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DS 7 Crossback


Ces petits détails…

Chez Boucars, vous le savez, notre passion nous la vivons à fond. Mais, passion et SUV, vous conviendrez que ça ne rime pas. Alors, pour ce premier essai à la sauce Boucars, nous avons préféré nous faire guider par notre patriotisme.

Photo presse DS 7 Crossback

Remontons dans le temps. Arrêtons-nous en 2017. Dans le paysage automobile, français précisément, deux grandes nouveautés sont apparues, dans les deux groupes rivaux. Du côté de Dieppe, l’Alpine fait ses premiers tours de roues, et plaît à bien du monde. Du côté de Sochaux, on prend des hauteurs, et on dévoile le premier modèle de la toute nouvelle marque DS, récemment émancipée de Citroën, le DS7 Crossback. A la lecture de ses mensurations, de son prix, de ses motorisations, on se demande qui ce SUV vise. Et l’on comprend qu’il vise ceux qui trouve un BMW X1 trop petit, mais un X3 trop gros. Le DS7 Crossback entre par cette petite porte, pour illuminer au grand jour. Et illuminer, le SUV sait faire.

Je me souviens de la première fois où les journalistes ont vu ce modèle, et ont trouvé qu’il y avait beaucoup de chrome, un trop-plein. Je ne partage pas cet avis. C’est vrai, la calandre est entourée de chrome, le logo est chromé, la ceinture arrière est en chrome. Mais cela lui donne, à mon sens, un caractère, une identité propre. Cela affiche sa volonté de monter en gamme, de viser le marché du premium. Il ne s’agit que des goûts de chacun. De plus, cette critique était faite au lancement de ce SUV.

Désormais, il y a cette version, la Performance Line, qui troque le chrome pour du noir absolument sublime, qui se marie à merveille avec bien des couleurs. Dans la ligne globale, même si les SUV ne sont pas des beautés, je trouve le DS7 Crossback plutôt réussi. Mention spéciale pour les phares, avant et arrière. A l’avant, lorsque le conducteur ouvre le véhicule, les 8 diodes qui composent les phares tournent sur elles-mêmes. Ce n’est qu’un détail, mais un détail qui a son importance dans un monde où personne n’est différent. A l’arrière, la finition intérieure des feux est juste sublime. Si le diable se cache dans les détails, à l’extérieur, il convient de dire qu’il n’est pas là.

Les discussions avec mes collègues de l’école arrivaient toujours au même point concernant les DS : ça coûte cher et ce n’est pas bien fini, autant prendre une Mercedes, ou une BMW. Après avoir scruté l’intérieur de ce DS7 Crossback, je ne me suis pas senti dans une voiture bas de gamme.

Le cuir s’étend sur toute la planche de bord. Les sièges sont tout simplement géniaux, tant à l’avant qu’à l’arrière. La finition est soignée, et un véritable effort a été fait pour donner au DS un intérieur différent et classieux par rapport à ses cousines 3008 et C5 Aircross. Pour l’instant, je ne suis pas loin de mettre une excellente note à ce SUV. Et puis, il y a ce détail, encore un, qui me fait toujours autant chavirer. Lors de la mise en route du moteur, une somptueuse montre de la marque BRM au milieu du tableau de bord se retourne. Une vraie montre, pas un cadran avec des lettres d’affichées, une vraie montre avec des aiguilles tout ça. Manquerait plus que le tic-tac – tic-tac – tic-tac… Encore un petit rien… Même le volant ne me déplaît pas. De là à dire que j’achèterais ce SUV juste pour son volant, il ne faut pas exagérer. Au total, ce SUV peut accueillir jusqu’à 5 personnes. Comme toujours, celui du milieu ne fera que gêner la rétrovision, mais je dois avouer que cette place au milieu ne me semble pas aussi exigüe que dans certaines autres voitures. Je me souviens d’un Renault Captur de première génération qui installait ce passager sur une bosse. Certes, il n’est pas de la même gamme que son compatriote, mais je ne suis pas sûr qu’un Renault Kadjar fasse mieux.

Arrivé au DS Store du Mans, le commercial nous donne les clefs de son propre véhicule, celui qu’il utilise tous les jours, un DS7 Crossback Performance Line +. Pour la première fois de ma vie, je vais rouler dans un SUV hybride. Il ne s’agit pas de ma première fois en hybride, j’avais déjà fait une trentaine de kilomètres à bord d’une BMW i8. Mais le DS7, c’est autre chose. Après avoir montrer comment fonctionne une boîte automatique, notre charmant commercial nous laisse réaliser un essai de ce SUV. Passé l’euphorie du « euh, il nous laisse vraiment sa voiture ? », nous nous mettons en route, avec deux amis sur les sièges arrière, dont notre photographe. Ne restant seulement 18 km d’autonomie en électrique, nous lui préférons le mode hybride, pour conserver le punch de l’hybride et l’allonge du 4 cylindres. Au total, ce SUV développe 225 chevaux, distribués aux quatre coins de la voiture. A l’accélération, à un feu tricolore, les étalons sont bien perceptibles. Aucune perte d’adhérence. Cependant, la boîte de vitesses peine, parfois, à passer les vitesses, lorsqu’elle est trop sollicitée. Cela dit, on ne lui demande pas d’être un foudre de guerre, seulement ne pas donner trop d’à coups à l’accélération. Sauf que, lorsque celle-ci est très – trop ? – franche, elle se demande ce qu’elle doit faire réellement. Heureusement, les palettes permettent de faire oublier ce problème.

En tant que passager, le confort est royal. Les sièges avant peuvent masser et chauffer, moyennant finances. Et lorsque l’on enfonce le bouton « siège massant » en bas du siège avant passager, le confort grandit encore plus. Via l’écran tactile, vous avez le choix entre différents programmes, ciblant différentes parties de votre dos. Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas distingué de grandes différences entre ces différents programmes, mais j’ai adoré le massage des épaules. Suis-je déjà vieux pour apprécier les massages ? Ou bien est-ce parce que ma Clio ne dispose pas de ce genre de sièges que je les affectionne autant ? Habitué à être passager, je regarde à droite à gauche les différents éléments de cet habitacle. Et c’est alors que j’ouvre la boîte à gant, de taille semblable à celle de ma Clio, ni trop ni pas assez de place. Souhaitant savoir si la voiture est véritablement bien insonorisée ou si elle est silencieuse seulement parce que dehors il n’y a pas de bruit, je recherche le bouton pour baisser la fenêtre.

Mais où se cache-t-il ? Pas sur la portière ? Eh non, perdu. Il n’y a tout simplement aucun bouton sur la portière. Ce bouton tant cherché se trouve en fait sur le tunnel central, celui qui sépare le conducteur de son passager. Il suffit de le savoir… J’appuie, et ah ! mince, je me suis trompé, j’ai ouvert la fenêtre de mon passager arrière. Je referme aussitôt et remarque que l’ouverture, comme la fermeture met bien moins de temps que dans… ma Clio, encore une fois. Sur le ciel de toit trônent deux boutons. Côté passager, il sert à plier ou déplier le store pour que les passagers n’aient pas le soleil dans les yeux, où plutôt pas trop. En effet, ce store n’est pas des plus opaques… Côté conducteur, il sert à ouvrir le toit ouvrant. Et, surprise, peu de bruit d’air, surtout en comparaison d’un court essai d’une MX-5 NB muni d’un hard-top, qui en produisait beaucoup.

Petit arrêt, et séance photo sur une partie du circuit des 24h du Mans ouverte au public : le virage d’Indianapolis. Mon virage préféré… Je m’installe au volant pour voir la route de ce côté-ci de la voiture. Je ferme la porte, et mon siège s’avance. Oui, pour faciliter l’accès à son conducteur, le siège se recule lors de la descente, et s’avance pour reprendre la dernière position réglée par le précédent conducteur. Il faut le vivre pour comprendre à quel point c’est… étonnant. Après plusieurs jours avec, nul doute que l’on s’en serait habitué.

Séance photo terminée, j’échange mon siège avec notre photographe, direction un autre espace shooting. Entre ces deux endroits, je joue avec les sièges. En effet, à l’arrière aussi, les sièges peuvent se basculer d’une dizaine de degrés, pour faciliter l’endormissement sans doute. Encore un petit détail… Sauf qu’à un moment, j’ai arrêté, le frottement des sièges avec celui du milieu ne m’inspirait guère confiance. Quant aux fenêtres avec lesquelles je jouais tout à l’heure, elles ne s’ouvrent pas entièrement, comme le Captur… Une petite dizaine de kilomètres encore, et nous voilà arrivés devant ce nouveau décor : l’entrée principale du circuit Bugatti, et donc des 24h du Mans. Le temps que notre photographe prenne la pose, puis que le DS7 prenne la sienne, je décide de reculer le siège avant passager, vide à ce moment-là, pour voir l’espace aux jambes derrière. Pour être honnête, je ne pensais pas qu’il y allait avoir autant d’espace. Et c’est alors que l’on se prend au jeu.

Tel un enfant sur la banquette arrière qui demande incessamment « c’est quand qu’on arrive ? » je demande à ce qu’on m’ouvre le toit ouvrant, et me lève, singeant notre Président actuel lors de son investiture, à un détail près : nous n’avons pas descendu une avenue entière avec ma tête sortie. La route du retour s’impose, le véhicule ne nous est prêté qu’un court laps de temps, mais il est suffisant pour nous apercevoir des qualités de ce mastodonte de 4,57 mètres. Sur le plan dynamique, ce SUV est trop souple pour porter un badge arborant fièrement ces lettres : performance. Tel un cheval sur certains emblèmes de marques prestigieuses, le DS7 Crossback cabre, délestant un peu l’avant. Puis, au freinage, c’est l’arrière qui laisse l’avant œuvrer. Un passage sur une succession de ralentisseurs à la vitesse réglementée nous a permis de voir que ce SUV n’est pas une Rolls, mais il n’est pas trop ferme pour pas que nos dos souffrent de trop.

Un coffre immense, un intérieur digne des plus grands, une montre sublime, un look soigné… Vous l’aurez compris, le DS7 Crossback propose des équipements intéressants, parfois ceux-ci ne sont que des détails pour vous, mais pour moi… Mais, comme souvent, cette somme de compliment se solde par une somme conséquente à débourser pour rouler dans un tel palace. S’il est proposé à partir de 30.000€, celui que nous avons essayé s’échange au double de cette valeur. Cependant, pour 60.000€, vous avez un SUV très convainquant, et qui ne vous fait pas payer de malus. L’hybridation a du bon.

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

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