design inspire la robustesse par ses arêtes, ses découpes franches. On est loin du raffinement, mais au moins, on ne craint pas grand-chose. D’une part, parce que le Starkle, ce matériau inrayable fabriqué à partir d’éléments recyclés et recyclables, occupe les mêmes places que dans le Duster, c’est à dire aux endroits propices aux chocs : à l’avant, sur les passages de roues, à l’arrière. D’autre part, le capot est dessiné de telle sorte qu’il facilite la visibilité vers l’avant. Sur le Duster, ça marche alors pourquoi pas dans le Bigster ?
Ses dimensions en nette augmentation garantissent quelques frayeurs lors de la recherche de stationnement… Encore que, avec tous les radars et le Starkle, on a moins peur. En revanche, cette hausse est appréciable en volume habitable. Le coffre par exemple, il atteint 667 litres sous tablette ! À côté, le Duster et ses 472 litres fait petit bras. Il est plus petit… De taille comparable, le Renault Austral (6 cm plus court) revendique 500 litres. Chapeau Bigster ! Les dossiers de la banquette sont individuels et rabattables d’une simple tirette directement dans le coffre. 5 sièges accueillent, d’après Dacia, avec la meilleure garde au toit 5 occupants. À l’avant, trois types de console centrale sont disponibles : une basse, une intermédiaire et une haute, cette dernière configuration permettant d’ajouter un accoudoir et un compartiment réfrigéré et un chargeur à induction.


Le reste de l’habitacle est identique au Duster. On retrouve ainsi l’interface digitale à 7 ou 10 pouces derrière le volant et 10,1 pouces au centre. Son appartenance au segment C lui oblige un certain confort et un certain niveau de finition. Aussi améliore-t-il la qualité de son insonorisation, de sa finition, du confort global. Des options intéressantes arrivent aussi, à l’instar du toit ouvrant panoramique de 120 cm de long et ouvrant sur 35 cm. Dans ce segment, les clients demandent un certain niveau de puissance garantissant une certaine polyvalence. Il y a donc le choix entre 4 motorisations. Le diesel ne fait plus partie du mix énergétique, mais Dacia propose une sorte d’alternative sous la forme du GPL donc le prix à la pompe est moins onéreux. Cet ECO-G 140 chevaux peut aussi rouler au sans-plomb. Le carburant entre en combustion dans un bloc 3 cylindres 1.2 turbo associé à une batterie de 48V (pour démarrer le moteur).
Deux puissances du même moteur 1.2 TCe sont disponibles. Le TCe 130 n’est associé qu’à la transmission intégrale et boîte manuelle, quand le TCe 140 dispose d’une boîte automatique et est une simple traction. Vendu comme étant le plus vertueux du panel, le HYB155 fait ses premiers pas dans le groupe Renault dans ce Bigster ! Pas sûr que cet outil marketing soit fameux… Comme les autres « Full-Hybrid », il combine l’essentiel de sa puissance d’un 4 cylindres essence, ici portée à 107 chevaux (97 dans les E-Tech 145), avec deux moteurs, l’un de 50 chevaux sur lequel peut rouler le Bigster, et l’autre servant de démarreur-générateur. La capacité de la batterie n’est que de 1,4 kWh, mais est amplement suffisante pour baisser les consommations de 40% d’après la marque. Quant aux tarifs, Dacia frappe fort en annonçant moins de 25.000 € pour la version thermique la moins chère, et moins de 30.000 € pour l’hybride, sans pour autant nous donner de prix précis. Mais un véhicule, dans le segment C, aussi habitable ? Il n’y a pas mieux !

