Catégories
Nouveautés

Smart #5

De deux en deux, les smart se multiplient. La #1 a montré la nouvelle voie de la marque en étant la plus petite de la future gamme, mais aussi la plus grande smart à sa sortie. Depuis, il y a eu la #3 et désormais la #5.

Renault Clio V E-Tech Esprit Alpine essai

Dire que les voitures grandissent d’année en année, de génération en génération, est un doux euphémisme. Prenons une citadine typique, une Renault Clio II. À sa sortie, elle mesurait 3,81 m de long et 1,64 m de large (hors rétroviseurs). La génération suivante dépassait les 4 mètres de long, et depuis les Clio IV et V mesurent peu ou prou la même longueur que la III, entre 4,03 et 4,06 m. La largeur, en revanche, a nettement augmenté puisqu’elle est passée de 1,71 m dans la III à 1,80 m dans la V en passant par 1,73 pour la IV. Même chose pour les gammes supérieures, voire bien supérieures. Prenons l’exemple de la BMW Série 5. La génération E39 mesurait 4,77 m de long et 1,80 m de large (notez qu’il s’agit de la même largeur que la dernière citadine au Losange !). La E60 suivante s’allonge de 8 cm, la F10 s’approche des 4,90, la F90 les dépasse et la dernière née ose aller au-delà des 5 mètres (5,06). L’inflation jusque dans les dimensions.

Tout ça pour dire que, si les smart ont changé de gabarit, force est de constater que ce virus ne touche pas que la marque sino-allemande. Car, n’oublions pas que smart appartient désormais à 50/50 à Geely et à Mercedes-Benz. Toutefois, on peut pointer du doigt une très nette différence entre les premiers modèles de la marque qui ne dépassaient pas les 4 mètres pour le plus long et cette nouvelle gamme à l’opposé de l’idée smart… Il suffit de prendre l’exemple de la première du nom, la Fortwo : 2,50 mètres de long. La Forfour ? Dans sa première version, 3,75 m seulement. Les lois du marché étant ce qu’elles sont, les smart sont chères à produire, ne se vendent pas beaucoup et Mercedes ne gagnait pas beaucoup d’argent avec elles. Alors… la gamme a changé. Et la #1 est arrivée.

Smart #1
Smart #5

Désormais, celle qui était la plus longue smart de l’histoire avec ses 4,27 m de bout en bout est la plus courte de la gamme actuelle… à près d’un demi-mètre de la nouvelle ! Oui, vous avez bien lu, la #5 mesure 4,69 m de long et appartient donc au segment C. De smart, elle n’a plus que le nom. Les premiers modèles devraient fouler la surface de la Terre courant du mois de juin prochain. Il faudra s’habituer à cette allure robuste et carrée… Gageons que sa diffusion, davantage sur notre marché frileux en matière de voitures de ce gabarit, n’est pas assurée à grande échelle. Il s’apparente à une sorte de Mercedes GLB en plus rondouillard… Pas de quoi se relever la nuit pour en apprécier les courbes.

L’habitacle délaisse l’originalité au profit d’une technologie embarquée qui en met plein les yeux. Peut-être même trop. À la lecture des chiffres des dimensions des dalles numériques… on se demande si des écrans de télévision ne sont pas plus petits ! J’exagère, mais ce tableau de bord penche sérieusement dans une surenchère de pixels. Deux écrans sont de série, l’informatif de 10,25 pouces derrière le volant du conducteur, et le tactile central de 13 pouces. En option, le passager a droit à son propre écran de 13 pouces aussi, qui devient presque la norme dans cet univers de technologie toujours plus envahissante. Le conducteur n’est pas lésé, il a droit à un affichage tête haute disons… copieux, large de 25,6 pouces ! Tant qu’on en est aux chiffres, l’ambiance sonore est signée Sennheiser et fournit la technologie Dolby Atmos grâce à ses 20 haut-parleurs forts de 1190 W de puissance ! 

Smart #5 Intérieur
Smart #5 Intérieur

L’habitacle semble comme bien souvent dans ces automobiles venues de ce pays d’Asie dénué de tout charme. Rien n’est transcendant. L’effet waouh est davantage provoqué par l’omniprésence des écrans que par une idée stylistique originale ou des matériaux prompts à donner envie de les toucher, les caresser. C’est un véhicule utile et utilitaire. Presque trop… il en oublie le charme en voulant être trop parfait, du moins sur le papier. En témoigne les images fournies par la marque et les quelques détails de dimensions de coffres. Oui, avec un -s car un frunk se dessine à l’avant, un espace de 72 litres, plutôt utile. Et à l’arrière, la capacité « normale » n’est pas communiquée, seule celle une fois la banquette arrière rabattue est donnée : 1530 litres. De quoi installer un matelas pour aller camper en pleine forêt… non loin d’une borne de recharge.

Frunk oblige, #5 est une 100% électrique. Un énième SUV à batteries. Bonne nouvelle, l’architecture 800V permet d’encaisser des puissances de charge ultra-rapides, de l’ordre de 18 minutes pour passer de 10 à 80% ! Le câble pourrait faire passer jusqu’à 400 kW de puissance… Rares sont les bornes à fournir une telle capacité, mais smart l’affirme : son SUV est apte à les capter ! Deux tailles de batteries sont disponibles. La LFP de 76 kWh ou la NMC de 100 (oui 100) kWh. Seule la #5 Pro a droit à la « petite » batterie LFP dont les données de consommation sont encore en cours de validation. Dès la Pro + (trois autres finitions sont disponibles au-dessus), la NMC est imposée et permettrait de tutoyer les 590 km d’autonomie. On attend de voir ça… Les tarifs sont déjà dévoilés, 46 600 € pour la Pro et 51 600 € pour la Pro +. 5000 € d’écart pour une différence d’autonomie inconnue pour l’heure… 

Smart #5

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Boucars

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture