Catégories
Nouveautés

Cupra Raval

Cousine espagnole de la future Volkswagen Polo électrique, la Cupra Raval inaugure un nouveau segment dans sa gamme, à l’exact opposé du Tavascan. Voici une citadine électrique qui compte bien voler la vedette à notre R5 nationale.

Cupra Born

Jusqu’ici, Cupra n’a fait que de bonnes opérations. Le Tavascan semble bien se vendre. L’Ateca continue son petit bonhomme de chemin, tout comme le Terramar. La Born, première électrique du jeune constructeur, rencontre un plus faible succès, mais son récent restylage lui donne un peu de pep’s. La compacte connaît enfin la nouvelle identité stylistique, le shark nose de ses frères et sœurs, souligné à ses extrémités par les projecteurs Matrix Led en triangle. L’autonomie est respectable, de 484 à 631 km avec des batteries de 58 ou 79 kWh de capacité. Si elle reste loin devant avec ses autonomies, la Born risque de se faire rapidement éclipser par la petite nouvelle… De conception plus récente, elle est plus efficiente et son architecture traction va sans doute moins effrayer !

Elle n’est pas aussi extravagante et intimidante que le concept UrbanRebel de 2022, mais son inspiration est claire. Elle est petite, nerveuse, basse, et agressive. En d’autres termes, elle tranche complètement avec le côté très mignon et rassurant d’une R5. L’Espagnole s’étire sur 4,05 mètres à peine, repose sur un empattement de 2,6m et mesure 1,78 de large. La silhouette est très ramassée et torturée même s’il persiste une certaine homogénéité dans ses arêtes. Le bouclier élargit visuellement la bête, en particulier avec ses deux prises d’air aux extrémités. Idem à l’arrière, où le diffuseur exagère la largeur. On ne s’étonne pas de voir les logos lumineux, la signature lumineuse en triangle à l’avant ni le bandeau à l’arrière, c’est coutume désormais chez Cupra. De même, les jantes ne rétrécissent pas, bien au contraire : on navigue de 17 à 19 pouces !

Cupra Raval

Ça promet pour le confort… 19 pouces pour un si petit gabarit… Avant de passer à l’intérieur, un mot sur le coffre. Son gabarit laisse supposer un espace restreint, or il annonce une capacité de 441 litres, c’est 60 unités de plus que la Born, et comme elle se place entre la R5 et la R4, c’est respectivement 120 et 20 litres de plus que les deux françaises. Pas mal, donc !

Cupra Raval

Passons désormais à bord où l’ambiance est très soignée, très propre, très allemande. On n’a pas la planche de bord très originale du Tavascan, ici l’accent est plutôt mis sur la clarté. Pas de boutons partout, seulement l’essentiel. L’habitacle en lui-même est comme ceint d’une bande lumineuse qui rejoint les portières par la baie du pare-brise, assez original. Des barres cuivrées sur les portières dessinent les poignées de portes, on retrouve ces touches de couleur à bord à divers endroits. Ça amène un peu de luminosité, ça ne fait pas de mal. Le reste est plus conventionnel, l’instrumentation part d’un écran de 10,25 pouces et d’une tablette centrale immense de 12,9 pouces. Le volant est paraît-il redessiné et intègre non plus des boutons à retour haptique mais de vrais boutons. Le pied ! À utiliser avec les mains, cela dit.

Voiture inédite et à destination de la jeunesse oblige, la Raval fait la part belle aux matériaux recyclés issus de l’économie circulaire. Dans chaque finition, la coque des sièges ou le côté des assises ou bien le tissu qui sont recyclés et/ou recyclables. Imaginez… Imaginez au début des années 2010, si on avait dit aux constructeurs d’utiliser des matériaux recyclés dans leurs habitacles, qu’auraient-ils dit ? Sans doute que ça n’arrivera jamais, que l’automobile n’a pas à s’occuper de ça, que les clients veulent du neuf dans leurs voitures neuves. Et de nos jours… L’inverse se produit ! C’est fou, non ? Cette évolution, louable, est à peine croyable, en si peu de temps… Pour en revenir aux ambiances, l’Immersive propose du Dinamica, un matériau recouvrant les sièges singeant l’alcantara et utilisant 73% de microfibres recyclés, et même un intérieur vegan est disponible.

Cupra Raval
Cupra Raval

Le respect de l’environnement, c’est honorable, le respect de son blason, de son histoire, c’est obligatoire. Et comme Cupra a toujours proposé des versions plus sportives que les Volkswagen, il va sans dire que la Raval se doit d’être dynamique. Ambition : aller chercher les Mini et Alpine sur leurs terrains. Pour y parvenir, il convient sans doute de ne pas opter pour la plus petite version, on y reviendra, mais bien la plus haute, la VZ. Avec, la teigne dénombre 226 chevaux électriques et un couple de 290 Nm. Le 0 à 100 km/h est effacé en moins de 7 secondes, comme une Alpine concurrente. L’Espagnole compte sur un châssis rigidifié dans cette itération VZ, sur un Dynamic Chassis Control gérant la rigidité des amortisseurs et du châssis lui-même, d’un différentiel électronique renvoyant la puissance en temps réel à la roue qui en a le plus besoin, et peut même désactiver son ESP ! Le servo-frein et le correcteur de trajectoire sont collectés dans le même module, augurant des traitements plus rapides.

Cupra nous l’assure : elle sera fun. Nous attendons de voir. Car toute cette gestion électronique nous laisse à penser qu’elle pourrait être assez édulcorée… Qu’à cela ne tienne, Cupra a un as dans sa manche : une nouvelle fonctionnalité ! Le E-Launch, un contrôle de départ-arrêté. Une fois activé, il va optimiser la réponse du moteur électrique, comme d’habitude, et une fois que le frein va être relâché, une ambiance sonore dédiée, un jeu de lumière dédié et une animation sur le cockpit donneront un sentiment de… jeu vidéo, sans doute. La réalité, elle, nous rattrape rapidement. Celle très terre-à-terre des chiffres. Ceux qui rassurent ou qui effraient. Et même s’ils ne sont pas tous dévoilés, Cupra nous laisse espérer quelques bonnes nouvelles.

Cupra Raval
Cupra Raval

D’abord, l’entrée de gamme sera nommée Raval, de 116 chevaux. Légèrement au-dessus, avec 135 chevaux, la Raval Plus partagera avec la classique la batterie de 37 kWh passant de 10 à 80% en 23 minutes sur du 88 kW pour la Raval Plus, 50 kW pour la normale et, avec 100%, devrait pouvoir parcourir 300 km environ. Les versions Endurance et VZ, de respectivement 211 et 226 chevaux, ont droit à une batterie NMC de 52 kWh. L’Endurance table sur 450, la VZ 50 de moins. La recharge rapide s’établit à 105 kW, pour passer de 10 à 80 en 24 minutes. Encore une fois, attendons de voir les vraies données WLTP et… les essais. Pour comparer au mieux avec la concurrence, il convient aussi de savoir le prix. Cupra espère placer le prix d’appel à 26 000 €. Avec 120 chevaux, la R5 est très proche (27 990 €). Pour commencer à taper sur les Alpine A290 GTS et Mini Cooper SE voire JCW, les tarifs devront se placer aux alentours des 40 000 € à puissances équivalentes. Reste que sur l’habitabilité, la Cupra sera toujours meilleure car bien plus longue.

La mode des citadines sportives n’est peut-être pas si éteinte… Ces bombinettes, toutes électriques qu’elles soient, demeurent de bonnes entrées dans le monde et de l’électrique et de la sportivité. À condition cela dit de ne pas trop leur en demander… Cela dit, il est assez étonnant de voir que la Cupra pointe directement les Mini et Alpine et pas les Stellantis, qui vont venir avec 280 chevaux… De prochaines évolutions à venir ? 

Cupra Raval

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis diplômé en journalisme automobile en 2023.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Boucars

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture