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Mercedes-Benz Classe C


Un nouveau modèle, il faut dire que c’est toujours excitant. Que va-t-il apporter de plus que le précédent ? Que le concurrent ? Mais depuis Tesla, l’arrivée d’un nouveau modèle nous fait poser une seule et unique question : quelle taille fait l’écran ?


Un nouveau modèle, il faut dire que c’est toujours excitant. Que va-t-il apporter de plus que le précédent ? Que le concurrent ? Mais depuis Tesla, l’arrivée d’un nouveau modèle nous fait poser une seule et unique question : quelle taille fait l’écran ? Sur ce point, même si la Start Up de Palo Alto bat tout le monde, les marques traditionnelles se tirent toutes la bourre. Enfin, presque toutes… 

D’emblée, je vous le dis, je ne suis pas un amateur de Mercedes, mais plutôt un passionné de BMW. Question de philosophie que je n’expliquerais pas maintenant. De fait, je ne vais sans doute pas être très objectif, et je m’en excuse. De plus, je ne suis pas un grand fan de l’utilisation de la technologie à outrance alors…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la nouvelle Mercedes-Benz Classe C jette un pavé dans la marre concernant les écrans à bord. Celui derrière le volant est toujours là, mais en moitié moins grand par rapport à celui de la Classe A. Mais, ne vous inquiétez pas, il en reste un autre, un grand, sur le tunnel central, orienté à 6 degrés vers le conducteur. Tesla n’est pas inquiété, mais l’incorporation est, je le reconnais, mieux réalisée que chez l’Américain. Les Audi A4 et BMW Série 3, elles, peuvent trembler.

Depuis la troisième et actuelle génération de Classe A, les nouvelles Mercedes bénéficient de la reconnaissance vocale, faisant partie de la nouvelle plateforme digitale répondant au doux nom MBUX, où il suffit de s’exprimer comme tel : « Hey Mercedes… » et de faire suivre la phrase par, par exemple, « … j’ai froid ». Fort de ce constat, l’assistant règlera la température sur une plus haute valeur, et dans quelques minutes, cette sensation vous sera passée. Toujours avec votre ami l’assistant, vous pourrez changer la couleur d’ambiance de votre véhicule. Si vous souhaitez qu’il soit plus sportif, il se parera de rouge, mais si vous avez la fibre écologique, cette couleur sera verte. Ah, la technologie !

La Mercedes Classe C accueille toujours aussi bien ses occupants, sauf, toujours, le cinquième, celui du milieu, qui gêne la rétrovision et qui, en plus, se plaint souvent de l’inconfort de la banquette. Alors, pourquoi ne pas retirer cette cinquième place, purement et simplement ? Au cas où… La berline s’est agrandie, notamment à l’empattement, favorisant ainsi l’accès à bord. Cela dit, le stationnement risque d’être plus complexe qu’avec une Classe A. Sauf que Mercedes a pensé à tout. Cette nouvelle Classe C annonce l’arrivée de la technologie des quatre roues directrices pour elle. Cette technologie a déjà fait ses preuves, et plaît au plus grand nombre. Et comme la Classe C est le modèle le plus vendu par la marque, il faut au moins ça pour remercier ses fans.

En parlant de fan, parlons du design extérieur. Encore une fois, je ne suis pas un grand fan de Mercedes, et je préfère toujours BMW. Sur ce point, personne ne pourra dire que BMW, en sortant sa dernière Série 3 G20, a fait du copier-coller par rapport à la F80 qu’elle remplace. Tandis que sur la nouvelle Classe C… La silhouette globale est, bien évidemment, celle d’une berline tricorps, malgré une volonté certaine d’en faire une bicorps, la carrosserie de berline-coupé plaisant de plus en plus. Cela dit, en regardant les grandes sœurs Classe S et Classe E, on se dit que l’originalité ne devait pas être sur le cahier des charges de la nouvelle Classe C. On prend les mêmes et on recommence. Les feux arrière me font penser à la Classe A berline, tandis que la face avant est un mélange de la Classe A et de la E. La voir en vrai me fera peut-être changer d’avis, mais pour l’instant la Série 3 me plaît toujours plus. Question de personnalité ici. Bien sûr, elle est aussi disponible en break, plus désirable à mon goût. Question de goût.

La motorisation hybride semble ici très intéressante. Aux prémices de cette technologie soi-disant révolutionnaire, circuler en tout électrique était un luxe d’une trentaine de kilomètres, et encore. Au fur et à mesure des années, les marques se sont améliorées, et les chiffres ont augmenté, mais demeurent très proches des 40, 50 km au mieux, annoncés. Car la réalité est toute autre. De plus, ces hybrides sont dites rechargeables, c’est-à-dire qu’elles doivent être branchées pour être rechargées, ce que tous les propriétaires ne font pas. Bref. Ici, Mercedes annonce 100 km d’autonomie en tout électrique. Un chiffre impressionnant, surtout pour une berline aussi lourde. Mais ce chiffre n’est pas un record, quand on sait que Polestar, la marque électrique émancipée de Volvo, avançait 120 km pour son premier modèle, la 1.

Quoiqu’il en soit, chez Boucars, c’est notre passion qui guide nos achats, en particulier lorsqu’il s’agit d’automobiles. Ainsi, nous nous intéressons à la prochaine Classe C AMG. Et, malheureusement, il n’y a pas grand-chose d’intéressant, passionnellement parlant…

Dans le milieu de l’automobile de sport, des rumeurs parlaient d’une éventuelle Classe C AMG à 4 cylindres, peut-être hybride. Mon sang n’a dès lors fait qu’un tour, me rappelant les borborygmes de la dernière Classe C 63 AMG Black Series, avec son fabuleux V8 atmosphérique de 6.2 l de cylindrée… Mais, je me disais que ce n’étaient que de simples rumeurs, sûrement fondées, mais pas réelles. Et puis vient l’annonce officielle : la prochaine Classe C AMG sera hybride. Mon cœur s’en est arrêté. Que quelques secondes, rassurez-vous. Ensuite, il a repris de plus belle. Puis, j’ai analysé la situation, me rappelant que Mercedes-AMG conçoit le 4 cylindres le plus puissant du marché, un 2 litres de 421 chevaux, qui ne demande qu’à faire parler la poudre. Côté performances, une chose est sûre, la Classe A AMG ne blesse pas son blason, avec un 0 à 100 km/h exécuté en 3’’9, et une vitesse maximale de 250 km/h. Pas si mal, surtout pour une compacte. Les quatre roues motrices, ça aide. Côté émotion par contre…

On sent bien que Mercedes veut atomiser la concurrence, mais si le ramage et le plumage ne s’accordent pas en genre et en nombre, cela n’en vaut pas la peine. Les retours à l’échappement sont surjoués. Le Drift Mode, s’il est amusant, ne vaudra jamais celui qui n’existe pas dans la BMW M135i, de la génération F21, où il suffit de déconnecter les aides et, en avant la fumée. Ainsi, dans la Classe C AMG, nous retrouverons le 4 cylindres de la Classe A 45S. Une bonne chose pour les performances. De plus, celui-ci sera couplé à un ou des moteurs électrique(s). Encore une fois, je n’ai rien contre l’hybridation, si elle est bien utilisée, et elle peut améliorer les performances, en atteste le trio McLaren P1, Ferrari LaFerrari et Porsche 918 Spyder, la Honda NSX, la Ferrari SF90 Stradale ou encore, plus récemment, la McLaren Artura. L’hybridation au service de la performance, pourquoi pas. Sauf que, dans le segment de la berline sportive, elle se retrouvera un peu seule…

Il y a bien la Peugeot 508 PSE, mais elle ne propose que 360 chevaux, tandis que la Classe C AMG en fournira, minimum, 520. Tout au-dessus, en hybride, il y a aussi les Panamera, mais ce n’est plus la même gamme. Seulement, elle aura sur son chemin la nouvelle BMW M3, avec son bon vieux 6 en ligne de 480 à 510 chevaux, disponible en boîte mécanique ou automatique. Que répondre à cela ? Quoi de mieux ? La course à la puissance commence sérieusement à m’ennuyer, surtout sur un tel segment. Dès lors, pourquoi ne pas essayer de nous redonner des sensations d’antan, comme le fait BMW, plutôt que d’essayer de battre des records inintéressants ?

La nouvelle Classe C risque d’être une bonne voiture, c’est même sûr. Mais à force de vouloir rattraper son retard technologique face à Tesla, Mercedes risque de faire de sa Classe C un smartphone : bon à tout faire, sans exceller vraiment nulle part. Et même l’AMG ne va pas me faire changer d’avis… Une bonne voiture, oui. Une voiture sensationnelle, à voir, et je pars avec un gros, un très gros a priori…

Sources : mercedes-benz.fr

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

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