Vous pouvez nous soutenir ici si vous aimez ce que vous lisez.

S’il y a bien un constructeur sur le marché que les bourrasques d’électrification ne bouleversent pas, c’est bien Dacia. Certes, elle connaît depuis une poignée d’années des concurrents sous le nom de MG, Leapmotor, un peu BYD, mais les clients semblent tellement attachés à Dacia qu’ils viennent renouveler la leur. Il suffit de se pencher sur les chiffres de la Sandero. Pour la première fois de l’histoire du constructeur, plus de 300 000 unités d’un seul modèle sont sorties des chaînes en 2024, dont les deux tiers en Stepway, légèrement surélevée et plus cossue. Le Jogger brille également dans son segment, tout comme le Duster. Si la Spring se vend aisément grâce à son tarif ultra-compétitif pour une électrique, elle n’est pas reconnue comme la plus sécuritaire du marché. Mais, peut-être que la vapeur peut s’inverser.
Le restylage de l’année dernière lui a permis d’afficher une stature, presque une musculature plus imposante que la précédente, mais côté technique la Spring campait sur ses positions. Aujourd’hui, le style n’est pas vraiment touché, à l’inverse de tout ce qui se passe en-dessous de la carrosserie. Elle embarque une nouvelle batterie LFP de 24,3 kWh offrant la même autonomie de 225 km qui participe à la rigidité de la voiture. Les mouvements de caisse très prononcés des premières versions devraient être annihilés ici grâce à l’ajout d’une barre antiroulis de série et d’un nouveau calibrage des suspensions. Enfin ! Aux roues avant, la puissance grimpe aussi. Deux puissances toujours, mais au lieu du choix laissé entre 45 et 65 chevaux, Dacia propose 70 ou 100 chevaux ! Pas de quoi rester collé aux sièges non plus, mais les accélérations sont nettement améliorées par rapport aux précédentes, ce qui sécurisera les propriétaires lors de dépassements de deux roues par exemple.


Autre élément important en hausse, la charge rapide passe de 30 à 40 kW. Effectuer la charge de 20 à 80% ne demande que 29 minutes : l’avantage d’une petite batterie ! L’attention s’est également portée à l’efficacité aérodynamique, la voiture ne brillant pas particulièrement, non plus, dans ce domaine. Les soubassements dirigent mieux le flux d’air, tout comme les jantes, disponibles jusqu’en 15 pouces. À bord, on retrouve les écrans qu’on connaît déjà, le combiné d’infodivertissement de 7 pouces derrière le volant et l’écran de 10,1 au centre. La vie à bord s’améliore grâce aux fixations YouClip ainsi qu’à la plateforme de charge à induction. Elle demeure l’électrique la plus légère du marché, et également la citadine polyvalente (il faut le dire vite, les premières versions n’étaient pas probantes, espérons que la nouvelle soit meilleure) la plus accessible. Malgré ses prestations en hausse sur le papier et à confirmer derrière le volant, la Spring conserve un tarif diabolique en démarrant à 16 900 € en 70 chevaux. Dans sa finition Extrême et ses 100 équidés, elle demande toujours moins de 20 000 €. De quoi faire réfléchir…
Au-delà de la Spring à la réussite commerciale bien plus éclatante que sa note EuroNCAP ne l’aurait suggérée (1 étoile sur 5), le reste de la gamme (Sandero et Stepway, Jogger et Logan) subit de nombreuses mises à jour plus visibles que pour la Spring. La signature lumineuse change, troquant ses Y pour des T inversés dans le dessin interne des optiques, autant à l’avant qu’à l’arrière. La calandre avant reçoit des éléments blancs censés continuer le T du phare… Les Sandero Stepway et Jogger héritent du matériau développé pour le Duster, le Starkle®, inrayable et fabriqué à 20% à partir de matériaux recyclés. Ils l’utilisent au niveau des bas de caisse, des enjoliveurs et des passages de roues. La Stepway se distingue aussi par un inédit bandeau noir à l’arrière. Deux nouvelles couleurs arrivent également, le Jaune Ambre pour Logan, Sandero et Sandero Stepway ; le Sandstone pour Sandero, Jogger et Logan.


L’atmosphère intérieure respire toujours le low-cost, mais les matériaux gagnent malgré tout en qualité, et la présentation s’égaie à chaque génération. On note par exemple des garnitures de porte en tissu bleu sur les premières finitions, Denim sur la Journey. Les aérateurs réutilisent l’idée du T inversé, rien de plus logique puisqu’ils avaient, auparavant, le dessin d’un Y. Là aussi, les fixations YouClip se multiplient. Les écrans sont de mêmes dimensions que dans la Spring, et la charge à induction optionnelle est disponible aussi. Sous le capot, des nouveautés sont à saluer comme la motorisation Hybrid 155 disponible sur le Jogger et la Sandero Stepway ainsi que la reconduction de l’Eco-G, désormais fort de 120 chevaux (immédiatement disponible en remplaçant du 110 sur le Duster). Les réservoirs de GPL passent de 40 à 48,8 litres dans le Jogger et 49,6 pour les Logan, Sandero et Stepway. L’Eco G est disponible en boîte automatique avec palettes au volant, pour imiter Gasly ! Les vitesses diffèrent nettement en revanche…
Enfin, la surprise s’appelle Hipster. À en croire le communiqué, le postulat de départ se basait sur les hausses considérables des dimensions, des prix, des prestations des automobiles actuelles en total désaccord avec le pouvoir d’achat qui n’a pas suivi. Le Hipster est un retour aux sources de Dacia et, d’après la marque, multiplie les clins d’œil aux références des voitures populaires de l’histoire de l’automobile. Hipster ne mesure que 3 mètres de long, or Dacia nous assure un habitacle comptant 4 sièges. Dans cette configuration, quid de l’espace réel aux jambes à l’arrière ? Le coffre en revanche est donné, 70 litres lequel monte à 500 en baissant les sièges arrière. La recherche de simplicité, de réduction des coûts à conduit Dacia à innover. Les feux arrière par exemple sont placés derrière la vitre, ne nécessitant pas de verre supplémentaire. Le concept serait 20% plus léger que la Spring, valeur qui correspond à un autre objectif du projet de baisser de moitié l’empreinte carbone de ce véhicule dans tout son cycle de vie.


