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BMW Série 4 420d


« J’ai une Série 4, tu veux venir ? » Comment refuser ?


Changer, voilà la raison d’être de cette nouvelle Série 4. Depuis les années 2000, la gamme BMW se scinde en deux : les chiffres impairs désignent les berlines, les chiffres pairs désignent les coupés dérivant des berlines. Ainsi, la Série 2 est le coupé de la Série 1, le X4 est le coupé du X3 et ainsi de suite. Bien souvent, la berline est présentée avant le coupé. La BMW Série 3 G20 est dévoilée en octobre 2018. Tout a changé par rapport à l’ancienne, du dessin de la calandre à celui des phares. Même de profil il est possible de distinguer la G20 de la F22. Si je l’écris, c’est parce que ce n’est pas le cas de toutes les berlines, d’autant plus Allemandes… Un an plus tard, c’est au tour du coupé d’entrer dans la danse. Les designers ont souhaité donner une identité propre au coupé Série 4, résolument différent de la berline. De la poupe à la proue, tout a changé. L’arrière met tout le monde d’accord, mais l’avant. C’est principalement la calandre qui fait débat, mais pas beaucoup de haut. Sur les réseaux sociaux, c’est un véritable déferlement de haine envers ce nouveau double haricot. D’abord perplexe quant à cette face avant, je ne savais quoi penser. La marque disait qu’on allait s’y faire. Finalement, elle avait raison. Les photos officielles ne la mettaient pas réellement en valeur à mon goût, et j’ai attendu de la voir en vrai pour vraiment me fixer. En un mot : j’adore. Oui, elle est très grande, très grosse. Mais pour l’avoir vue à maintes reprises, reluquée, passer plusieurs dizaines de minutes à tourner autour d’elle, je suis presque tombé amoureux. Presque, parce que j’ai pu approcher la dernière M4 de très près. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle change du coupé original. Différente, hypnotisante, sublime, agressive, les mots me manquent pour décrire cette M4. Croisons les doigts pour l’essayer prochainement…

Pour l’instant, nous attendons l’arrivée de notre photographe qui doit se muer en chauffeur pour nous. Et les voilà. La voiture, noire. La calandre, noire. Triste ? Au contraire ! Elle paraît prête à en découdre, à mordre le moindre vibreur avec ces deux dents proéminentes. Non, pas de blague sur la calandre, ce serait trop facile. Point mort, arrêt du moteur. Notre chauffeur sort pour me laisser monter à l’arrière… Ma souplesse est comparable à celle d’un bout de bois, et pourtant j’ai réussi à me glisser derrière le siège conducteur. Petite victoire, mais victoire quand même. Accoudoir à gauche, trappe à skis entre les deux sièges, qui propose un nouvel accoudoir et deux porte-gobelets, et qui permet donc d’accéder au coffre. Toujours utile, nous y reviendrons. Les passagers arrière ont également droit à la climatisation et au chauffage, en tous cas dans notre version d’essai. Nous partons de la concession, pour nous diriger vers le premier arrêt, direction le lavage. Le temps pour moi de faire un petit achat… Aller, on part.

Vestes dans le coffre pour être plus à l’aise et c’est parti. Eh non. La voiture ne veut pas démarrer, elle demande la clef, trop loin pour elle. Fort heureusement, elle se trouve dans le coffre. Grâce à la trappe à skis, nul besoin de sortir de la voiture pour aller dans le coffre. Astucieux… La route vers notre prochain arrêt nous oblige à prendre une rue plutôt éprouvante pour les suspensions. Un peu fermes, nous ne sommes pour autant pas maltraités. Fenêtres fermées, toit ouvrant également, nous testons le système de son signé Harman Kardon. Aucun reproche, les nuisances sonores extérieures ne viennent pas perturber l’écoute. Tant à l’arrière qu’à l’avant, ce système audio est parfait. Mais nous n’achetons pas une BMW juste pour les enceintes à l’intérieur, mais plutôt pour son feeling de conduite. Même avec des virages assez serrés, la Série 4 ne prend pas de roulis, ne plonge pas trop aux freinages. Et l’accélération est dantesque. Nous tournons avec la 420d xDrive. Son 4 cylindres diesel de 2 litres de cylindrée envoie 190 chevaux, auxquels on ajoute 11 chevaux grâce à l’alterno-démarreur, et 400 nm de couple aux quatre roues. D’autant que ce couple est disponible dès 1750 tours/minute, c’est-à-dire très bas dans le compte-tours. Mais une BMW en est-elle vraiment une avec quatre roues motrices ? A mon sens, oui, puisque la première BMW dans laquelle je suis monté est la défunte i8, à quatre roues motrices.

A mon tour. Clignotant, on regarde à droite, à gauche, on n’oublie pas de se mettre en D, personne ? Allez ! Accélérateur à mi-course, la voiture détalle comme un lapin. Déjà ? Nous sommes déjà à 80 ? L’affichage tête haute est une bénédiction, puisqu’il permet de conserver un œil sur la route. Toutefois, il serait fâcheux de ne pas regarder, de temps à autres, le compteur, tant il est bien dessiné. Même si numérique, il nous fait lire parfaitement toutes les données essentielles. Rond-point droit devant, une aubaine pour se servir de cette jante épaisse qu’est le volant. 3ème sortie, vers les Hunaudières. Nous sommes à moins de 30 km/h en sortant du rond-point. Essayons d’appuyer un peu plus sur l’accélérateur. A peine 5 secondes, et voilà que l’affichage tête haute, avec la lecture des panneaux se met à rougir : je suis monté à 81 au lieu de 80 km/h. Oups ! Mais nous ne nous en sommes pas rendus compte, tant la boîte passe vite les rapports et les lisse parfaitement et tant le moteur sait se faire oublier. L’avertisseur de franchissement de ligne continue fonctionne très bien, mais ne corrige pas lui-même, ce qui me plaît. En effet, je me sens plus impliqué dans la conduite. Et puis, quel plaisir de manier ce volant. Même si à assistance électrique, la direction renvoie les informations qu’il faut pour une « mini-gt ». Pas trop pour ne pas perturber le confort, mais suffisamment pour ne pas se dire que la voiture va rouler toute seule. Nous entrons alors dans une ville. Je roule donc à 50 km/h, maximum. D’autant que la route n’est pas très large… Mais l’affichage tête haute me dit que je peux rouler à 80. Je vois bien la scène si je me fais contrôler. Policier : vous rouliez à 80 km/h dans une zone à 50 ; moi : c’est la voiture qui a dit que je pouvais.

En sortant de la ville, je me rappelle que le volant dispose de palettes derrière lui. Ce serait un tort que de ne pas les essayer, non ? Sans le sentir, j’ai bien passé une vitesse. Encore un rond-point. L’occasion pour moi de voir que je ne me suis toujours pas habitué la boîte automatique. Une voiture ne met pas son clignotant, je ne sais pas où elle va, je freine plus fort avec mon pied droit pendant que, instinctivement, ma jambe gauche déplace mon pied gauche vers la droite comme pour enfoncer l’embrayage, inexistant. Nous voilà arrivés à notre troisième espace de shooting photo. Pied sur le frein, frein de parking activé, sélecteur de vitesse au point mort. Je crois qu’il va me falloir des cours avant de savoir comment bien utiliser une boîte automatique…

Il va falloir retourner à la concession. Encore quelques contorsions, je repasse derrière. Nous passons en pleine ville, où nous pouvons constater que la Série 4 n’est finalement pas outrancièrement large, avec un peu plus d’1m 80, sans les rétroviseurs.

Rendre les clefs n’a pas été chose aisée. La Série 4 ne plaît pas à tout le monde, mais qu’importe. Sa calandre lui donne un charisme fou par rapport à une concurrence qui joue toujours avec les mêmes codes stylistiques. Une réussite à mes yeux.

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

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