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Les premières Kia électriques se nommaient e-Niro et e-Soul, et étaient des déclinaisons électriques de modèles 100% thermiques. En 2021, la marque coréenne a présenté son premier modèle basé sur une plateforme dédiée à une batterie électrique, j’ai nommé le Kia EV6. Tout le monde le connaît et le reconnaît pour son gabarit copieux et son design original. À bord, l’ambiance change du tout au tout par rapport aux Kia classiques, et laissent imaginer les habitacles du futur de la marque. En 2022, le EV6 a reçu le titre honorifique de voiture européenne de l’année. L’année dernière, Kia a présenté deux voitures importantes, le EV9 aux dimensions hors normes, et le EV3 dont le gabarit plus contenu risque de donner du fil à retordre à nos constructeurs européens tant il apparaît bien pensé. Plus petit encore, le Syros cousin pas très éloigné du Hyundai Inster propose un rapport gabarit/équipements/prix intéressant, mais dans une étroitesse qui ne donne pas entière confiance…
Il y a quelques jours, Kia annonçait le lancement de plusieurs nouveautés, projets, concepts et même des modèles de série. Rapidement, voici le PV5, camionnette électrique signée Kia. Ce Renault Trafic vu par les Coréens était préfiguré par le concept éponyme PV5 lors du CES de Las Vegas 2024. Plusieurs configurations arrière sont proposées, avec ou sans assises. Pour l’instant, nous n’en savons pas beaucoup plus. Même chose pour le Kia EV2 Concept. Lui n’est qu’au stade de prototype mais son arrivée est imminente : 2026. Comme son chiffre l’indique, il devrait être plus petit que l’EV3, ce qui fera de Kia l’un des constructeurs à la plus large gamme de voitures électrifiées ! Car au-dessus de l’EV3 vont arriver deux nouvelles carrosseries portant le nom EV4, ici dans leurs dessins définitifs.


Un nom, EV4, deux carrosseries, berline et berline compacte, deux longueurs, 4,43 et 4,73 mètres. N’est-ce pas un peu caricatural de ne les présenter qu’ainsi ? Si. Alors, prenons un peu plus de temps. Les habitués des derniers designs signés Kia ne seront pas dépaysés, les voitures suivent rigoureusement le mouvement stylistique des modèles précédemment cités. Nous retrouvons donc la face avant « tête de tigre ». Cependant, contrairement au EV3 les optiques ne sont que verticaux, alors que le SUV compact ajoute une barre soulignant le capot. Le profil surprend sur la berline, bien moins sur la berline compacte, même si la découpe des vitres est assez… originale. Berline et compacte partagent le même empattement de 2,82 mètres de long, ce qui signifie que la berline n’ajoute de longueur que dans cette partie postérieure, rendant cette face arrière délicate à juger.
Forcément, la longueur supplémentaire profite à la taille du coffre, lequel passe de 435 à 490 litres en ajoutant les 30 cm à l’arrière. En revanche, la place pour les occupants dans l’habitacle est identique puisque non seulement l’empattement est partagé, mais la hauteur l’est aussi, à 5mm près. Comme dans 99% du marché automobile, les voitures s’apprécient confortablement avec quatre occupants, bien moins quand un cinquième s’invite au centre de la banquette arrière. Le dessin de la planche de bord n’est pas une surprise. C’est clinique, presque trop propre. Du Kia dans l’âme, reconnaissable à son logo (et nom) inscrit sur le volant, aligné à droite. La planche de bord accueille une dalle numérique de 30 cm de long composé de deux tablettes de 12,3 pouces aux extrémités et d’un écran de 5,3 pouces entre les deux permettant de gérer la climatisation, entre autres. Évidemment, l’écran central est tactile, contrairement à l’affichage derrière le volant.


À l’inverse de ce qui se pratiquait autrefois, il y a environ 5-7 ans, les mises à jour du système embarqué ne nécessitent aucun passage en concession, tout est réalisé « over the air » comme ils disent, à condition donc d’avoir une connexion wi-fi. Et comme ses concurrents, Kia rivalise d’ingéniosité pour multiplier l’offre de divertissement sur son écran d’info-divertissement. L’accès à YouTube ou aux plateformes de streaming, ou encore à des jeux vidéos deviennent monnaie courante… à mon grand désarroi. Pour savoir pourquoi, il faudra lire le prochain magazine (Boucars #9). Autre équipement (in)dispensable, la clef peut être digitalisée et intégrée dans l’Apple Watch, pour ceux qui en ont, facilitant ainsi le partage de la voiture. À condition, cela dit, que les assurances acceptent de tels échanges, non ?
L’EV4, comme son nom l’indique, est un modèle électrique. À ce titre, il convient de s’intéresser à son système de batterie, non ? Deux tailles de batterie sont proposées, 58,3 et 81,4 kWh, pour un seul et unique moteur de 150 kW, soit 204 chevaux. Suffisant, amplement suffisant pour une utilisation quotidienne d’un tel gabarit. Les deux silhouettes ne partagent pas les mêmes efficiences et donc les mêmes autonomies. La berline compacte peut parcourir 410 km avec la batterie de 58,3 kWh, et 590 km avec la seconde ; la berline classique annonce respectivement 430 et 630 km. On attendra les vraies vérifications par la presse spécialisée pour connaître les vraies autonomies. La recharge rapide ne demandera jamais moins de 30 minutes pour passer de 10 à 80%, la faute à une architecture à 400V.

Aucun prix n’est annoncé pour le moment. Les deux carrosseries vont débarquer en Europe. Hâte de connaître leurs arguments, leurs tarifs, la qualité, bref, de les voir en vrai.
