Catégories
Essais

Ford Puma


Le puma, pour le commun des mortels, est un félin athlétique, ou une marque de vêtements de sport. Mais pour moi, le puma est également un coupé de la marque Ford. Un petit coupé sorti à la fin des années 90, sympathique à souhait. Mais la mode n’est plus aux coupés plaisir, à mon plus grand désarroi. Désormais, le SUV est légion. Alors, d’un félin athlétique on passe au SUV… Voilà le nouveau Puma.


Essayons de tirer un trait sur le passé, et dirigeons-nous vers le présent : le Puma n’est plus, vive Puma ! Dans la gamme Ford, il est le petit nouveau, et le plus petit des SUV. Au-dessus, il y a le Kuga, fraîchement renouvelé, l’Ecosport. Celui qui toise la gamme est l’Explorer, mais vous ne risquez pas d’en voir beaucoup sur nos routes françaises. Un petit nouveau vient d’arriver également, le Mustang Mach-E. Par chance, nous avons pu le voir. Premier modèle 100% électrique de la marque, et il est badgé Mustang… Cela dit, celui qui nous intéresse aujourd’hui n’est pas le cheval mais le félin.

D’après son gabarit, il concurrence les Renault Captur et autres Peugeot 2008 etc. avec un style bien à lui. On ne discute pas les goûts et les couleurs, mais il est plutôt réussi. Sa robe biton, à l’image d’un certain Renault Captur de première génération, lui sied bien avec ce toit noir. Le spoiler arrière, noir lui aussi, est très visible. La surface vitrée est étroite, ce qui lui donne un certain dynamisme, au détriment d’une bonne visibilité. Justement, aux places arrière les passagers peuvent se sentir à l’étroit, pour les plus claustrophobes, mais c’est le cas de toutes ses concurrentes, donc rien de très grave. Cependant, les places arrière sont plutôt accueillantes. Morose, l’habitacle se pare de noir, mais encore une fois, ses concurrentes ne font guère mieux. Ainsi, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, aucun défaut véritable. J’irai même jusqu’à dire que le Puma a une qualité que je ne soupçonnais pas : la taille de son coffre, tout simplement immense. En effet, il est à double fond. Vous disposez d’un déjà grand coffre avec le plancher, mais une fois soulevé, celui-ci peut accueillir au moins deux sacs à dos. Certes, pour placer quelque chose dans cet espace, il faut monter haut les bagages, mais encore une fois, ses concurrentes ont le même problème.

Retournons à l’intérieur, dans l’habitacle. L’accueil a fait un net progrès par rapport à celui d’une Ford d’il y a dix ans. Je me souviens des Fiesta qui avaient un tableau de bord plutôt imposant avec un écran tout petit et qui était plus proche du pare-brise que du conducteur. Certes, l’utilisation de plastique est visible mais ce n’est pas un véritable défaut à mon sens. Le client Ford n’est pas un client Rolls, il ne va pas chercher le zéro défaut de fabrication mais un rapport qualité/prix/encombrement/habitabilité optimal. Et cela change la donne. On voit le Puma d’un tout autre regard. Ainsi, si son écran n’est pas de toute première jeunesse ni d’une rapidité d’une tablette Tesla, il fait le job, et il le fait bien. Les coutures sont plutôt de bonne qualité. La finition de notre modèle d’essai est le ST Line, la finition intérieure et extérieure sportive, sans le caractère du vrai Puma ST, qui existe. Ainsi, finition sportive oblige, et comme c’est la mode aujourd’hui, la fibre de carbone s’invite à l’intérieur. Il entoure l’écran tactile, il court au-dessus de la boîte à gants, trouve un peu de place sur le volant. L’ambiance se veut sportive, mais sans excès, puisqu’il faut bien laisser le champ libre au ST, le vrai.

Nous disposons donc du Puma ST Line, qui compte un 4 cylindres de 125 chevaux, hybride, couplé à une boîte à six vitesses. Une hybride avec une boîte manuelle ? Oui, mais un hybride qui ne peut se mouvoir en 100% électrique. Cependant, son punch est plutôt bien venu. Sur la route, le confort est de mise. Rien de bien mauvais qui ternirait son image. En passager, à l’avant comme à l’arrière, on se sent bien. Bien sûr, nous sommes assis très haut, mais c’est ce que les clients demandent, et ce que les constructeurs offrent. Certains apprécient, d’autres non. Je vous laisse deviner mon opinion. Les sièges maintiennent plutôt bien, mais il ne s’agit, là encore, que d’un véhicule destiné à une clientèle qui ne recherche pas la performance à tout prix. Facile à vivre en tant que passager, voyons ce que cela donne en conducteur.

Cela peut paraître bête, ne sembler qu’être un détail, mais la cinématique de l’écran qui sert de compte-tours derrière le volant, nous accueille avec un joli puma en chasse. Cela me fait penser que le véhicule est prêt à bondir, à s’élancer sur la route. Dès lors, c’est parti ! La boîte est sans reproches. Nous ne rencontrons aucune résistance à passer d’une vitesse à une autre, pas de problème même pour faire une reprise première. Le moteur se veut un peu sonore, mais rien de bien grave, puisqu’il suffit de changer de mode de conduite pour l’entendre moins. De plus, il permet de vous faire comprendre quand changer de vitesse. La direction se veut légère et très agréable à manipuler. Arrêtés à un rond-point, le volant braqué d’un quart de tour pour prendre la première sortie, nous voilà enfin seul sur le carrefour, nous pouvons nous engager. Pied gauche enfoncé sur l’embrayage, pied droit qui change de pédale, appuie un peu sur celle la plus à droite, et nous voilà engagé pour la dernière séance photo. Le volant me rappelle à l’ordre, et redirige ses roues, vers le point milieu. J’avais presque omis que ce Puma reste une traction. Ainsi, le différentiel ne peut pas tout encaisser en termes de puissance lorsque les roues sont braquées. Viennent ensuite des virages, un peu serrés, où le Puma nous montre l’étendue de son talent. Il attaque, sans sous-virer. L’animal sait se montrer docile pour être domestiqué à sa guise.

Nous rentrons à la concession, rendre la clef de ce véhicule qui fut, je dois le dire, une bonne surprise. Plutôt réticent à l’idée de changer la morphologie du Puma, ce SUV urbain a montré des qualités que je ne soupçonnais pas. Il se montre, à mon sens, au niveau des Renault Captur et Peugeot 2008. Je n’ai pu essayer encore ses rivaux allemands. Mais le Puma arrive avec de sacrés arguments, et les ventes en attestent. Certes, l’intérieur pourrait être mieux fini, le moteur moins présent, mais pour un véhicule urbain il réalise un quasi sans faute. Pas de défaut rédhibitoire. « Nous vendons plus de Puma que de Fiesta » nous assure le vendeur. Cela ne m’étonne pas, les SUV sont surreprésentés aujourd’hui, et plaisent au plus grand nombre. D’autant que, pour qui ne connaît pas le coupé d’antan, le Puma du 21ème siècle est une réussite stylistique. Comptez 26.300€ pour notre modèle d’essai, mis en vente chez Ford Le Mans, que nous remercions infiniment pour ce prêt.

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s