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Une voiture par pays


En ce samedi 28 novembre, nous continuons cette série de posts sur nos voitures préférées. Nous passons la frontière alsacienne vers l’Allemagne.


Allemagne

Flavien : Outre-Rhin, le marché est bien grand… Porsche fait rêver, oui, mais ce choix serait trop « facile ». La marque que je choisis pratique avec talent le downsizing. Même si je préfère les atmosphériques aux turbocompressés, ces derniers proposent des performances impressionnantes. Mercedes-Benz continue les coupé-cabriolet avec la SL et persistait avec les V12 avec la 65. Combinez les deux informations précédentes et vous trouverez mon choix. La SL 65 est une espèce en voie de disparition. 6 litres de cylindrée, c’est amplement suffisant pour une onctuosité au sommet de son art. LE V12 ne compte pas qu’un ou deux étalons, mais 630. Tous envoyés à l’arrière, certains doivent rester dans leurs box tant la valeur est dantesque. Le train avant se montre parfois débordé, à cause du couple qui fait déborder la SL de sa trajectoire. Seule sur le segment des cabriolets à toit en dur motorisé par un V12, le SL, dont le nom Sport Léger est un peu usurpé, place le luxe au même niveau que le sport sur son cahier des charges. Les retours du V12 s’entendent merveilleusement bien au volant, toit ouvert ou fermé, sans pour autant faire monter le son des voix des passagers. Cette voiture 2 en 1 est faite avant tout pour cruiser, pour se balader sur la côte des Sables d’Olonne, ou plus au Sud, selon votre lieu d’habitation. SL la meilleure ?


Iwen : Une vieille BMW donne autant, si ce n’est plus de plaisir qu’une 911. Alors je choisis la 2002 Turbo, pour l’innovation qu’elle a apportée. Elle était d’abord conçue pour des épreuves de rallye, et le turbocompresseur était une technologie totalement novatrice qui donne encore des cheveux blancs aux metteurs au point d’aujourd’hui. À sa sortie, elle n’était pas appréciée. Elle est arrivée en 1973, l’année du premier choc pétrolier. Sortir une voiture survitaminée dans un tel contexte, ce n’était pas la meilleure chose à faire. Mais des passionnés se sont procurés quelques-unes d’entre elles. On dénombrait 170 chevaux dans ce coupé de 1125 kg. Aujourd’hui, ça parait peu comme cavalerie, et pourtant à l’époque, elle faisait pâlir toute la production automobile, même les plus grandes sportives. La 2002 Turbo faisait peur aux autres voitures, mais aussi aux propriétaires et même aux meilleurs pilotes. Aujourd’hui, les moteurs suralimentés se comportent de plus en plus comme des atmosphériques – même si le son de ces derniers ne sera jamais atteint – mais aux prémices de cette technologie, l’arrivée de la puissance n’était pas prévisible. Avant un certain régime moteur, la voiture se déplace comme un atmosphérique, et après ce régime dépassé, les 170 chevaux nous roulent tous dessus. En clair, avant 4000 tours/minute, il ne se passe rien, mais après, le couple arrive, la puissance peu après, et là, la voiture tue tout ce qui bouge. Beaucoup se sont fait peur derrière son volant. D’autant que les pneus et les routes n’étaient pas d’aussi bonnes qualités qu’aujourd’hui. D’ailleurs, quand un contemporain l’essaye, il tombe, parfois, amoureux de son côté on/off. Mais pour cela, il faut qu’il revienne de son essai…

Et vous, que choisiriez-vous ?
La semaine prochaine, nous choisirons une voiture italienne chacun, deux visions de l’automobile encore très différente.

Par Iwen

Passionné d'automobile de toutes époques, je suis étudiant à l'ITM Graduate School au Mans, avec pour objectif de travailler dans le domaine de l'automobile.

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