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PSA + FCA = Stellantis


FCA, Fiat Chrysler Automobile, un groupe bien connu qui détient de nombreux constructeurs plus ou moins prestigieux. Fiat naît en 1899 de la volonté de Giovanni Agnelli, qui créé cette année-là la Tipo A. Puis, plus tard, en 1928, Fiat décide d’exporter ses modèles dans les pays voisins, via la SAFAF, Société Anonyme Française d’Automobiles Fiat, qui deviendra Simca en 1935, ou via SEAT en Espagne. Par la suite, ces deux marques ont pris leur indépendance, Simca est morte et SEAT appartient à Volkswagen. Après les guerres, l’Italie n’est pas au mieux de sa forme. Pourtant, côté automobile, le pays se redresse bien. Les meilleurs carrossiers font les plus belles carrosseries, les meilleurs pilotes gagnent des courses et de prestigieuses marques s’annoncent.
En 1947, Enzo Ferrari, alors pilote pour Alfa Roméo avant la guerre, décide de se lancer dans les voitures de course, puis des voitures de course pour la route. Qu’importe le prix, pourvu qu’il y ait la performance. Noble chose que de vouloir mettre des mille et des cent dans la conception de voitures extrêmes, et donc hors de prix, mais faut-il pouvoir rentabiliser… 1964, le couperet tombe, Ferrari déclare être mal, financièrement parlant. De l’autre côté de l’Atlantique, Ford s’intéresse au marché européen et se dit intéressé pour le rachat de Ferrari, pour avoir une bonne publicité sur le Vieux Continent. Mais par un petit coup en douce, c’est la famille Agnelli, et donc Fiat, qui rachète Ferrari. Ford, vexé, sort la Ford GT40 et vous connaissez la suite. Fiat détient alors Ferrari. Mais la soif de fortune de Fiat ne s’arrête pas là. Lancia, à la peine, rentre dans le groupe Fiat en 1969. 2 ans plus tard, c’est Abarth qui arrive. En 1986, Alfa Roméo rentre dans le groupe, puis Maserati l’année suivante.
Bond dans le temps, nous voici au 21ème siècle, en 2009 plus précisément. Voilà environ 2 ans que la crise économique et financière appelée crise des subprimes sévit dans le monde entier. Il n’y a donc pas que les banques américaines qui appellent à l’aide, mais c’est véritablement toutes les entreprises et sociétés, qu’importe le type de services ou de biens qu’ils proposent, qui sont en difficulté. Et les marques automobiles ne sont donc pas en reste. Chrysler, dans la tourmente, est approché par Renault-Nissan, alors qu’ils sont en alliance avec Daimler. Mais c’est finalement Fiat qui s’octroie 20% du capital de la marque américaine dès 2009. Petit à petit, Fiat apporte du capital, pour détenir en 2014 100% du capital de Chrysler. Fiat Group Automobile devient dès lors Fiat Chrysler Automobile. Par cette fusion, le groupe FCA détient alors 11 marques automobiles : Fiat, Abarth, Lancia, Ferrari, Maserati, Alfa Roméo, déjà détenus par Fiat auparavant, viennent s’ajouter Dodge, Chrysler, Ram, SRT, Jeep. En 2015, le groupe se sépare de Ferrari, tout en gardant une petite part de capital.

De l’autre côté des Alpes, nous sommes là, nous, les Français, avec nos baguettes de pain, nos viennoiseries etc. Et avec nos marques automobiles. Beaucoup ont disparu depuis la Seconde Guerre mondiale, mais il en reste encore une poignée, séparées en deux groupes : l’Alliance Renault-Nissan et PSA. PSA, encore un acronyme ! Pour Peugeot Société Anonyme. C’est en 1976 que deux marques françaises s’unissent : Peugeot et Citroën. Les ventes n’excellent pas forcément, donc les deux marques décident de se former en groupe. Puis, ils rachètent Simca en 1978, qui devient Talbot, qui meurt en 1983. Bond dans le temps, nous voilà en 2014, et la ligne de luxe de Citroën devient une marque à part entière : DS prend son envol. Exit les logos Citröen des DS3, DS4 et DS5 d’alors. En 2017, la marque présentera son premier vrai modèle 100% DS, la DS7 Crossback… un SUV. L’année suivante, deux nouvelles marques entrent dans le groupe français. Enfin, deux nouvelles marques, oui et non. Elles disposent bel et bien de deux logos différents mais il s’agit des mêmes voitures. Trêve de tergiversation, les deux nouvelles entités à faire leur entrée en 2017 chez PSA sont Opel et Vauxhall. Elles appartenaient à General Motors depuis 1929. Les Vauxhall, pour ceux qui ne le savaient pas, étaient en fait des Opel rebadgées pour la Grande-Bretagne. De seulement deux marques, PSA en compte désormais 5. Mais ça, c’était avant. Parce que depuis la signature de contrats multiples, FCA + PSA = Stellantis.

Alors que va-t-il se passer dans les années à venir ? Parmi les choses absolument certaines, du côté italien, Jeep conservera son marché de 4×4 véritables et autres SUV, tous avec de réelles capacités en tout-terrain, mais abordera plus massivement le virage de l’électrification. Sur ce plan, les Français pourront leur venir en aide, avec les plateformes et les connaissances développées grâce aux e-208, Corsa-e et autres.

Chez Maserati, on continuera dans l’ultra-luxe et sportif, avec l’arrivée de la MC20 d’ici le printemps, avec ses variantes hybride et 100% électrique, avec l’arrivée aussi de la nouvelle GranTurismo, sûrement basée sur le concept Alfieri de 2014. Le Levante continuera sa route pendant encore quelques années, tandis que les Ghibli et Quattroporte vieillissent de plus en plus, et seront remplacées dans les années à venir. Toutes bénéficieront de motorisations hybrides voire électriques, au grand dam des passionnés.

Abarth conservera son cap aussi, avec la nouvelle 500, et probablement l’ajout d’un petit moteur électrique pour favoriser les relances.
Fiat compte sûrement rester dans son marché qui lui réussit si bien, le low-cost, malgré la nouvelle 500 qui se paye au prix fort. Mais deux marques au passé prestigieux en compétition existent encore dans le groupe : Lancia et Alfa Roméo. Les ventes d’Alfa Roméo s’effondrent. Logique, il n’y a plus que deux modèles dans la gamme : la Giulia et le Stelvio. La berline ne connaîtra malheureusement pas de variante break ou coupé, trop faible en volume de vente. Encore une triste information. Pourtant, la Giulia originale était un coupé, plus que désirable. Mais, si les coupés et les break ne se vendent pas beaucoup, pourquoi développer des GTA et GTAm ? Il est vrai qu’elles sont limitées et qu’elles pourraient faire rentrer beaucoup d’argent à Alfa Roméo, mais, à mon sens, cela ne va pas dans le positionnement de la marque. Le petit frère du Stelvio, le Tonale, devrait bientôt faire son entrée. Espérons qu’il sera aussi réussi que les deux modèles actuels.

Du côté français, Peugeot a annoncé, lors du rachat d’Opel-Vauxhall vouloir en faire une marque de voitures 100% électriques. Tous les modèles commercialisés depuis 2017 ont pour base des Peugeot, et sont donc disponibles en version hybride. Les prochains le seront aussi. DS, désormais émancipé, a l’ambition de lancer un modèle par an. Le DS7 Crossback fut le premier, en 2017, lancé l’année d’après. Le DS3 Crossback, le crossover urbain de la marque, s’annonce en 2018. Et comme une marque premium n’en est pas une sans une bonne berline, voilà la DS9 en 2019. Pour 2020, nous l’attendons toujours… Mais nul doute que la crise sanitaire et sociale a bousculé les plans de la marque.

Peugeot, en elle-même, souhaite monter en gamme, en mettant l’accent sur le plaisir de conduite, qui n’est pas sans rappeler le leitmotiv de BMW. Le lancement des PSE, Peugeot Sport Engenired démontre la volonté de la marque à faire des concurrentes aux M440i et C43 ou 53, tout en étant un peu plus en adéquation avec les normes environnementales. 

Un dernier projet est dans les plans du groupe français. Jaloux de la réussite de Dacia par Renault, ils souhaitent réaliser la même chose avec une de leur marque. Trêve de suspens, Citroën pourrait défier Dacia sur le low-cost. Triste nouvelle lorsque nous connaissons le passé glorieux en termes d’innovations de la marque aux chevrons. Citroën a toujours été à part dans le domaine de l’automobile. Pas ou peu de véhicules sportifs, qui aurait pu lui donner une bonne image, mais une volonté de faire des voitures sûres, confortables. En témoigne les suspensions hydropneumatiques de la DS originale, technologie abandonnée en 2009. Mais si nous voyons le verre à moitié vide, si nous ne regardons que les 20 dernières années, il est difficile de dire que Citroën réussit tout ce qu’ils entreprennent. Le C4 Cactus, alors censé concurrencer les Captur et 2008, a fait un flop monumental. Et le restylage n’a pas aidé les choses. Seule l’Ami pourrait, avec un peu de chance, relancer les ventes de la marque. Mais ce n’est pas gagné d’avance…

Ça, c’était pour les certitudes, ou les quasi-certitudes. Maintenant, penchons-nous sur les autres marques du groupe dont l’avenir semble plus sombre… Des rumeurs vont bon train concernant une éventuelle remplaçante pour la Giulietta. Si elles s’avèrent réelles, la berline compacte sera sur base de 308, et bénéficiera d’un design latin plus désirable je pense. Concernant les sportives, les Quadrifoglio Verde persistent toujours chez le Stelvio et la Giulia, mais plus de petit coupé comme le 4C. Et peu de chance de voir un modèle plus gros, comme une 6C puisque la marque ne veut pas faire de Giulia coupé. Pourtant, il serait légitime et intéressant de voir une sportive, voire une berlinette type Maserati MC20 chez Alfa, puisqu’ils sont engagés en Formule 1.

Et Lancia ? Ah ! Le dossier se complique. Avant la crise de 2007, la marque avait l’idée de relancer une Stratos. Mais avec les difficultés financières, le projet est tombé à l’eau, et c’est bien dommage. Entre-temps, une marque indépendante a sorti une New Stratos, plutôt intéressante. Depuis que FCA existe, les Lancia en Europe ne sont que des Chrysler rebadgées. Et depuis 2018, les Lancia ne sont plus que distribuées en Italie, et avec un modèle pas très glamour… Mais peut-être que PSA a l’envie de faire quelque chose de cette marque, ombre de son ombre. Après tout, Carlos Tavares, à la tête de PSA aujourd’hui, a lancé le projet Alpine en 2012. Et depuis 2017, l’Alpine se montre comme l’une des plus belles réussites de ces dernières années. Alors, le papa de l’A110 deuxième du nom a peut-être envie de concurrencer son enfant avec une Lancia, pour faire renaître les souvenirs glorieux de Lancia, en rallye, dans les années 60-70, avec la Stratos, qui concurrençait l’A110. Affaire à suivre…

En somme, nous ne pouvons qu’émettre des hypothèses et des souhaits pour le futur de nos marques favorites. Mais une chose est sûre : nous pouvons faire confiance à Carlos Tavares pour le futur : il a relancé Alpine quand il était chez Renault et a relancé Peugeot dans la danse des 24H du Mans, après 8 ans d’absence. Le futur promet d’être intéressant…

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

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