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Maserati Levante


Encore et toujours… Encore des SUV et toujours de l’hybridation. J’ai parfois l’impression que ma passion passe obligatoirement par de l’hybridation. Quand je n’affectionne que très peu les marques, cela ne me dérange pas, mais quand il s’agit de marques que j’adore…


D’un pays à un autre, parfois retrouvons-nous les mêmes environnements, les mêmes caractéristiques. En ce qui concerne l’automobile, cela fonctionne aussi. Il m’arrive très souvent de trouver des similarités entre deux marques, l’une Italienne, l’autre Britannique. Chacune dessine parmi les plus belles voitures du monde, ont connu des heures glorieuses par le passé en course, mais depuis le début des années 2000 sont un peu à la peine… Aston Martin a brillé en compétition notamment au Mans avec la DBR1 en 1959, a commercialisé les DB4-5-6-7-9-11 et consoeurs, toutes plus belles les unes que les autres, mais point de vue des ventes, cela n’est pas tout rose. Aussi, je me retrouve à penser à une marque italienne qui a le même problème : Maserati. Autrefois championne en Formule 1, elle a vendu les GranTurismo pendant plus de 10 années. Mais, malgré une gamme plutôt large, allant de la berline à la limousine, en passant par la sportive (MC20), financièrement on a vu mieux. Et ce malgré le SUV sorti il y a déjà quelques années.

5 précisément. Le Levante existe depuis 2016. A cause de lui, la remplaçante de la GranTurismo et de sa déclinaison décapotable GranCabrio a pris du retard. Maserati avait mis le paquet sur le SUV. Niveau gabarit, il cible celui dont la marque était jalouse, le Porsche Cayenne. Légèrement plus long, de 11 centimètres, il n’accueille pourtant pas plus de 5 personnes à bord. Stylistiquement, le SUV Maserati a pris un risque, en proposant un look baroque, qui est la marque de fabrique de la firme. Cependant, les clients de ce type de véhicules n’apprécient pas tous ce style. Personnellement, le baroque ne me dérange pas. Mais je ne suis pas la cible. A l’arrière, l’identité Maserati est toujours présente avec des feux très larges qui ne sont pas sans rappeler ceux de la GranTurismo. Il se veut élégant, mais ses dimensions le trahissent. A l’intérieur, l’habitacle flatte l’œil avec l’utilisation de matériaux de qualité. Le style baroque s’invite également à l’intérieur. L’on voit que l’on est dans une voiture d’exception à la montre qui trône sur la planche de bord. Mais le poids des années commence à faire des siennes. Où voit-on qu’un véhicule vieilli ? A la taille de son écran. Tesla, à son arrivée, a pris tout le monde de court avec son écran pas élégant mais qui a pour lui l’avantage de ne pas vieillir d’un pouce. Mis à part cette taille, rien n’a vieilli dans ce véhicule. Du moins, stylistiquement. C’est l’avantage, encore une fois, du style baroque : jamais à la mode donc toujours dans le coup.

Installé au volant, devant le capot moteur immense. Mais que cache-t-il ? Eh bien, justement, c’est la nouveauté. Auparavant, c’était au choix, un V6 ou un V6 ou encore un autre V6 et un V8. Soit un essence de 350 chevaux ou 430 chevaux, soit un diesel de 275 chevaux et un V8 de 530 chevaux. Vous conviendrez que ces dernières années, le diesel n’est plus vraiment en odeur de sainteté. Pourtant, pour propulser un véhicule pesant plus de 2.100 kg… Mais qu’importe. Les puissances sont transmises aux quatre roues, fort heureusement, via une boîte automatique à 8 rapports. En somme, pas de quoi se relever la nuit. V6 de 3 litres de cylindrée, on a vu mieux. Allez, fermons le sujet.

Que nenni ! Si vous vous souvenez bien de l’introduction, il était question d’hybridation. Et, force est de constater qu’il n’y a point eu d’hybridation jusque-là. Le Levante hybride est donc présenté. Ainsi, il y a donc des batteries dans ce Levante. Et la noblesse mécanique ? Eh bien, elle est portée disparue. Ici, c’est un quatre cylindres qui officie, et qui, en jouant de concert avec les moteurs électriques, développe 330 chevaux. Une écurie bien remplie qui peut toutefois faire esquisser un rictus lorsqu’on imagine le poids de l’engin. Non dévoilé, il semble plausible de tabler sur une masse supérieure à 2.100 kg, voire un quintal supplémentaire. Mais la marque ne veut pas faire de son Levante Hybrid un foudre de guerre mais seulement remplacer la motorisation diesel par l’hybride. Elle assure une souplesse de V6 diesel tout en assurant de belles performances, avec un 0 à 100 km/h annoncé en 6 secondes. Cela prouve donc la bonne santé de cette motorisation, qui propose 450 nm de couple de 2.000 à 4.000 tours/minute. Le Levante Hybrid se distingue de ses homologues 100% thermiques par des feux arrière totalement redessinés et l’utilisation de touches bleues par ci par là, notamment dans les ouïes latérales, la signature des Maserati. Si les sensations mécaniques risquent de ne pas être au rendez-vous, la consommation, s’annonçant en diminution de 18% par rapport au V6, risque de faire esquisser un sourire.

Le Levante Hybrid n’est pas présenté comme un foudre de guerre. Il se propose en alternative des V6 et V8 déjà proposés sur le SUV. Il est également une alternative à la facilité de choisir un Porsche Cayenne E-Hybrid. Rouler en Maserati c’est être presque sûr de ne pas avoir la même voiture que son voisin. Et pour concurrencer le Cayenne Turbo, Maserati sort un label prestigieux…

Comme pour sonner le glas de sa gamme actuelle, vieillissante, Maserati propose les inédites versions Trofeo. Ghibli Quattroporte et Levante y ont droit. A l’opposé de la version quatre cylindres hybride, les Trofeo incorporent un autre moteur dans le compartiment prévu à cet effet. Provenant de Maranello, de la Portofino pour être exact, le V8 annonce 580 chevaux. Presque 600 chevaux dans un SUV ! Ici nous pouvons parler de performances, de vraies, avec un 0 à 100 km/h expédié en 4,1 secondes. Merci les quatre roues motrices et merci également aux 780 nm de couple. Le tout, évidemment, dans un véritable concert. Totalement à l’opposé de la version hybride, le V8 ne s’accompagne d’aucune batterie. Côté consommation, la carte bleue va connaître des sueurs froides mais le son ne sera pas étouffé ici. Le revers de la médaille arrive lorsqu’on regarde le poids, de 2.170 kg. Extérieurement, il se distingue des autres Levante par des touches rouges au niveau des ouïes latérales, ainsi que de la signature Trofeo au-dessus. Tout bonnement splendide. Ah et, comme souvent, le tarif est salé. 163.250€ pour ce SUV Ferrari avant l’heure. C’est beaucoup. Pour ce prix, vous pouvez avoir une BMW M2 Compétition et une nouvelle M4, mais aucune ne chante comme le Maserati.

Deux salles, deux ambiances. Si l’un se veut vertueux, l’autre se veut sportif. Un électron et un proton. Comme beaucoup de passionnés, je ne suis pas un fan des SUV. Certains me plaisent plus que d’autres. Certains me dégoutent totalement. Mais ils ont une utilité, celle de pouvoir renflouer un peu les caisses de nos marques favorites. Être absent sur ce marché, c’est presque signer son arrêt de mort. Alors, si Maserati doit sortir – au diable – un Levante avec un quatre cylindres hybride, c’est pour pouvoir donner une descendance à la GranTurismo, donner de nouvelles variantes à la MC20, remplacer sereinement une Quattroporte plus que vieillissante et une Ghibli tout aussi peu récente. Maserati a annoncé un plan de relance avec près de 13 nouveaux modèles et variantes d’ici 2025, dont un nouveau SUV, le Grecale. Sans le Levante, ce plan de relance n’existerait sûrement pas.

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

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