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BMW Série 2


2018, l’année de la coupe du monde que la France a gagnée. 2018, l’année où BMW a fait muer sa berline compacte Série 1. Cette année-là, elle a perdu ce qui faisait son charme : sa propulsion. Cette année-là, nous avons tous eu peur, nous, les passionnés de la marque. Nous avons eu peur d’une chose : la Série 2 sera ou ne sera pas une traction ?


La question s’est posée à plusieurs reprises. D’abord, lorsque la Série 1 est devenue une traction… Pour sa troisième et actuelle génération, la berline compacte siglée BMW a troqué son architecture propulsion pour la traction. Mais pourquoi tel sacrilège ? Officiellement, BMW a indiqué avoir mené une enquête auprès de ses clients. Ces derniers ont affirmé, à un pourcentage assez élevé, ne même pas savoir que leurs Série 1 étaient une propulsion. Pour les observateurs extérieurs, cette modification d’architecture est plutôt d’ordre économique. Pour rappel, BMW a été mis en examen concernant le Dieselgate de 2015, et doit payer 875.189.000€ d’amende ; l’électrification de masse demande également énormément d’investissement, ce qui signifie que chaque euro économisé est une bonne chose. La plate-forme de la dernière Série 1 est la même que celle utilisée sur les Mini Cooper. Aussi, les économies d’échelle se font parfaitement. Mais voilà, il n’est plus possible de dessiner de jolies virgules sur les ronds-points ou sur les parkings avec une Série 1 toute neuve… Car, même la M135i, et ses 306 chevaux, ne peut réellement nous émouvoir, nous les BMistes, car trop de poids sur le train avant. La question s’est posée également lorsque la Série 2 Gran Coupé, la concurrente de la Mercedes CLA, est arrivée. Elle n’a, en réalité, que de Série 2 le nom, car elle se base sur la Série 1. Seule la partie arrière a été redessinée, sinon, c’est la même voiture. La vraie Série 2, le coupé, est-elle une traction ou sera-t-elle enfin une machine digne d’être dans un parc d’attraction ?

Eh bien, force est de constater que la Série 2 coupé, nommée en interne G42, ne ressemble aucunement à la Série 1, ni à la Série 2 Gran Coupé bien évidemment. La silhouette demeure presque identique à la F22. Mais on ne lui en veut pas, car elle est parfaite comme cela. Les changements sur le profil ne sont pas très importants, pourtant il est relativement facile de distinguer la G de la F, de par le dessin des phares avant et arrière. L’avant justement accueille un nouveau bouclier , de nouvelles entrées d’air. Les haricots changent de dessin aussi. Non, ils ne sont pas verticaux comme la Série 4 G20. Cela est dû au fait que BMW souhaite donner une identité propre à chacune de ses voitures. Les phares, par exemple, reprennent le dessin en cuillère à soupe des autres BMW. Cependant, ici ils sont plus agressifs. L’on voit dès lors directement le caractère de la voiture. Tandis qu’à l’arrière, les phares sont plus fins qu’auparavant et plus bas. Cette position lui donne une face arrière plutôt étrange. Ces feux furent sous le feu des critiques des utilisateurs des réseaux sociaux, trouvant qu’ils n’ont pas leur place sur cette face. L’avis des haters doit-il vraiment être pris en compte ?

La Série 2 diffère donc énormément de toute la gamme BMW à l’extérieur. Tant mieux. Mais qu’en est-il de l’intérieur ? Sans grande surprise, elle reste avant tout une BMW. Aussi, l’habitacle est toujours tiré à quatre épingles. Il contient un compteur à aiguilles pour l’entrée de gamme, mais peut devenir analogique dès l’option cochée. L’écran tactile de série est orienté vers le conducteur. En somme, il n’y a rien à dire puisqu’il y a tout, et pourtant. Et pourtant il manque l’essentiel. Vous ne voyez pas ? Un petit effort. Non ? Toujours pas ? Bon, je vais vous le dire. Même dans sa version d’entrée de gamme, la 220i, la nouvelle Série 2 ne dispose pas de boîte mécanique. La fin d’une époque… Mais qu’allons-nous devenir ? Pauvre de nous… Enfin, attendons tout de même de voir la suite.

Si une BMW n’était qu’un style extérieur et un habitacle, il en serait fini de la marque avec la touche Bangle. Et pourtant, elle ne s’est presque jamais aussi bien portée. Pourquoi me direz-vous. Et bien grâce à son positionnement marketing. Si Audi prône la technologie embarquée toujours plus importante, si Mercedes assure cette même partition en y ajoutant une touche de classicisme, BMW prend le contre-pied de ses rivales pour jouer la carte du plaisir de conduite. Et la Série 2, destinée avant tout aux passionnés de virgule sur le goudron, n’a pas droit à l’erreur sur ce plan. Qu’ont-ils alors fait pour nous aider à faire passer la pilule de l’absence de boîte méca ? Ils ont travaillé sur le reste. La Série 2 emprunte sa base à sa grande sœur Série 4. Son châssis est raccourci pour que la petite mesure une dizaine de centimètres de moins. L’empattement est lui aussi réduit d’une soixantaine de centimètres. Et, si la Série 2 s’est basée sur la Série 4, c’est pour lui permettre à la fois de bénéficier du système propulsion, du xDrive, et surtout, du 6 en ligne. Vous me voyez venir ? 6 en ligne + empattement court = une équation sans inconnue : la BMW Série 2 parfaite. Oui mais, il y a un mais. Comme dans chaque œuvre d’art il y a un défaut, la Série 2 en a un, énorme. Outre le fait de ne pas être compatible – pour l’instant ? – avec une boîte mécanique, elle ne peut embarquer – pour l’instant ? – le 6 en ligne qu’à condition de composer avec le xDrive… En effet, la version qui chapote la gamme se nomme M240i xDrive. Mon cœur s’arrête… Oui, elle pique le moteur de la M440i xDrive, qui bénéficie de 374 chevaux et de 500 nm de couple, mais elle ne peut pas – encore ? – devenir une pure propulsion. Si elle perd en charme, elle gagne en prouesses en accélération pure. Le 0 à 100 ne demande que 4,3 secondes, un temps identique à celui annoncé par BMW pour la M2 Compétition, de 410 chevaux mais à propulsion. Espérons tout de même que ce moteur se fera entendre. Parce que la voiture, elle, sait se faire voir, avec des couleurs de présentation très piquantes, à l’instar de ce mauve, appelé Thundernight, une peinture métallisée qui risque de ne pas plaire à tout le monde, mais qui a déjà ses adeptes.

La nouvelle Série 2, comme la Série 4 l’année dernière, fera couler beaucoup d’encre. C’était mieux avant, avec la boîte méca et tout et tout. Mais laissons sa chance à cette nouvelle génération. Si elle ne démarre pas sous les meilleurs hospices, il faut tout de même s’attendre à ce qu’elle se bonifie avec le temps. Par exemple en se dévergondant encore plus, en prenant le moteur de la M4 pour le mettre entre ses roues avant. Elle deviendra M2 G42 et enfin elle nous satisfera. Car les rumeurs vont bon train. Elles annoncent un moteur de 450 chevaux environ, soit la puissance de la M2 CS, une pure propulsion. Mais il se murmure également que les taxes françaises, les malus mirobolants, pourraient la tuer. Aussi, les rumeurs parlent d’une non-distribution en France de celle que l’on nomme déjà M2. Cette pilule-là est encore plus difficile à avaler que celle de l’absence de boîte méca. Mais ne mettons pas la première avant de démarrer, et attendons plutôt les annonces officielles de la marque, qui ne devraient pas trop tarder.

La Série 2 est un peu seule au monde. En entrée de gamme, en 220i, elle n’a pour ainsi dire aucune concurrente. Mercedes ne fait pas de carrosserie de ce type. Audi a arrêté l’Audi A3 Coupé. Ensuite, dans sa version M240i, elle peut s’opposer à des concurrentes de taille, comme une Toyota Supra, cousine germaine puisqu’elle partage ses dessous avec le BMW Z4. Après, c’est là que ça se corse. En effet, la M240i est lourde, avec plus de 1740 kg annoncés. Ainsi, elle ne pourra suivre le rythme trop longtemps d’un 718 Cayman ou d’une A110. Même les petites GTi risquent de lui faire de l’ombre. Mais attendons de voir la Vraie, la M2. Les autres versions ne seront que bien banales à côté d’elle.

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

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