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Jeep c’est le Land-Rover à l’américaine. Une gamme composée à 100% de SUV aux capacités de franchissement incomparables et incontestables qui, ces dernières années, n’a cessé de s’élargir. Quand la marque britannique intègre de nombreuses technologies dans ses voitures, multipliant les écrans et les radars en tout genre, et souhaite hisser son positionnement à un niveau élevé, Jeep reste dans son segment un peu à part. La montée en gamme ? Que nenni. Les investissements sont faibles, la marque profitant surtout des plateformes et technologies des autres marques du groupe plutôt que d’imaginer quoique ce soit. Elle conserve cependant un style qui lui est propre, un peu comme Land Rover. Mais à l’Américaine !
Ces dernières années, une gamme européenne est apparue, avec notamment le Renegade rival de Captur et 2008, et désormais le petit Avenger au look ravageur. Ce dernier a porté la marque en France, sept fois plus diffusé que… le Compass ancien modèle, désormais.
Car le nouveau est là, sous vos yeux, sur cet écran. Un Jeep tout ce qu’il y a de plus Stellantis dans l’âme. Une plateforme commune au groupe, à savoir la STLA Medium déjà vu maintes et maintes fois dans le Peugeot 3008 ou dans le tout récent Citroën C5 Aircross. La voiture a été développée sur deux sites en même temps, à Turin et aux États-Unis, comme pour mieux montrer l’esprit multi-culturel de Jeep. L’extérieur reste dans l’esprit Jeep en réinterprétant d’ailleurs la calandre de la marque, avec ces fameuses sept parties distinctes, soulignées par des leds sur chaque partie supérieure. Elle est encadrée par d’étroits optiques à led lui conférant un regard agressif. Les ouvertures sont pour le moins réduites en termes de nombres, à l’inverse des protections qui parcourent tout le bas de la carrosserie.


Ça démarre sur le pare-chocs avant, ça se poursuit sur le profil en passant par les passages de roues trapézoïdaux, pour se finir sur le pare-chocs arrière. Jeep évoque une garde au sol suffisante et des angles d’attaque, ventraux et de sortie bien meilleurs que ceux de la concurrence. Des rivales que le Compass copie sur l’arrière puisqu’il reçoit l’habituel bandeau que l’on retrouve maintenant… partout. La surface vitrée semble réduite, à l’inverse des débattements pour les roues. Point positif : pour affronter nos chers et tendres dos d’âne, aucune crainte ! Et s’il y a des inondations, le Compass peut se transformer en allié, lui qui se dit capable de traverser des gués de 470mm de profondeur. Le tout en transportant de nombreux bagages puisque le coffre promet une capacité de 550 litres.
Chaque siège de la banquette arrière est indépendant, et en les baissant tous le volume total dépasse les 1000 litres. Toutefois, il n’y a pas que ces chiffres qui sont intéressants dans l’habitacle du Compass, il y a aussi l’environnement du tableau de bord qui fait enfin entrer ce véhicule dans la décennie 2020. Pour qui connaît le groupe Stellantis et ses manières, l’environnement souffle le chaud et le froid. On salue l’arrivée de cette grande tablette tactile de 16 pouces, mais on perçoit des affichages, des polices d’écriture semblables à du Fiat ou Peugeot… Les bords arrondis rappellent aussi l’univers de la marque de Turin. Le volant est large et pas tout à fait rond, et le tableau de bord, relativement bas, intègre un affichage numérique de 10 pouces lui aussi plutôt bas. Ce dessin favorise sûrement la visibilité vers l’avant, mais elle déroute au premier abord. À bord, entre additionnant les différents espaces de rangement, la voiture compte près de 34 litres de volume. Il y a des ports USB C, des astuces et évidemment des modes de conduite. Jeep oblige, le franchissement en fait partie.


C’est d’ailleurs pour aider à ces escapades que le radar avant a été repositionné, pour éviter les dommages dans les environnements délicats. Encore faut-il pouvoir y accéder. Et y rouler. Oui, il est désormais temps de parler de la motorisation. Ou plutôt des motorisations disponibles. L’entrée de gamme sera servie par un hybride (48V) de 145 chevaux, puis un hybride rechargeable de 195 chevaux. L’époque nous y oblige, trois versions électriques sont prévues, allant de 213 chevaux en traction (500 km d’autonomie) à 375 chevaux en quatre roues motrices. Cette motorisation est propre à Jeep et, pour l’instant, à ce Compass. Elle ajoute un moteur électrique de 67 chevaux et 232 Nm de couple sur l’essieu arrière associé à un réducteur qui est capable de démultiplier le couple et de distribuer des valeurs gigantesques, idéal pour s’évader. Deux tailles de batterie sont disponibles, 73 kWh et 88 kWh pour la Long Range (et sûrement pour la transmission intégrale aussi) que Jeep dit capable de parcourir 650 km en une charge.
Deux tailles 20 à 80% en 30 minutes sur une borne de 160 kW, voilà l’autre promesse. Pas exceptionnel mais une demi-heure est vite passée en famille. Dans un premier temps, le Compass est disponible dans une série limitée de lancement nommée de manière originale First Edition avec une peinture spécifique en seulement deux motorisations, le 145 chevaux hybride 48V et le 213 chevaux électrique, à respectivement 40 990 € et 46 490 €.

