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Land Rover Defender Octa

Il a déjà démontré qu’il pouvait être une star du grand écran (No Time To Die) désormais il veut prouver qu’il peut encore plus briller grâce à un nouveau moteur.

Land Rover Defender

Il est loin d’être neuf ! Le nom est vieux comme le monde. Pensez-donc, le Defender premier du nom se voulait être l’interprétation britannique de la fameuse Jeep américaine. Un tout-terrain que rien n’arrête, capable de sortir des sentiers battus doté d’une boîte longue et d’une boîte courte… Le tout premier Defender ne s’appelait pas ainsi. Lancé par la marque alors en bonne santé Rover, cette dernière a souhaité surfer sur la vague de la Libération pour sortir une alternative à la Willis en imaginant un baroudeur des champs, un franchisseur capable de traverser les Land. Et le Land Rover naît en 1948. Il est loin, très loin de ressembler à celui que nous avons connu en état neuf dans les années 2010. À l’époque, il était un coupé presque aussi large que long, aux galbes appréciables. Par la suite, en 1983 il a changé de nom puisque Land Rover est devenue une marque à part entière. Désormais, l’antiquité se nomme Defender, et choie un peu plus ses occupants : apparition des versions 5 portes, plus de cuir… Jusqu’en 2015. Nombre de moteurs, nombre de déclinaisons sont arrivées puis ont disparu pendant ce très long règne. Comme le Classe G du côté Allemand, les sévères normes environnementales ont eu raison du Defender dans sa forme rustique. Dans le cœur des passionnés et dans les instances dirigeantes de la firme, imaginer Land Rover sans son modèle fétiche est impossible. Porsche sans sa 911 ? Lamborghini sans son V12 ? Aston sans la beauté ? Aussi, un nouveau Defender a été imaginé…

Il faut remonter le temps à l’époque où la Covid n’existait pas encore. Si, souvenez-vous ! Nous sommes en 2019, et le tout nouveau Defender sort. Un monstre de technologie muni de multiples écrans à l’intérieur, d’innombrables capteurs, radars et caméras à l’extérieur, de programmes pour aider le baroudeur à crapahuter en hors piste… À bien des égards, il est un merveilleux véhicule : plus confortable, plus élégant, plus technologique que l’ancien modèle. Plus habitable aussi, puisqu’il existe en trois longueurs (90-110-130) et quatre configurations (5, 6, 7 ou 8 places !). Mais n’est-il pas trop technologique pour un engin destiné à passer son temps en hors piste ? Entendez par là que boue, terre, ou encore poussière en tout genre peuvent rendre les circuits imprimés au mieux moins performants, au pire inutiles, défectueux. Nous n’en savons rien, après tout. Et soyons rassurés que Land Rover a sûrement bien pensé son porte-étendard… Toujours est-il que le temps a joué contre lui. Dévoilé fin 2019, il devait bénéficier d’une large couverture marketing grâce à la sortie du James Bond No Time To Die début 2020. Le film est retardé à plusieurs reprises et le lancement du Defender ne s’accompagne pas d’autant de bruit autour de lui que prévu…

Land Rover Defender 2020

Aussi surprenant que ça puisse paraître, le Defender séduit énormément. Ses ventes augmentent d’année en année. Merci l’arrivée de l’hybridation ! En revanche, cette nouvelle version Octa risque de ne pas se vendre comme des petits pains… Pas en France en tous cas. 

Land Rover Defender Octa

Pour une raison simple et claire : son moteur. Enfin, son. Disons, celui qu’elle utilise. Si le V8 5.0 de la gamme classique est bien celui de la maison JLR, ce fameux big block à compresseur capable de sortir jusqu’à 600 chevaux est ici remplacé par le 4.4 litres de la BMW M5 CS, disparue il y a quelques années. Plus petit mais pas moins performant ! Avec ses deux turbos, le V8 allemand fournit 635 chevaux et 750 Nm de couple aux quatre roues, voire 800 Nm en activant le programme du Launch Control. Une fonction totalement inutile sur un SUV de cette stature mais qui est d’une efficacité probante : 4 secondes pour passer de l’arrêt à 100 km/h. C’est du lourd ! À titre de comparaison, à taille équivalente, le Defender utilisant le V8 5.0 en version 525 chevaux (taille 110) demande 5,4 secondes pour le même exercice. Revers de la médaille. Quand on s’améliore sur un point, on a tendance à privilégier ce dernier au détriment des autres. Et si ici, le Defender Octa préférait les grandes routes aux chemins de traverse, mériterait-il son badge ? Aucun risque, il reste un Land Rover jusqu’au bout des pneus.

La marque assure qu’il est le plus robuste, luxueux et performant de sa gamme. Les pneus, puisqu’on en parle, sont conçus pour le tout-terrain et en provenance de l’équipementier Goodyear. Ils entourent des jantes de 22 pouces (!) capables de tourner vite, jusqu’à 250 km/h. L’Octa confie ses liaisons au sol à des suspensions 6D Dynamics à liaison hydraulique devant effacer roulis et tangage sur route ouverte et augmenter les débattements en tout-terrain. Le meilleur des mondes. Comme si dépasser les 2m de large et les 5m de long n’était pas suffisant, le Defender Octa augmente sa garde au sol de 28mm et s’élargit de 68mm. Il gagne partout et stagne là où il ne peut guère s’améliorer. Toujours 8 vitesses, toujours 2 gammes (courte et longue) et maintenant aussi des grands freins atteignant 400mm de diamètre à l’avant ! Quant au poids, pas de miracle à attendre. Il est inconnu pour l’instant, mais nul doute qu’il sera proche voire supérieur à celui du Defender 110 V8, dépassant déjà les 2,6 tonnes…

Land Rover Defender Octa Intérieur

S’il demeure trop technologique, l’arrivée de ce V8 BMW me réjouit. On sait ce dernier capable du meilleur dans une berline routière, alors nul doute qu’il sera aux avant-postes dans un tel gabarit. En France, il faudra digérer le malus. Gloups.

Land Rover Defender Octa

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

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